Proche-Orient: l’Allemagne ne « tolèrera pas les manifestations antisémites »
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Proche-Orient: l’Allemagne ne « tolèrera pas les manifestations antisémites »

La Chancelière allemande Angela Merkel s'exprime lors d'une cérémonie à la Synagogue Rykestrasse de Berlin le 9 novembre 2018 pour commémorer le 80e anniversaire du pogrom nazi de la Nuit de Cristal. (Tobias Schwarz/AFP)
La Chancelière allemande Angela Merkel s'exprime lors d'une cérémonie à la Synagogue Rykestrasse de Berlin le 9 novembre 2018 pour commémorer le 80e anniversaire du pogrom nazi de la Nuit de Cristal. (Tobias Schwarz/AFP)

L’Allemagne « ne tolèrera pas les manifestations antisémites » sur son sol, a prévenu vendredi le porte-parole du gouvernement d’Angela Merkel, après des débordements lors de rassemblements liés au conflit israélo-palestinien.

« Quiconque attaque une synagogue, quiconque endommage des symboles juifs montre qu’il ne s’agit pas de la critique d’un Etat, de la politique d’un gouvernement, mais d’une agression et de haine contre une religion et ceux qui y appartiennent », a déclaré lors d’une conférence de presse Steffen Seibert.

« Israël a le droit de se défendre contre ces attaques dans le cadre de la légitime défense », avait affirmé Seibert la veille, précisant que le gouvernement allemand condamnait « fermement ces attaques persistantes à la roquette depuis la bande Gaza sur les villes israéliennes ».

L’objectif de ces attaques est « de tuer des gens sans discernement et arbitrairement », a-t-il également insisté, soulignant que ces agressions « devaient cesser ». « Il reste impératif que les deux parties mènent un dialogue pour parvenir à une solution pacifique à ce conflit », a encore dit M. Seibert. « Rien ne justifie cette violence. ».

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Christofer Burger, avait affirmé de son côté que les attaques du Hamas n’avaient « absolument rien à voir avec de la légitime défense ».

Mardi soir, des drapeaux de l’Etat hébreu avaient été brûlés devant les synagogues de Münster et de Bonn, dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Seize personnes ont été interpellées.

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