Israël en guerre - Jour 148

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Suite à un reportage, les familles des otages exigent une « explication » de Netanyahu

Les familles "choquées" par le choix du cabinet de guerre de ne pas envoyer Ron Barnea au Qatar pour négocier la libération des otages, demande au Premier ministre des éclaircissements

Des familles d'otages détenus à Gaza, exigeant une reprise des négociations, marchant vers le bureau du Premier ministre, à la Knesset, à Jérusalem, le 12 décembre 2023. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Des familles d'otages détenus à Gaza, exigeant une reprise des négociations, marchant vers le bureau du Premier ministre, à la Knesset, à Jérusalem, le 12 décembre 2023. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Les membres des familles des otages israéliens détenus à Gaza se disent « choqués » par un reportage diffusé mercredi selon lequel le cabinet de guerre aurait décidé de ne pas envoyer le chef de l’agence de renseignement du Mossad au Qatar pour faire avancer les négociations sur un nouvel accord de libération d’otages. Ils exigent une « explication immédiate » de la part du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

La Treizième chaîne a rapporté mercredi soir que le cabinet de guerre, qui dirige l’opération contre le groupe terroriste palestinien du Hamas suite à son assaut du 7 octobre en Israël, est en désaccord sur l’étendue des efforts actuellement déployés sur les pourparlers en vue d’un nouvel accord concernant les otages.

Le reportage indique que le chef du Mossad, David Barnea, a proposé de se rendre à nouveau au Qatar, où il avait déjà aidé à négocier la libération d’otages le mois dernier, qui avait permis de libérer 105 civils – des femmes et des enfants israéliens, ainsi que des ressortissants étrangers – au cours d’une pause d’une semaine dans les combats.

Le cabinet aurait décidé de ne pas l’envoyer pour le moment, selon le reportage. Un responsable diplomatique anonyme a déclaré à la Treizième chaîne que, pour l’instant, Barnea « ne se rend pas au Qatar ». « Et la décision est que nous écoutons les suggestions si elles se présentent. »

135 otages se trouveraient encore à Gaza – dont certains qui ne sont plus en vie – sur les 240 pris le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes ainsi que des civils gazaouis ont également tué 1 200 personnes, pour la plupart des civils dans leurs maisons et lors d’un festival de musique. Quatre otages avaient été libérées avant cela, et une soldate avait été secourue par l’armée israélienne. Les corps de cinq otages ont également été retrouvés. Tsahal a confirmé la mort de 20 des personnes encore détenues par le Hamas, grâce à de nouveaux renseignements et découvertes obtenus par les troupes opérant à Gaza.

Le Forum des familles des otages et disparus a déclaré dans un communiqué mercredi soir que « les familles ont été choquées par le reportage – sur le rejet de la demande du chef du Mossad de formuler un accord pour la libération des otages », qui vient « s’ajouter à une demande ignorée des parents de rencontrer le Premier ministre et le ministre de la Défense [Yoav Gallant], qui n’a pas encore reçu de réponse ».

Des manifestants marchant pour demander la libération des près de 140 otages encore captifs à Gaza, à Jérusalem, le 12 décembre 2023. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

« Les familles exigent une explication immédiate de la part du Premier ministre et des membres du cabinet et de sortir les négociations de l’impasse », indique le forum.

Selon le reportage de la Treizième chaîne, le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz serait en faveur d’une initiative israélienne sur de nouveaux pourparlers pour faire libérer les otages, tandis que Netanyahu et le ministre de la Défense Gallant pensent qu’Israël devrait attendre un signal du Hamas indiquant qu’il est intéressé par un autre accord, suite à une pression militaire.

Les familles des otages restants souhaitent que le gouvernement conclue un nouvel accord avec le groupe terroriste palestinien, avertissant que le temps des otages est compté.

Une manifestante montre un message écrit sur ses mains qui dit en hébreu « il n’y a pas de temps » lors d’une manifestation appelant à la libération des otages israéliens détenus par des terroristes palestiniens depuis l’attaque du 7 octobre, devant la Knesset à Jérusalem le 12 décembre 2023. (Crédit : AHMAD GHARABLI/AFP)

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