Missiles: sanctions américaines contre deux « réseaux » liés au régime iranien
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Missiles: sanctions américaines contre deux « réseaux » liés au régime iranien

Le "réseau Dehghan" aurait collaboré avec l'armée iranienne et le corps des Gardiens de la Révolution ; le "réseau Shariat" aurait fourni des entités iraniennes déjà sanctionnées

Un religieux iranien observe les missiles sol-sol développés en Iran alors qu'ils sont exposés par les Gardes de la Révolution dans une présentation militaire marquant le 40ème anniversaire de la Révolution islamique, à la grande mosquée de l'Imam Khomeini à Téhéran, en Iran le 3 février 2019. (Crédit : Vahid Salemi/AP)
Un religieux iranien observe les missiles sol-sol développés en Iran alors qu'ils sont exposés par les Gardes de la Révolution dans une présentation militaire marquant le 40ème anniversaire de la Révolution islamique, à la grande mosquée de l'Imam Khomeini à Téhéran, en Iran le 3 février 2019. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Les Etats-Unis ont imposé mercredi des sanctions contre deux groupes économiques iraniens accusés d’être d’importants fournisseurs du programme de missiles balistiques de la République islamique et de ses activités de prolifération.

Dans un communiqué, le ministère américain du Trésor a identifié le « réseau Dehghan », de Hamed et Hadi Dehghan, qui aurait fourni « des composants électroniques militaires » à une société d’ingénierie collaborant avec l’armée iranienne et le corps des Gardiens de la Révolution.

Les Dehghan auraient utilisé leur société, Ebtekar Sanat Ilya, et une société écran basée à Hong Kong, Green Industries.

Un second groupe, surnommé le « réseau Shariat », contrôlé par Hossein Shariat et sa société Asre Sanat Eshragh, est accusé d’avoir fourni des produits d’alliage d’aluminium à des entités iraniennes déjà placées sur la liste des sanctions américaines pour leur programme balistique et d’armes nucléaires.

Ces sanctions financières gèlent les éventuels avoirs sur le territoire américain des personnes visées et les mettent au ban des transactions internationales.

Le Trésor américain a également menacé de sanctions « toute institution financière étrangère qui facilite en connaissance de cause des transactions importantes ou fournissent des services financiers significatifs aux individus visés aujourd’hui ».

L’Iran est notamment accusé de fournir du matériel militaire, dont des missiles, à ses alliés régionaux comme les rebelles Houthis au Yémen et le groupe terroriste chiite du Hezbollah au Liban.

L’Iran et les Etats-Unis connaissent de fortes tensions depuis le retrait unilatéral de Washington en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien signé trois ans plus tôt.

Washington a ensuite rétabli de lourdes sanctions contre Téhéran, accusé de déstabiliser la région par ses activités militaires et de chercher à se doter de la bombe atomique.

Lors du récent sommet du G7 à Biarritz, en France, le président américain Donald Trump a toutefois estimé réaliste une rencontre prochaine avec son homologue iranien Hassan Rohani.

Mais celui-ci a averti mardi que les Etats-Unis devaient auparavant lever « toutes les sanctions » imposées à l’Iran depuis 2018.

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