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Présidentielle : le grand rabbin de France réaffirme son opposition aux « extrêmes »

Haïm Korsia blâme "tous ceux qui nient une réalité, et qui développent à leur façon une forme d'antisémitisme ou un anti-sionisme, qui est un antisémitisme avéré"

Le grand rabbin de France Haïm Korsia lors de l’inauguration de la fondation Rachi de Troyes. (Crédit : rachi-troyes.com)
Le grand rabbin de France Haïm Korsia lors de l’inauguration de la fondation Rachi de Troyes. (Crédit : rachi-troyes.com)

Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a réaffirmé dimanche son opposition aux candidats d’ « extrême droite » comme d’ « extrême gauche » dans la perspective de l’élection présidentielle, soit « tous ceux qui développent une forme d’antisémitisme ou un antisionisme, qui est un antisémitisme avéré ».

« J’ai toujours respecté une neutralité qui est celle de ma fonction. En revanche, la neutralité ne veut pas dire être un couard ou un pleutre, donc je m’engage quand les valeurs républicaines sont en danger », a déclaré sur Radio J le plus haut responsable religieux de la première communauté juive d’Europe.

Interrogé sur des propos tenus à l’automne au sujet d’Eric Zemmour (« antisémite certainement, raciste évidemment »), Haïm Korsia a répondu : « Je pense qu’un rabbin ne peut pas donner de consigne de vote. En revanche, quand on dit ‘Dreyfus était coupable’ ou qu’on doute (…) de l’innocence de Dreyfus, alors c’est un marqueur clair d’antisémitisme ».

« C’est trouble, cette histoire », avait déclaré Eric Zemmour au sujet de l’affaire Dreyfus. « On ne saura jamais, ce n’est pas évident », avait-il également affirmé concernant l’innocence du capitaine Alfred Dreyfus, condamné en 1894 pour espionnage au profit de l’Allemagne, avant d’être réhabilité en 1906.

Le journaliste d’extrême droite français Eric Zemmour avant de participer à un débat télévisé avec le leader du mouvement de gauche français La France Insoumise (LFI) et candidat à la présidence Jean-Luc Melenchon, dans les studios de la chaîne française d’information en continu BFMTV à Paris, en vue de l’élection présidentielle française de 2022, le 23 septembre 2021. (Crédit : BERTRAND GUAY / POOL / AFP)

En outre, « quand le Front national (le Rassemblement national, NDLR) dit ‘il ne faudra plus de signes religieux dans la rue’, est-ce que cela veut dire que moi je dois cautionner quelqu’un qui va donc interdire la kippa, le chapeau ? », s’est interrogé Haïm Korsia. « On rentre dans de l’impossible républicain », a-t-il estimé.

Le grand rabbin de France a réaffirmé une position de principe qui consiste à « ne jamais faire voter pour les extrêmes », à savoir « l’extrême gauche, l’extrême droite ».

Sans citer aucun candidat, il y a englobé « tous ceux qui nient une réalité, et qui développent à leur façon une forme d’antisémitisme ou un anti-sionisme, qui est un antisémitisme avéré ».

« C’est la définition de l’IHRA », l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste : « l’anti sionisme est un antisémitisme », a-t-il fait valoir.

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