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Omicron : Israël recommande d’ajouter d’autres pays à la liste des pays « rouges »

Malgré les centaines de milliers de binationaux, l'Allemagne, la Belgique, la Hongrie, l'Italie, le Maroc, le Portugal, la Suisse et la Turquie seraient bientôt dans la liste

Des officiers de police appliquent le règlement COVID-19 à l'aéroport Ben Gurion, le 19 juillet 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Des officiers de police appliquent le règlement COVID-19 à l'aéroport Ben Gurion, le 19 juillet 2021. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le ministère israélien de la Santé a également recommandé d’ajouter à cette liste rouge les Etats-Unis, malgré les centaines de milliers de binationaux, ainsi que l’Allemagne, la Belgique, la Hongrie, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Suisse et la Turquie.

Cette proposition doit encore être validée par le gouvernement.

Le gouvernement israélien a par ailleurs interdit dimanche à ses citoyens de se rendre dans plusieurs pays européens parmi lesquels la France placés sur liste rouge, et les Etats-Unis pourraient y être ajoutés, afin d’empêcher la propagation du variant Omicron du Covid-19.

Ces restrictions de déplacements à l’étranger, qui concernaient déjà la plupart des pays africains ainsi que la Grande-Bretagne et le Danemark, s’appliquent désormais également à l’Espagne, la Finlande, la France, l’Irlande, la Norvège, la Suède et également les Emirats arabes unis.

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige une réunion du cabinet au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 12 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le Premier ministre, Naftali Bennett, a défendu ces restrictions de voyage, nécessaires selon lui pour éviter d’avoir recours à de nouveaux confinements.

« Le temps presse. Les pays européens ont soit instauré des confinements, soit s’apprêtent à le faire », a-t-il déclaré dimanche avant un conseil des ministres.

Les voyageurs en provenance des pays placés sur liste rouge sont interdits d’entrée en Israël, sauf exception. Les citoyens et résidents israéliens se trouvant dans un pays nouvellement inscrit sur la liste rouge devront observer une quarantaine d’une semaine à leur retour.

Plus de 440 cas du variant Omicron ont déjà été détectés en Israël, un mois après son identification en Afrique du Sud.

La ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked s’exprime lors d’une réunion de la faction Yamina à la Knesset le 5 juillet 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

La ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked (Yamina) a averti que « d’ici quatre semaines, nous aurons des dizaines de milliers de cas confirmés [COVID] et des milliers de classes fermées », citée par la Douzième chaîne.

La chaîne indique que la ministre des Sciences Orit Farkash-Hacohen est d’accord pour dire qu’Israël connaîtra une vague d’infection importante dans les semaines à venir.

Cette dernière suggère d’encourager la vaccination en appliquant le pass vert dans tous les magasins non essentiels et en décrétant que les tests de dépistage du coronavirus pour toute personne de plus de cinq ans qui n’est pas vaccinée doivent être payés de sa poche.

Merav Michaeli à la Knesset, le 27 février 2013. (Crédit : Flash90)

La ministre des Transports, Merav Michaeli, a déclaré dimanche au cabinet qu’elle ne soutiendra pas de nouvelles restrictions sur les voyages « tant que la question du soutien aux compagnies aériennes ne sera pas résolue ».

Le gouvernement « abandonne des milliers de travailleurs dont c’est le gagne-pain », a-t-elle déclaré .

Il n’existe actuellement aucun accord sur les congés sans solde ou sur une éventuelle aide. Ces personnes effectuent un travail critique et l’État d’Israël doit protéger le service offert par les compagnies aériennes. »

« Nous avons déjà appris que British Airways a annulé ses vols vers Israël à partir de demain. Si ce ne sont pas les compagnies aériennes israéliennes, qui ramènera chez eux les Israéliens qui se trouvent actuellement à l’étranger ? J’exige que le soutien aux compagnies aériennes fasse l’objet d’un accord cette semaine. »

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