Virus en Iran : les forces de sécurité appelées à « vider les rues »
Rechercher

Virus en Iran : les forces de sécurité appelées à « vider les rues »

Avec 514 morts et plus de 11 364 personnes contaminées, l'Iran est l'un des pays les plus touchés par la pandémie, après la Chine et l'Italie

Des pompiers iraniens et des employés municipaux désinfectent une rue de la capitale Téhéran pour le COVID-19 le 5 mars 2020. (Crédit : STR / AFP)
Des pompiers iraniens et des employés municipaux désinfectent une rue de la capitale Téhéran pour le COVID-19 le 5 mars 2020. (Crédit : STR / AFP)

Les forces de sécurité ont reçu l’ordre de « vider les rues » dans les 24 heures en Iran afin de contenir la propagation du nouveau coronavirus dans l’un des pays les plus touchés par la pandémie, a annoncé vendredi le chef d’état-major.

Une commission nouvellement créée, sera chargée de surveiller l’opération qui consistera « à vider les magasins, les rues et les routes », conformément à une décision prise à l’échelle nationale, a dit le général Mohammad Hossein Baqeri, dans une déclaration télévisée.

Ces mesures doivent être appliquées dans les 24 heures, a-t-il ajouté.

Avec 514 morts et plus de 11 300 personnes contaminées, l’Iran est l’un des pays les plus touchés par la pandémie, après la Chine et l’Italie.

« Au cours des dix prochains jours, l’ensemble de la nation iranienne sera surveillée, soit à travers le cyberespace, soit par téléphone et si nécessaire, en personne », a affirmé M. Baqeri. « Et les personnes soupçonnées d’être malades seront identifiées. »

Le Guide suprême iranien l’Ayatollah Ali Khamenei fait son sermon lors des prières de vendredi à la grande mosquée Imam Khomeini à Téhéran, en Iran, le 17 janvier 2020. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Ces mesures préventives, les plus sévères en Iran dans le cadre de la campagne contre la propagation de la maladie, sont entrées en vigueur après que le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a ordonné aux forces armées de mener la lutte contre le nouveau coronavirus.

Dans son dernier bilan, la République islamique d’Iran a fait vendredi état de 85 morts supplémentaires, bilan journalier le plus élevé depuis l’annonce officielle des premiers décès le 19 février.

Selon le ministère de la Santé, au total 514 personnes ont été tuées par la maladie sur 11 364 cas d’infection confirmés.

Plusieurs députés, responsables gouvernementaux, ou anciens officiels ont été touchés par la maladie. Certains en sont morts.

Ali Akbar Velayati, principal conseiller du guide suprême iranien, a été placé en quarantaine, après avoir présenté de « légers symptômes » du nouveau coronavirus, selon les autorités.

Ali Akbar Velayati, haut-conseiller du Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei. (Crédit : AP Photo/Ebrahim Noroozi)

Jeudi, l’Iran en a appelé à la responsabilité du Fonds monétaire international (FMI), à qui, de manière très exceptionnelle, Téhéran dit avoir demandé de l’aide face au Covid-19.

« Notre banque centrale a demandé un accès immédiat » à l’instrument de financement rapide (IFR) du FMI, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sur Twitter.

Le gouverneur de la banque centrale iranienne, Abdolnasser Hemmati a affirmé que l’Iran avait demandé au FMI une aide d’ « environ 5 milliards de dollars ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé mercredi que l’Iran faisait « de son mieux » pour contenir l’épidémie de Covid-19 mais que le pays manquait cruellement d’équipements.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...