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Responsable américain : l’accord Iranien a probablement eu un impact sur l’aide militaire

L’accord d'aide sur 10 ans pour Israël soulève des querelles politiques internes ; l’opposition affirme que Netanyahu aurait pu obtenir plus

Le président américain Barack Obama (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, le 9 novembre 2015. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le président américain Barack Obama (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, le 9 novembre 2015. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Un responsable américain a reconnu samedi que les tensions entre l’administration Obama et le gouvernement de Netanyahu ont pu influencer le résultat de l’accord d’aide miliaire de 38 milliards de dollars sur 10 ans signé entre Jérusalem et Washington la semaine dernière mais affirme par ailleurs qu’il est « impossible de savoir » si les désaccords politiques ou personnels ont été décisifs.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a été confronté à une série d’intenses critiques de la part de ses rivaux politiques depuis la signature de l’accord. Deux de ses anciens ministre de la Défense, Ehud Barak et Moshe Yaalon, l’accusent d’avoir mal mené les négociations, et que son activisme contre l’accord iranien avec Washington, et notamment son discours devant le Congrès américain en 2015, ont mené l’administration a réduire considérablement le montant final alloué à Israël dans le cadre de cet accord.

Le responsable américain, familier des négociations, a affirmé qu’une telle accusation n’était qu’une simple « spéculation ».

« Je suis incapable de dire ce qui se serait passé ‘si’. Je ne connais pas ce futur alternatif. Vous pouvez certainement dire que cette période [de la controverse sur l’accord iranien entre les deux gouvernements] était difficile, et qu’elle a [envenimé] l’atmosphère non seulement au niveau politique mais également au plan personnel. L’atmosphère peut avoir un impact sur les résultats – peut-être. »

La signature de l'accord d'aide militaire israélo-américain au département d'Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : ambassade israélienne à Washington)
La signature de l’accord d’aide militaire israélo-américain au département d’Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : ambassade israélienne à Washington)

Le responsable a cependant continué et déclaré que « vous pourriez également dire [que l’accord montre] qu’il y a un engagement envers la sécurité d’Israël, et qu’il y a des contraintes budgétaires signifiant que nous ne pourrons jamais répondre à toutes les demandes. Je ne suis pas persuadé que si l’accord avait été conclu à un autre moment, les résultats auraient été différents. Nous ne pouvons pas le savoir. C’est juste une supposition. »

Interrogé samedi par un journaliste pour savoir si Obama avait jamais « dit ou sous-entendu » à Netanyahu qu’il s’il « venait maintenant’ pour signer l’accord plutôt que d’attendre le successeur d’Obama, il pourrait « obtenir plus », le responsable américain a simplement répondu « non ».

Alors qu’il a reconnu que les trois années et demi de négociations sur l’aide militaire ont été gelées pendant quelque temps en 2015, entre le mois d’avril et la fin de l’année, alors que les querelles sur l’accord iranien devenaient de plus en plus amère, le responsable a souligné que ce n’est pas ce sujet qui a déterminé l’accord.

« Notre logique est simple, a affirmé le responsable. Israël est notre meilleur partenaire dans la région. Nous avons des intérêts communs et partageons les mêmes valeurs, et nous voulons protéger Israël en tant qu’Etat juif d’une manière qui fait qu’il restera notre partenaire. »

Le dirigeant du Conseil de sécurité nationale d'Israël, Yaakov Nagel pendant la signature de l'accord d'aide militaire israélo-américain au département d'Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran de la diffusion en direct du département d'Etat)
Le dirigeant du Conseil de sécurité nationale d’Israël, Yaakov Nagel pendant la signature de l’accord d’aide militaire israélo-américain au département d’Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : capture d’écran de la diffusion en direct du département d’Etat)

Les propos du responsable américain ont suivi une défense animée de cet accord samedi par le conseiller à la sécurité nationale d’Israël, qui a mené les négociations au nom d’Israël. Yaakov Nagel a déclaré que ces critiques étaient « déconnectées de la réalité ».

Avec des mots particulièrement sévères et rares pour le chef du Conseil de la sécurité nationale, habituellement silencieux, Yaakov Nagel a violemment critiqué cette « désinformation massive dans les médias de la part de critiques irresponsables, dont la plupart ne connaissent pas les détails du processus des négociations des trois dernières années et demi, ni les détails de l’accord. »

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