Bennett : « j’ai choisi ce qui est bon pour Israël »
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Bennett : « j’ai choisi ce qui est bon pour Israël »

La coalition annoncée mercredi soir ne sera pas finalisée avant le vote de la Knesset, dans 12 jours ; Raam est le premier parti arabe islamiste à conclure un accord de coalition

Les députés de la Liste arabe unie (de gauche à droite), Aida Touma-Sliman, Ayman Odeh, Ahmad Tibi, Sami Abou Shahadeh et Ofer Cassif visitent le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, le 10 mai 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Les députés de la Liste arabe unie (de gauche à droite), Aida Touma-Sliman, Ayman Odeh, Ahmad Tibi, Sami Abou Shahadeh et Ofer Cassif visitent le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, le 10 mai 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Lapid appelle à remplacer le président de la Knesset

Le député Mickey Levy pendant un vote sur le budget de l'Etat à la commission des Finances à la Knesset, le 12 mars 2018 (Crédit :Miriam Alster/Flash90)
Le député Mickey Levy pendant un vote sur le budget de l'Etat à la commission des Finances à la Knesset, le 12 mars 2018 (Crédit :Miriam Alster/Flash90)

Les huit partis de la nouvelle coalition ont officiellement soumis 61 signatures appelant à l’élection d’un nouveau président de la Knesset, sur fond de craintes que l’actuel président Yariv Levin, du Likud, n’ait l’intention de retarder le vote officialisant la formation du nouveau gouvernement, le temps que son parti poursuive ses efforts pour recruter des transfuges.

Yair Lapid et Naftali Bennett, les deux chefs de la nouvelle coalition annoncée mercredi soir, craindraient que Levin ne prévoie d’empêcher la programmation du vote de confiance au nouveau gouvernement.

La nouvelle coalition compte exactement 61 députés, soit la majorité la plus mince possible à la Knesset, qui compte 120 sièges. Un seul vote rebelle pourrait théoriquement faire dérailler la nouvelle coalition et laisser le Premier ministre Benjamin Netanyahu au pouvoir.

Des sources proches de Lapid ont déclaré mercredi que si Levin tentait de faire traîner la programmation du vote en plénière, ils demanderaient un vote pour le remplacer en tant que président.

Lapid semble avoir décidé dans la nuit de ne pas attendre cette éventualité, en soumettant d’ores et déjà le nombre requis de signatures pour remplacer le président.

La requête propose Mickey Levy, député Yesh Atid et ancien chef de la police de Jérusalem, comme choix de la nouvelle coalition pour le prochain président.

Le vote pour le nouveau président de la Knesset et le nouveau gouvernement prévu lundi

Les partis de la nouvelle coalition ont demandé à ce que les votes prévus à la Knesset pour élire le nouveau président du Parlement et le nouveau gouvernement aient lieu lundi.

La pétition désigne Mickey Levy, député Yesh Atid et ancien chef de la police de Jérusalem, comme le choix de la nouvelle coalition pour le prochain président de la Knesset, sur fond de craintes que l’actuel président, Yariv Levin, du Likud, n’envisage de retarder le vote officialisant la formation de la nouvelle coalition, le Likud poursuivant ses efforts pour recruter des transfuges.

Le plénum de la Knesset se réunit traditionnellement pour les votes les lundis, mardis et mercredis de chaque semaine.

Nir Orbach, de Yamina, retire sa signature pour le remplacement de Levin

Le directeur-général de HaBayit HaYehudi Nir Orbach s'exprime lors des primaires du parti à Ramat Gan, le 4 février 2019. (Crédit :  Flash90)
Le directeur-général de HaBayit HaYehudi Nir Orbach s'exprime lors des primaires du parti à Ramat Gan, le 4 février 2019. (Crédit : Flash90)

Le député Yamina Nir Orbach, qui a ouvertement remis en question ces derniers jours son soutien initial à la coalition élargie formée hier soir, a déclaré qu’il retirait sa signature de la requête fraîchement soumise pour remplacer le président de la Knesset, Yariv Levin, du Likud.

Cette décision pourrait permettre à Levin de rester à son poste et de retarder le vote qui était prévu lundi sur le nouveau gouvernement pendant que le Likud s’efforce de recruter des transfuges.

Avec 61 sièges, la nouvelle coalition peut difficilement se permettre de perdre un seul membre – littéralement.

L’AIPAC salue l’annonce de formation d’un nouveau gouvernement

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors de la conférence 2019 de l'AIPAC(American Israel Public Affairs Committee) au centre de conférences de Washington, à Washington, le 25 mars 2019 (Crédit : Jose Luis Magana/AP)
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo lors de la conférence 2019 de l'AIPAC(American Israel Public Affairs Committee) au centre de conférences de Washington, à Washington, le 25 mars 2019 (Crédit : Jose Luis Magana/AP)

Les principaux groupes de lobby américains ont salué l’annonce faite par le leader de Yesh Atid, Yair Lapid, mercredi soir, selon laquelle il avait réussi à former un gouvernement de coalition pour remplacer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et tout en louant la diversité des partis qu’il comprend, ils se demandent ce que cela signifie pour son fonctionnement concret.

En particulier, les groupes ont salué le fait que la coalition inclurait le parti islamiste Raam, la première fois qu’un parti arabe a officiellement rejoint un gouvernement israélien.

L’American Israel Public Affairs Committee, l’AIPAC, a félicité Lapid et Bennett « pour avoir rassemblé une coalition large et diversifiée – couvrant le spectre politique des partis sionistes et arabes – pour former un gouvernement israélien sous réserve de l’approbation de la Knesset ».

L’établissement d’un tel gouvernement après le récent conflit avec la bande de Gaza, au cours duquel des terroristes palestiniens ont tiré des milliers de roquettes sur des villes israéliennes, « démontre encore une fois la résilience de la démocratie israélienne et son engagement envers les valeurs démocratiques », a déclaré l’AIPAC dans un communiqué.

« Nous nous réjouissons de renforcer encore les liens entre les États-Unis et Israël, les deux démocraties travaillant en partenariat étroit pour promouvoir nos valeurs et nos intérêts communs », ajoute le communiqué.

La coalition naissante diverge déjà sur la cause LGBT

Le président du Meretz Nitzan Horowitz, au centre, lors d'une manifestation de la communauté LGBTQ à Tel Aviv, le 14 juillet 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le président du Meretz Nitzan Horowitz, au centre, lors d'une manifestation de la communauté LGBTQ à Tel Aviv, le 14 juillet 2019 (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le président du Meretz Nitzan Horowitz, a déclaré ce matin que l’accord de coalition de son parti progressiste avec Yesh Atid « comprend un engagement à faire progresser la communauté LGBT et le statut [légal] des couples homosexuels comme couples mariés ».

Meretz s’efforcera d’honorer cet engagement au sein du nouveau gouvernement, a assuré Horowitz.

La promesse d’Horowitz semble aller à l’encontre de l’accord de coalition signé avec le parti islamiste Raam, qui gèle toute initiative à l’égard de la communauté LGBT.

Peu après l’interview d’Horowitz à la radio de l’armée, le député de Raam, Walid Taha, est interviewé par la même radio.

Taha fait l’éloge de la nouvelle coalition, affirmant qu’elle est fondée sur « les nombreuses choses sur lesquelles il n’y a pas de désaccord », mais a précisé : « nous ne soutiendrons personne qui nous impose des valeurs auxquelles notre communauté ne croit pas. »

Deux ados arrêtés pour avoir accroché des panneaux contre la Marche des Fiertés

Des Israéliens et des touristes brandissent des drapeaux à la Gay Pride de Tel Aviv, le 8 juin 2018. (Crédit : AP/Sebastian Scheiner)
Des Israéliens et des touristes brandissent des drapeaux à la Gay Pride de Tel Aviv, le 8 juin 2018. (Crédit : AP/Sebastian Scheiner)

Deux adolescents de 17 ans ont été arrêtés à Jérusalem, soupçonnés d’avoir accroché des panneaux de protestation contre la Marche des Fiertés qui doit défiler dans le centre-ville de la capitale aujourd’hui.

Selon la police, les adolescents étaient en possession de dizaines de pancartes supplémentaires.

Ils doivent être présentés à un juge pour une audience de mise en détention provisoire dans la journée.

On ignore dans l’immédiat ce qui a justifié ces arrestations. La police n’a pas précisé en quoi le contenu des panneaux ou les emplacements pouvaient être illégaux.

La Marche des Fiertés traversera Jérusalem aujourd’hui

Un portrait de Shira Banki au défilé annuel de la gay pride à Jérusalem, le 2 août 2018. (Crédit : Luke Tress / Times of Israel)
Un portrait de Shira Banki au défilé annuel de la gay pride à Jérusalem, le 2 août 2018. (Crédit : Luke Tress / Times of Israel)

Des milliers de personnes sont attendues aujourd’hui à Jérusalem pour la parade annuelle – qui ne fait pas l’unanimité dans la capitale – de la Marche des Fiertés, qui débutera à 13 heures.

La parade de Jérusalem est un événement litigieux. Contrairement à la ville laïque de Tel Aviv, où le défilé annuel est un carnaval auquel la municipalité et la grande majorité des habitants de la ville apportent leur soutien, l’événement de Jérusalem se heurte souvent à des contre-manifestations sur sa trajectoire et donne parfois lieu à de la violence.

Les dirigeants de la communauté ‘haredi et d’autres groupes religieux demandent chaque année l’annulation de la parade.

Certaines années, le nombre de policiers déployés pour protéger l’événement était supérieur au nombre des participants qui y défilent.

Une adolescente de 16 ans, Shira Banki, avait été mortellement poignardée lors de la marche de 2015 par un extrémiste ultra-orthodoxe homophobe qui venait de purger une peine de dix ans de prison pour un crime similaire.

Le Shin Bet place un dispositif de protection autour de Bennett

Le chef du parti Yamina, Naftali Bennett, prend la parole lors d'une réunion de faction à la Knesset à Jérusalem, le 12 avril 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef du parti Yamina, Naftali Bennett, prend la parole lors d'une réunion de faction à la Knesset à Jérusalem, le 12 avril 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’unité du Shin Bet qui protège les hauts fonctionnaires de l’État, l’unité 730, a placé un dispositif de sécurité autour de Naftali Bennett, le futur Premier ministre de la nouvelle coalition, selon un communiqué du service de sécurité.

Rien n’est encore définitif. Le nouveau gouvernement doit encore être voté par la Knesset, puis prêter officiellement serment.

Entre-temps, la nouvelle coalition s’efforce de faire en sorte que son camp de droite, en particulier le député Nir Orbach du parti Yamina de Bennett, garde le cap.

Mais des sources familières avec la décision disent que le Shin Bet a décidé de commencer à protéger Bennett à ce stade précoce par crainte que la colère contre lui de la part de quelques éléments de la droite politique ne conduise à des tentatives d’assassinat.

Netanyahu convoque une réunion d’urgence sur la coalition Bennett-Lapid

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, rencontre les dirigeants de ses partis alliés, le ministre du Logement Yaakov Litzman (G), le leader du parti Yahadout HaTorah Moshe Gafni (2G), le ministre de l'Intérieur Aryeh Deri (D) ainsi que le président de la Knesset Yariv Levin (2G) dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 6 mai 2021. (Crédit : Likud)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, rencontre les dirigeants de ses partis alliés, le ministre du Logement Yaakov Litzman (G), le leader du parti Yahadout HaTorah Moshe Gafni (2G), le ministre de l'Intérieur Aryeh Deri (D) ainsi que le président de la Knesset Yariv Levin (2G) dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 6 mai 2021. (Crédit : Likud)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a convoqué, pour une réunion d’urgence, les chefs du bloc de droite haredi, le président de la Knesset Yariv Levin et le président de la coalition Miki Zohar.

Les dirigeants du Conseil de Yesha, l’organisme de défense des implantations de Cisjordanie, ont également été conviés à la réunion.

L’objectif de la réunion, selon les médias israéliens, est de réfléchir à des moyens de contrecarrer le nouveau gouvernement d’unité avant qu’il ne soit investi la semaine prochaine ou la semaine suivante.

Mansour Abbas : Netanyahu m’a appelé à plusieurs reprises ces derniers jours

Mansour Abbas, le chef du parti Raam, a déclaré à la radio de l’armée que le Premier ministre Benjamin Netanyahu l’a appelé à plusieurs reprises ces derniers jours, notamment hier et mardi, dans le but de l’empêcher de rejoindre la coalition Lapid-Bennett.

Après les élections de mars, Netanyahu et Abbas ont eu des discussions sur le soutien de Raam à une coalition dirigée par Netanyahu, mais les discussions ont été compromises par le leader du Parti sioniste religieux Betzalel Smotrich, qui s’est publiquement opposé à un gouvernement soutenu par Raam.

Les députés du Likud ont depuis insisté sur le fait que les discussions n’ont jamais eu lieu.

La Marche des Fiertés à Jérusalem débutera par un hommage à Shira Banki

Des participants au défilé annuel de la Gay Pride de Jérusalem brandissent une photo de Shira Banki assassinée le 3 août 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des participants au défilé annuel de la Gay Pride de Jérusalem brandissent une photo de Shira Banki assassinée le 3 août 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les rues du centre-ville de Jérusalem seront fermées à la circulation à partir d’une heure pour la parade annuelle de la Marche des Fiertés dans la capitale.

Le défilé débutera par une cérémonie spéciale de « prière du voyageur » à 15 heures au parc HaPaamon à Jérusalem, en mémoire de Shira Banki, une jeune fille de 15 ans tuée par un extrémiste homophobe lors du défilé de 2015.

Les parents de Shira, Uri et Mika, l’organisation Tag Meir et la dirigeante du Parti travailliste Merav Michaeli participeront à la cérémonie.

Netanyahu : Bennett et Lapid ont « vendu le Néguev à Raam »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé la coalition Lapid-Bennett d’avoir « vendu le Néguev à Raam ».

Dans une publication sur les réseaux sociaux, Netanyahu a présenté un tableau qui, selon lui, compare ses propres concessions à Raam avec celles de Lapid et Bennett.

Cette publication marque un changement de cap pour le Likud, qui avait affirmé jusqu’à présent, et ce, de manière répétée et constante qu’il n’avait jamais négocié avec Raam.

Netanyahu a affirmé que Lapid et Bennett ont accepté d’annuler la loi dite Kaminitz, qui a renforcé l’application des restrictions de construction, alors que son propre accord avec Raam ne le prévoyait pas.

Il a affirmé que Lapid et Bennett ont accepté de reconnaître « la plupart des implantations bédouines illégales du Néguev », alors qu’il n’en a accepté que « trois seulement ».

Il dit que Lapid et Bennett ont accordé 52,5 milliards shekels de « financement public au secteur arabe », alors qu’il n’a accepté d’allouer que 15 milliards shekels.

Et il soutient que, contrairement à Bennett et Lapid, il n’a jamais accepté que le parti Raam fasse partie d’une coalition – une affirmation incorrecte, selon des responsables du Likud et du parti Raam le mois dernier – mais qu’il a seulement cherché à obtenir son soutien pour une législation ponctuelle concernant l’élection directe d’un Premier ministre.

Concessions à Raam : Yamina renvoie la balle à Netanyahu

Le parti Yamina a répondu à l’affirmation du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui l’accusait d’avoir « vendu le Néguev à Raam » par un graphique affirmant que Netanyahu avait lui-même proposé certaines concessions à Raam encore plus importantes pour inciter le parti islamiste à rejoindre sa coalition.

Les pourparlers Likud-Ra’am ont été torpillés par le chef du Parti sioniste religieux Betzalel Smotrich, qui a fait vigoureusement campagne contre une coalition de droite incluant un parti non sioniste. Le Likud avait ensuite affirmé qu’il n’avait jamais mené de négociations avec Raam, bien que des responsables des deux partis aient affirmé le contraire.

Dans le tableau de Yamina, on peut lire que Netanyahu a offert au leader du parti Raam, Mansour Abbas, l’annulation de la loi dite Kaminitz.

Il y est aussi indiqué que Netanyahu a proposé un gel complet des démolitions de bâtiments construits illégalement, alors que l’accord de la coalition Lapid-Bennett avec Raam gèle les démolitions pendant trois mois, le temps que le gouvernement établisse un nouveau cadre avec Raam.

Yamina affirme également que Netanyahu a accepté de démanteler l’unité Yoav de la police israélienne, l’équivalent de la BRI, qui aide à lutter contre les organisations criminelles dans les villes bédouines du Néguev.

Le parti va jusqu’à affirmer que Netanyahu a accepté de mettre fin à la plantation d’arbres par le KKL/JNF dans le sud.

Enfin, Yamina reproche à Netanyahu de ne pas avoir inclus dans son prétendu accord avec Raam de budget pour le développement de la communauté arabe et l’intégration des Arabes israéliens dans la politique israélienne au sens large. L’accord de la coalition Lapid-Bennett avec Raam prévoit plus de 5 milliards de shekels par an pour la communauté arabe.

L’accord prévoit un poste de vice-ministre de Raam au bureau du Premier ministre

Selon les médias israéliens, l’accord de coalition entre le parti Raam et Yesh Atid prévoit un poste de ministre adjoint pour un député de Raam au sein du bureau du Premier ministre.

La direction du parti Raam, son Conseil de la Choura, doit encore décider si le parti va activer cet article de l’accord et nommer un tel vice-ministre, et il n’est pas encore clair quels seraient les pouvoirs ou les domaines de responsabilité de ce poste.

Mais si Raam se retrouve avec un ministre adjoint au sein du bureau du Premier ministre, ce serait une première pour le parti islamiste.

Sous la pression de la droite, réunion de Yamina vendredi au domicile de Bennett

Le chef de Yamin Naftali Bennett et le chef de Yesh Atid Naftali Bennett Yair Lapid informent le président qu'ils ont réussi à former une coalition, le 2 juin 2021. (Autorisation)
Le chef de Yamin Naftali Bennett et le chef de Yesh Atid Naftali Bennett Yair Lapid informent le président qu'ils ont réussi à former une coalition, le 2 juin 2021. (Autorisation)

Au milieu de pressions croissantes de la droite exercées sur les membres de son parti pour se défaire de la coalition naissante, le dirigeant de Yamina Naftali Bennett a convoqué les députés à son domicile à Raanana pour une réunion demain à 10 heures.

Cette décision intervient après que le député de Yamina Nir Orbach a été le seul membre de la coalition Lapid-Bennett à refuser de soutenir la proposition de soustraire Yariv Levin (Likud) au poste de président de la Knesset, et au milieu des plans du Likud et du Parti sioniste religieux d’organiser de grandes manifestations devant les domiciles des députés de Yamina.

Fin de la réunion d’urgence de Netanyahu; le Premier ministre vivement critiqué

Le premier ministre, Benjamin Netanyahu, s'exprime lors d'une conférence de presse à la Knesset, à Jérusalem, le 30 mai 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le premier ministre, Benjamin Netanyahu, s'exprime lors d'une conférence de presse à la Knesset, à Jérusalem, le 30 mai 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a mis fin à la réunion d’urgence des politiciens de droite et des dirigeants des colonies, au cours de laquelle ils auraient réfléchi aux moyens de contrecarrer le nouveau gouvernement d’unité avant qu’il ne soit élu la semaine prochaine ou la semaine suivante.

Le site d’information Walla rapporte que les plans d’action envisagés incluent l’organisation d’une manifestation ultra-orthodoxe massive contre le gouvernement émergent.

La radio de l’armée rapporte que la réunion a été initiée par les chefs du Conseil de Yesha, l’organisme de défense des implantations en Cisjordanie. Il indique que les plans évoqués incluent diverses formes de protestations et une pression intense sur les députés du « bloc du changement » considérés comme des maillons faibles qui pourraient être tentés de se désolidariser.

Le rapport indique également que certains lors de la réunion ont critiqué Netanyahu pour avoir refusé de céder la direction du Likud à un autre et ainsi empêché un gouvernement de droite (puisque le Tikva Hadasha de Gideon Saar aurait alors accepté de rejoindre un gouvernement formé par le Likud).

Netanyahu rejette cette notion, affirmant : « Je ne suis pas responsable, j’ai suggéré toutes les options possibles, y compris ma sortie de la résidence du Premier ministre pour les deux premières années du mandat. »

La Liste arabe unie en faveur du vote pour changer le président de la Knesset

La Liste arabe unie a signé l’appel du « bloc du changement » à un vote pour remplacer le président de la Knesset Yariv Levin du Likud, donnant à la tentative d’éviction une majorité parlementaire, malgré l’objection du député Nir Orbach (Yamina) à cette décision.

Les six membres du parti majoritairement arabe ajoutent leur signature à l’appel, dans lequel Levin devrait être remplacé par le député de Yesh Atid Mickey Levy. Cette décision permettrait au nouveau gouvernement de prêter serment dès lundi prochain.

Si Levin reste au poste de président, il pourrait légalement retarder le vote sur le nouveau gouvernement d’une semaine ou plus, ce qui donne au Likud plus de temps pour essayer de recruter des transfuges.

La réponse du Likud ne s’est pas faite attendre, fustigeant Naftali Bennett et Yair Lapid pour « s’être appuyés sur la Liste arabe unie » et appelant davantage de députés Yamina et Tikva Hadasha à s’opposer à la collaboration.

Yesh Atid et Yamina se distancient du soutien apporté par la Liste arabe unie

Les partis à la tête du « gouvernement du changement » naissant, Yesh Atid et Yamina, auraient tous deux pris leurs distances par rapport au soutien de la Liste arabe unie à leur démarche visant à remplacer le président de la Knesset Yariv Levin et à accélérer la prestation de serment du gouvernement.

Yesh Atid a déclaré que la déclaration de soutien de la Liste arabe unie n’a pas été coordonnée avec le parti, selon la Douzième chaîne.

Le reportage indique que le bloc pourrait choisir de ne pas compter sur les votes de la Liste arabe unie pour cette initiative.

De même, des sources de Yamina citées par le site d’information Walla affirment qu’ils ne compteront pas sur le soutien de la Liste arabe unie et qu’ils éliront un nouveau président de la Knesset lorsque le gouvernement aura prêté serment et pas avant.

Kamala Harris félicite Isaac Herzog pour son élection à la présidentielle

La vice-présidente américaine Kamala Harris félicite Isaac Herzog pour son élection à la présidence d’Israël, affirmant qu’il « travaille depuis longtemps pour promouvoir le dialogue, protéger l’État d’Israël et soutenir des liens étroits avec les États-Unis ».

Elle remercie également le président sortant Reuven Rivlin.

Le chef de Raam : Parler d’abord avec Netanyahu m’a donné une légitimité aussi au centre et à gauche

Le chef de Raam, Mansour Abbas. (Crédit : Flash90)
Le chef de Raam, Mansour Abbas. (Crédit : Flash90)

Mansour Abbas, chef du parti Raam, qui devrait rejoindre la coalition naissante, a expliqué à la radio publique Kan, qu’il a préféré mener ses premières négociations avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, car cela lui a permis de gagner en légitimité, non seulement à droite, mais aussi au centre et à gauche.

« Il était plus parfait de faire ce pas avec la droite à part entière, parce que dans ces domaines, quand vous faites le processus avec la droite, vous obtenez aussi le centre et la gauche », dit le leader islamiste, ajoutant que sa démarche a conduit à « une reconnaissance dans tout le spectre politique et social en Israël. »

Gantz a terminé sa réunion avec le conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis

Le ministre de la Défense Benny Gantz. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Le ministre de la Défense Benny Gantz. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a déclaré qu’il avait terminé sa réunion avec le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, à la Maison Blanche.

Gantz a affirmé qu’ils ont discuté de « la nécessité de promouvoir la stabilité régionale en stoppant l’agressivité iranienne, tout en renforçant l’alliance des modérés, et en protégeant le QME d’Israël », ou avantage militaire qualitatif.

Bennett : « j’ai choisi ce qui est bon pour Israël »

Naftali Bennett montre une promesse signée de ne jamais servir dans un gouvernement dirigé par Yair Lapid, le 21 mars 2021. (Crédit : capture d'écran/Vingtième chaîne)
Naftali Bennett montre une promesse signée de ne jamais servir dans un gouvernement dirigé par Yair Lapid, le 21 mars 2021. (Crédit : capture d'écran/Vingtième chaîne)

Le chef du parti Yamina, Naftali Bennett, repousse les critiques généralisées selon lesquelles il aurait rompu sa promesse de ne pas rejoindre un gouvernement avec Yair Lapid ou de signer un accord de rotation avec lui.

« La promesse principale de ces élections était de sortir Israël du chaos », a-t-il déclaré à la Douzième chaîne dans un extrait d’une interview qui sera diffusée au journal télévisé de 20 heures.

« J’étais le seul parti qui n’était ni ‘seulement Bibi’ ni ‘juste pas Bibi’, et j’ai payé un prix électoral pour cela. »

« J’ai compris que si je m’en tenais à ces mots, nous ne sortirions pas Israël du chaos. C’est la chose la plus facile de s’ancrer dans chaque promesse, si tout le monde l’avait fait, aucun gouvernement n’aurait été formé, et c’est arrivé après quatre élections. Je savais que j’allais être critiqué, et dans le choix entre ce qui est bon pour Israël et cette chose, j’ai choisi ce qui est bon pour Israël. »

Gantz et Blinken s’entretiennent sur Gaza, l’Iran et la sécurité d’Israël

Le ministre de la Défense Benny Gantz est arrivé au département d’État américain pour une réunion avec le secrétaire d’État Antony Blinken.

S’adressant aux journalistes avant la séance, Blinken a déclaré qu’ils discuteraient de l’engagement des États-Unis à l’égard de la sécurité d’Israël, « des besoins d’Israël à cet égard », de l’aide humanitaire à Gaza et des efforts de reconstruction dans l’enclave côtière, ainsi que d’autres problèmes.

Gantz remercie Blinken pour le soutien de l’administration Biden à Israël, « ce qui est vraiment important pour nous dans notre domaine difficile ».

Il dit qu’il a hâte de discuter des problèmes de l’Iran, des Palestiniens, de Gaza et de « comment nous pouvons travailler à la stabilité et à la prospérité pour tout le monde ».

« En tant que ministre de la Défense, je pense que la combinaison entre aller de l’avant avec la construction [de Gaza] et s’assurer que tout reste en sécurité est très importante », ajoute-t-il, faisant allusion à l’importance d’empêcher l’aide humanitaire de tomber dans les mains du Hamas.

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