Netanyahu sera “heureux de travailler avec quiconque sera élu” aux Etats-Unis
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Netanyahu sera “heureux de travailler avec quiconque sera élu” aux Etats-Unis

Le Premier ministre déclare être “très prudent” de ne pas être impliqué dans la campagne présidentielle

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le président américain Barack Obama (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au musée Yad Vashem, le 22 mars 2013, à Jérusalem. (Crédit : Uriel Sinai/Getty Images/JTA)
Le président américain Barack Obama (à gauche) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu au musée Yad Vashem, le 22 mars 2013, à Jérusalem. (Crédit : Uriel Sinai/Getty Images/JTA)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est « très prudent » de ne pas être impliqué dans la campagne présidentielle américaine, a-t-il déclaré dimanche pendant une conférence de presse.

S’adressant aux correspondants diplomatiques israéliens dans la salle du cabinet des bureaux du Premier ministre, Netanyahu a déclaré qu’il serait « très heureux de travailler avec quiconque sera élu » en novembre.

Le Premier ministre israélien et le président américain Barack Obama ont eu une relation souvent tendue ces dernières années. L’administration américaine a critiqué à plusieurs reprises la politique de construction dans les implantations de Netanyahu, et les deux gouvernements sont en désaccord sur la manière de faire avancer au mieux les efforts de paix avec les Palestiniens.

De plus, Netanyahu a sévèrement critiqué l’accord mené par les Etats-Unis pour restreindre le programme nucléaire iranien de l’année dernière. En mars 2015, il s’était exprimé devant le Congrès américain contre l’accord iranien, et Obama avait refusé de le rencontrer pendant ce voyage.

Soutien majeur de Netanyahu, le philanthrope et magnat des casinos Sheldon Adelson est un donateur républicain crucial, et certains démocrates, critiques de Netanyahu, ont affirmé que le Premier ministre israélien avait accordé un accueil excessivement chaleureux au candidat républicain Mitt Romney quand il s’était rendu en Israël à l’été 2012 ; une affirmation rejetée par les conseillers du Premier ministre, qui notent que le candidat d’alors, Obama avait reçu le même accueil chaleureux en 2008. Une tentative de planification de visite en Israël par Donald Trump en début d’année a été annulée par le candidat.

Le milliardaire américain Donald Trump conseille aux Israéliens de voter pour Benjamin Netanyahu dans une vidéo de campagne, en 2013. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Le milliardaire américain Donald Trump conseille aux Israéliens de voter pour Benjamin Netanyahu dans une vidéo de campagne, en 2013. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Netanyahu se rendra aux Etats-Unis en septembre, pour assister à l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Il a déclaré dimanche aux journalistes qu’il n’avait pas encore de projet pour rencontrer Obama pendant cette visite.

Washington est l’allié le plus important d’Israël, a déclaré Netanyahu. « Nous devons continuer à cultiver notre relation avec les Etats-Unis. J’ai rencontré beaucoup d’élus américains qui viennent [ici] en visite. Il n’arrive jamais qu’un sénateur ou un représentant ou un gouverneur vienne ici et que nous ne le rencontrions pas. Cela prend une partie non négligeable de mon temps, mais c’est important. »

Prime Minister Benjamin Netanyahu, left, US Secretary of State Hillary Clinton and Palestinian Authority President Mahmoud Abbas meet in September, 2010, to relaunch peace talks in Washington, DC (photo credit: Moshe Milner/GPO/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, au centre, et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Washington, D.C., en septembre 2010. (Crédit : Moshe Milner/GPO/Flash90)

Devant la Convention démocrate nationale à Philadelphie la semaine dernière, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Ron Dermer, qui est proche de Netanyahu, a déclaré qu’Israël considère le soutien bipartisan des Etats-Unis comme vital. « Chacun devrait comprendre que le soutien bipartisan est une valeur stratégique, a dit Dermer. Vous ne pouvez pas faire voler un avion avec une seule aile. »

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