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Un homme écope d’une peine de 21 ans pour avoir poignardé sa femme à mort

La famille de la victime - Iman Ahmed Awad, enceinte au moment des faits - dénonce une peine bien trop clémente pour un acte qu’elle qualifie de prémédité

Iman Ahmed Awad (G), tuée par son mari Muhammad Labidi (D). (Autorisation)
Iman Ahmed Awad (G), tuée par son mari Muhammad Labidi (D). (Autorisation)

Un homme a été condamné à 21 ans de prison, dimanche, pour le meurtre de son épouse, en 2018, dans la ville d’Akko, au nord du pays. Iman Ahmed Awad, 29 ans, avait été retrouvée le 11 décembre 2018, avec plusieurs coups de couteau et égorgée dans son appartement. Elle était enceinte au moment des faits, et avait un enfant issu d’un précédent mariage.

Le tribunal de Haïfa a également condamné le mari, Muhammad Labidi, 40 ans, à verser une indemnité de 258 000 shkalim à la famille de la victime.

Accusé dans un premier temps de meurtre, M. Labidi a finalement été reconnu coupable d’homicide involontaire avec une responsabilité réduite, un psychiatre ayant estimé que son état mental altérait sa responsabilité pénale. À l’énoncé du verdict, la famille d’Ahmed a contesté la décision, affirmant qu’il s’agissait d’un acte prémédité et que Labidi aurait dû être reconnu coupable de meurtre.

Selon l’acte d’accusation, trois jours avant les faits, M.Labidi aurait subtilisé un couteau dans une boucherie appartenant à sa famille pour l’apporter au domicile qu’il partageait avec son épouse. Le jour du meurtre, Labidi serait entré dans la chambre, poignardant sa femme à plusieurs reprises avant de lui trancher la gorge. Après les faits, il aurait fait des courses avec un ami, manifestement pas informé de ce qui venait de se dérouler.

Muhammad Labidi, au tribunal en décembre 2021. (Crédit : capture écran Facebook)

Selon le site d’information Ynet, le tueur aurait utilisé le portable de sa femme pour envoyer des messages à sa mère et à lui-même, afin de tenter de détourner les soupçons. Il se serait ensuite débarrassé du téléphone.

Ensuite, M. Labidi aurait invité son ami à boire du thé chez lui. Trouvant le corps de la victime, M. Labidi se serait alors mis à saccager son domicile, expliquant plus tard à la police qu’il avait été cambriolé. Son alibi n’a pas résisté à l’enquête.

Ynet a précisé que M. Labidi avait précédemment purgé trois ans de prison pour une série d’infractions impliquant de la violence. La victime, quant à elle, n’avait jamais déposé de plainte auprès des autorités contre son mari, qu’elle avait épousé quelques mois auparavant.

Au cours des dernières années, Israël a enregistré un taux élevé de faits de violence conjugale, qui persiste malgré les propositions successives du gouvernement visant à éradiquer ce problème.

Selon l’Organisation sioniste internationale des femmes (WIZO), 20 femmes ont été assassinées en Israël en 2021. En 2020, en Israël, sur les 26 femmes assassinées, 13 l’avaient été par leur partenaire.

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