Nouvelles émeutes à Gaza ; 2 Palestiniens blessés
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Nouvelles émeutes à Gaza ; 2 Palestiniens blessés

L'armée israélienne se prépare à une nouvelle Marche du retour, bien que les responsables s'attendent à une participation plus faible que d'habitude

Un participant palestinien à une manifestation le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, à l'est de la ville de Gaza, le 25 mai 2018. (AFP/Mohammed Abed)
Un participant palestinien à une manifestation le long de la frontière entre Israël et la bande de Gaza, à l'est de la ville de Gaza, le 25 mai 2018. (AFP/Mohammed Abed)

L’armée israélienne a déclaré avoir tiré sur deux Gazaouis alors qu’ils approchaient de la frontière avec Israël vendredi. Les deux hommes ont fui vers Gaza et les médias palestiniens ont rapporté qu’ils ont été blessés. Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, n’a pas confirmé cette information.

Selon les médias, des émeutes et des troubles ont commencé sur trois sites différents le long de la frontière, mais leur ampleur est encore incertaine.

L’armée a indiqué qu’elle était prête pour un renouvellement des manifestations violentes à la frontière qui sont devenues un phénomène régulier le vendredi depuis le 30 mars lorsque les Palestiniens ont tenu leur première manifestation hebdomadaire « Marche du retour ». Israël affirme qu’elles sont orchestrées par le groupe terroriste du Hamas, qui dirige Gaza, et qu’elles servent de couverture pour les tentatives d’attentats terroristes et les violations de la barrière frontalière.

Les manifestations violentes devaient initialement prendre fin le 15 mai, date à laquelle les Palestiniens marquent le Jour de la Nakba commémorant le déplacement de population qui a suivi la guerre d’indépendance d’Israël en 1948. Mais les dirigeants du Hamas ont dit qu’ils voulaient qu’elles continuent. Le taux de participation aux affrontements des trois dernières semaines a été beaucoup plus faible qu’au cours des premières semaines.

Les tensions frontalières succèdent à une semaine qui a vu la pire escalade de violence entre Israël et le Hamas depuis la guerre de 2014 à Gaza. Plus tôt cette semaine, des groupes terroristes palestiniens ont tiré plus de 100 roquettes et mortiers sur des villes du sud d’Israël. L’armée a riposté avec des dizaines de frappes aériennes sur des cibles militaires du Hamas. Après presque 24 heures de feu, une entente tacite et un cessez-le-feu non officiel ont commencé, bien que les deux parties l’aient décrit comme précaire.

Un haut responsable de l’armée a déclaré jeudi qu’il s’attendait à ce que les grandes manifestations frontalières reprennent la semaine prochaine, lorsque les Palestiniens marqueront le Jour de la Nakba – la commémoration par les Palestiniens, le 5 juin, de la victoire d’Israël dans la guerre des Six Jours. Cependant, il a estimé que celles-ci seraient moins importantes que celles du 15 mai, au lendemain de l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Lors des manifestations du 15 mai, plus de 60 Palestiniens – pour la plupart membres du Hamas ou de groupes terroristes du Jihad islamique – ont été tués lors d’affrontements avec l’armée israélienne.

Israël affirme que ses forces ont ouvert le feu pour mettre fin aux tentatives de nuire aux soldats, endommager la clôture, infiltrer Israël et tenter de mener des attaques. Israël accuse le Hamas, avec lequel il a mené trois guerres depuis 2008, de chercher à utiliser les manifestations comme couverture pour commettre des actes de violence.

Les responsables israéliens ont déclaré que le Hamas, qui cherche à détruire Israël, essayait de faire passer des foules de Gazaouis par la clôture, parmi lesquels ses propres hommes armés, pour mener des attaques à l’intérieur d’Israël, et que l’obligation première de Tsahal était de veiller à ce que cela ne se produise pas.

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