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Nitzan Horowitz : le variant Omicron est « sous contrôle »; un 2e cas détecté

Le ministre de la Santé a déclaré qu'Israël contrôlait la situation, et a défendu la mise en œuvre du suivi des porteurs du variant par le Shin Bet

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz s'exprime lors d'une conférence de presse, à Jérusalem, le 29 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz s'exprime lors d'une conférence de presse, à Jérusalem, le 29 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a déclaré dimanche que le variant Omicron du coronavirus était « sous contrôle ».

« Nous avons supposé qu’un nouveau variant allait apparaître. Grâce à nos mesures défensives et coercitives, nous avons localisé ce variant rapidement. Nous avons été parmi les premiers à le trouver et à l’isoler. L’affaire est sous contrôle, il n’y a pas lieu d’avoir peur ou de paniquer. »

Une deuxième personne en Israël est porteuse de la variante Omicron du coronavirus, a affirmé dimanche soir le ministère de la Santé. La femme est entrée en Israël depuis l’Afrique du Sud récemment, selon le ministère. Plusieurs autres sont personnes soupçonnées d’être porteuses du variant, mais attendent toujours la confirmation finale, selon Ynet.

Le responsable du coronavirus, Salman Zarka, a lui affirmé dimanche que les vaccins devraient fonctionner contre la souche Omicron, même s’il note que l’émergence de cette mutation virale crée une « situation compliquée ».

« Il y a une incertitude ; nous devons décider ce qu’il convient de faire face à cette incertitude ; je pense que le cabinet a fait les bons choix », a-t-il déclaré, cité par Ynet.

Il a ajouté qu' »il n’y a pas de place pour la panique. Le vaccin nous donne une bonne protection, notamment contre les cas graves, et il est donc important de se faire vacciner. »

D’autres experts ont exprimé moins de certitude quant à l’efficacité du vaccin contre le variant.

« Au moins d’un point de vue spéculatif, nous avons un certain optimisme quant au fait que le vaccin devrait encore fonctionner contre un nouveau variant pour prévenir les cas graves, mais nous devons vraiment attendre plusieurs semaines pour que cela soit confirmé », déclare à la radio BBC le professeur Andrew Pollard, directeur de l’Oxford Vaccine Group, qui a développé le vaccin AstraZeneca.

Un certain nombre de sociétés pharmaceutiques, dont AstraZeneca, Moderna, Novavax et Pfizer, affirment avoir mis en place des plans pour adapter leurs vaccins en fonction de l’émergence d’Omicron. Pfizer et son partenaire BioNTech affirment qu’ils espèrent être en mesure de modifier leur vaccin en une centaine de jours.

Horowitz a par ailleurs défendu la mise en œuvre du suivi par le Shin Bet des porteurs du variant, tout en exprimant des doutes.

« J’ai un gros problème avec l’utilisation du pistage. Je préfère que le Shin Bet s’occupe des questions de sécurité et non des questions civiles », a-t-il déclaré, ajoutant que « la mise en œuvre du suivi du Shin Bet est très limitée, temporaire et fait l’objet d’une grande surveillance. »

La réintroduction d’un programme de suivi des téléphones portables de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet sera limitée aux personnes reconnues porteuses du variant Omicron du coronavirus, a indiqué dimanche le bureau du Premier ministre dans un communiqué après que le cabinet a approuvé le programme.

Les porteurs confirmés d’autres souches ne seront pas suivis, ni ceux qui ont été exposés à des porteurs d’Omicron ou de tout autre variant du coronavirus.

Le programme expirera le 2 décembre à minuit, mais sera également soumis à un réexamen quotidien.

« Il ne s’agit pas d’une utilisation généralisée pour tous les porteurs confirmés, comme ce fut le cas lors des précédentes vagues de la pandémie », indique un communiqué du bureau du Premier ministre.

S’il y a une « épidémie généralisée », le programme sera interrompu, lit-on dans le communiqué, sans préciser ce que sous-entend ce terme.

Les ministres ont voté samedi soir l’interdiction d’entrée sur le territoire des non-Israéliens pendant deux semaines, la prolongation de la période de quarantaine obligatoire pour les Israéliens vaccinés de retour de l’étranger – elle passe de 24 heures à 72 heures – et ils ont autorisé les services de sécurité du Shin Bet à utiliser un service de suivi pour déterminer quelles ont été les personnes en contact avec un porteur confirmé de la maladie.

Eli Avidar, ministre au bureau du Premier ministre appartenant à la formation Yisrael Beytenu, avait indiqué avant le vote du cabinet qu’il s’opposerait à la reprise du programme de suivi du Sin Bet.

« C’est une ligne rouge démente », avait-il estimé. « Ce gouvernement ne peut pas normaliser les mauvaises politiques qui ont été mises en œuvre par le précédent gouvernement. Et j’attends de tous ceux qui s’y étaient opposés hier qu’ils votent contre aujourd’hui. Le programme de suivi du Shin Bet est une mauvaise chose pour la démocratie ».

Eli Avidar, député de Yisrael Beytenu, à la Knesset, le 29 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Peu d’Israéliens ont renoncé à leurs projets de voyage après l’annonce des nouvelles règles de quarantaine pour les personnes entrant dans le pays.

Avishay Cohen, de la firme Amadeus, a indiqué au site d’information Ynet que moins de 10 % des déplacements touristiques à l’étranger des Israéliens avaient été annulés depuis que les responsables sud-africains ont tiré la sonnette d’alarme suite à l’apparition de cette nouvelle souche de coronavirus, à la fin de la semaine dernière.

Il a néanmoins noté que les nouvelles réservations de voyage avaient baissé d’environ 50 %.

« Tout le monde attend de disposer d’un plus grand nombre d’informations vérifiées sur les changements et sur les nouvelles mesures sur le terrain », a-t-il commenté.

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