Plusieurs blessés à Sdérot après 36 tirs de missiles depuis Gaza, Tsahal riposte
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Plusieurs blessés à Sdérot après 36 tirs de missiles depuis Gaza, Tsahal riposte

L'armée avait riposté après des coups de feu et fermé les routes à proximité par crainte de représailles du groupe terroriste palestinien après la mort de deux de ses membres

Impact de balles sur des véhicules du génie civil à la frontière avec Gaza, le 8 août 2018 (Crédit : armée israélienne)
Impact de balles sur des véhicules du génie civil à la frontière avec Gaza, le 8 août 2018 (Crédit : armée israélienne)

Selon le service de secours du Magen David Adom, un homme israélien, âgé de 45 ans, a été légèrement blessé aux bras et aux jambes par des éclats de verre brisé dans la ville de Sderot, dans le sud du pays, mercredi soir.

On ne sait pas si le bâtiment dans lequel l’homme a été blessé a été heurté par une roquette ou par les restes d’un missile intercepteur du Dôme de fer qui a été enclenché suite au tir de deux roquettes depuis la bande de Gaza.

Toujours selon Magen David Adom, un deuxième homme d’une vingtaine d’années a également été légèrement blessé par des éclats.

En outre, huit personnes ont été emmenées à l’hôpital suite au choc traumatisant de l’attaque, dont deux femmes enceintes.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, réunit mercredi soir des officiers supérieurs de l’armée israélienne. Le bureau de Liberman indique que « l’évaluation de la situation » a lieu au siège de Tsahal à Tel-Aviv, connu sous le nom de Kirya.

L’armée israélienne a confirmé plus tôt mener des frappes aériennes dans la bande de Gaza.

Les autorités locales de la région d’Eshkol, dans le sud d’Israël, demandent aux habitants de s’attendre de fortes explosions dues aux attaques de Tsahal contre Gaza.

Des coups de feu avaient été tirés mercredi après-midi dans la bande de Gaza contre un certain nombre de véhicules civils de construction, alors qu’Israël se préparait à une attaque de représailles de la part du Hamas après la mort de deux de ses membres.

En guise de réponse, un char israélien a bombardé un poste d’observation du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, a indiqué l’armée.

Il n’y a aucun rapport immédiat faisant état de blessés côté palestinien.

Les engins du génie civil qui ont été ciblés sont actuellement utilisés pour construire une barrière souterraine autour de la bande de Gaza, destinée à contrer le réseau de tunnels d’attaque du Hamas.

« Des terroristes ont tiré sur des véhicules civils utilisés pour construire la barrière autour de la barrière de sécurité dans le nord de la bande de Gaza. Un véhicule a été touché », avait déclaré l’armée israélienne.

L’armée a diffusé des images montrant les dommages faits aux véhicules. Un porte-parole de l’armée a déclaré que l’incident était « toujours en cours », elle n’a donc pas pu commenter davantage l’attaque.

Des médias palestiniens ont rapporté que, peu après l’attaque, des soldats de Tsahal ont tiré des grenades fumigènes dans le nord de la bande de Gaza, près du passage à niveau abandonné de Karni.

On ne sait pas si cela était dû à l’attaque ou à un autre incident.

Plus tôt dans la journée de mercredi, l’armée avait fermé une autoroute dans le sud d’Israël, craignant que le Hamas n’ouvre le feu sur des véhicules israéliens.

L’armée a déclaré que la décision de fermer la route 25 et plusieurs autres routes de desserte plus petites près de la frontière avait été prise après les menaces du Hamas et que des soldats israéliens avaient constaté que le groupe terroriste avait commencé à abandonner plusieurs de ses positions, sans doute une précaution contre les frappes aériennes avant de mener des attaques contre Israël.

Mardi, un char de l’armée israélienne a bombardé un poste d’observation du Hamas le long de la frontière de Gaza, tuant deux membres de l’aile armée du groupe terroriste palestinien, après que des soldats ont cru par erreur qu’ils avaient reçu des coups de feu.

L’armée a par la suite confirmé que les coups de feu n’avaient pas été tirés sur les soldats, et qu’ils avaient été tirés dans le cadre d’un exercice d’entraînement du Hamas dans la bande de Gaza.

Tsahal a défendu sa décision d’attaquer le poste d’observation, affirmant au journal Haaretz que le bombardement était justifié compte tenu des informations dont il disposait à l’époque.

Les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza provoquent généralement des ripostes israéliennes comme des raids de l’armée de l’air sur des cibles terroristes dans la bande de Gaza.

Ceux de mercredi interviennent néanmoins alors que l’Etat hébreu et le Hamas discutent indirectement d’une éventuelle trêve, par l’intermédiaire de l’Egypte et l’ONU.

Les dirigeants du Hamas ont tenu ces derniers jours des réunions à Gaza, mais aucun détail n’a filtré. Ces discussions devaient porter sur des propositions de l’ONU et de l’Egypte sur une possible trêve avec Israël et sur la levée du blocus imposé par les autorités israéliennes et égyptiennes à Gaza depuis plus de 10 ans, selon un responsable du Hamas.

Selon les médias israéliens, le cabinet de sécurité israélien doit se réunir jeudi matin pour poursuivre les discussions sur les conditions d’une possible trêve.

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