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Un vétéran de Tsahal blessé lors de la guerre de Gaza en 2014 s’est suicidé à 27 ans

Sa lutte contre ses TSPT est devenue « encore plus difficile depuis la pandémie »; il était « une source de lumière qui a marqué tout le monde autour de lui » explique sa soeur

Reuven Magen. (Crédit : autorisation)
Reuven Magen. (Crédit : autorisation)

Un soldat israélien qui a été blessé pendant la guerre de Gaza en 2014 et qui souffrait depuis de troubles de stress post-traumatique s’est donné la mort ce week-end, ont rapporté les médias israéliens.

Reuven Magen, 27 ans, a servi comme combattant dans la brigade Golani pendant l’Opération Bordure Protectrice.

Avant que son équipe n’ait pu entrer dans la bande de Gaza, un missile a été tiré par le groupe terroriste du Hamas basé à Gaza sur les troupes israéliennes, tuant cinq de ses camarades et le blessant gravement à la jambe.

Magen, l’un des 15 soldats qui ont survécu à l’attaque, a suivi des séances intensives de physiothérapie pendant des mois. Il a été renvoyé de Tsahal en raison de sa blessure et a été reconnu comme victime souffrant de TSPT.

« Le champ de bataille ne vous quitte jamais », a déclaré Ehud Amiton, l’ami de Magen, qui a également été blessé alors qu’il servait dans l’armée israélienne, au site d’information Ynet.

« [Magen] était un héros. Il a surmonté de nombreux obstacles au cours des dernières années, mais plus maintenant », a-t-il déclaré.

« C’était difficile pour lui, et encore plus depuis la pandémie et l’opération  ‘Gardien des murs’  [en mai dernier] », a déclaré la sœur de Magen, Avital, à Walla News.

« C’était difficile d’atténuer la douleur, c’était tout simplement trop [pour lui] », a-t-elle déclaré.

Avital a décrit son frère comme « une source de lumière qui a marqué tout le monde autour de lui » et comme « une personne brillante qui excellait dans ses études, un homme de livres… et une personne au grand cœur ».

La mort de Magen fait suite à deux autres cas de l’année dernière qui ont mis en évidence la lutte des vétérans de Tsahal atteints de TSPT et le manque de traitement approprié qu’ils reçoivent.

En décembre dernier, le vétéran de Tsahal Itzik Chen, dont le ministère aurait refusé de reconnaître son TSPT, s’est suicidé.

Quelques mois plus tôt, le vétéran de Tsahal Itzik Saidyan s’est immolé dans un acte de protestation après des années de lutte pour recevoir les soins qu’il avait demandés pour le TSPT qui découlait de son service dans l’armée israélienne.

Itzik Saidyan, ancien combattant de Tsahal, s’est immolé par le feu devant un bureau du ministère de la Défense le 12 avril 2021 (Crédit : Capture d’écran Douzième chaîne)

Les anciens combattants et leurs défenseurs dénoncent depuis longtemps le service de réadaptation comme fournissant des soins terriblement insuffisants et soumettant les demandeurs à une bureaucratie si alambiquée et tortueuse que beaucoup ont dû engager des avocats coûteux pour les aider à naviguer dans le système.

Selon un récent rapport du bureau du contrôleur de l’État, 73 % des anciens combattants blessés demandant des soins n’ont pas été satisfaits de la manière dont fonctionnent les commissions du département. Parmi les principales raisons citées dans une enquête menée par le contrôleur, le manque d’attention, l’humiliation et la méfiance à l’égard des anciens soldats.

« C’est le devoir d’Israël et du département de réhabilitation du ministère de la Justice d’être le pilier soutenant les anciens combattants blessés. Ces anciens combattants ont contribué, au prix d’une partie de leur corps ou d’une partie de leur âme, à la défense du pays », a dit le contrôleur de l’État Matanyahu Englman.

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