Visite de Trump : un script respecté… hormis quelques écarts
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Visite de Trump : un script respecté… hormis quelques écarts

Minutieusement chorégraphiée, la visite de l'imprévisible président américain en Israël et en territoire palestinien a quand même donné lieu en 28 heures à quelques écarts, américains ou israéliens

Le président américain Donald Trump, deuxième à droite, et son épouse Melania Trump ,à droite, aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu, 2ème à gauche, et de son épouse  Sara Netanyahu à l'aéroport Ben Gourion, le 22 mai 2017 (Crédit : Avi Ohayon/GPO)
Le président américain Donald Trump, deuxième à droite, et son épouse Melania Trump ,à droite, aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu, 2ème à gauche, et de son épouse Sara Netanyahu à l'aéroport Ben Gourion, le 22 mai 2017 (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

Minutieusement chorégraphiée, la visite de l’imprévisible président Donald Trump en Israël et en territoire palestinien a quand même donné lieu en 28 heures à quelques écarts, américains ou israéliens.

Les mains vides

A la descente d’avion à l’aéroport de Tel-Aviv lundi, le président tend la main à son épouse avançant à son côté sur le tapis rouge. Elle semble la repousser d’une petite tape, selon des images vidéo largement partagées sur les réseaux sociaux.

‘Reconnaître Jérusalem’

Les membres du gouvernement israélien ont l’occasion de serrer la main de M. Trump et d’échanger de brèves politesses avec lui à l’aéroport. Le ministre de l’Education Naftali Bennett saisit cette opportunité pour lui dire que le pays célèbre le cinquantième anniversaire de la prise de Jérusalem-Est et que le moment est venu de reconnaître tout Jérusalem comme la capitale d’Israël. « Bien joué », semble répondre M. Trump selon l’enregistrement de l’échange.

Selfie présidentiel

A l’aéroport encore, le député israélien Oren Hazan réussit à s’incruster au premier rang et à soutirer un selfie à M. Trump, malgré les tentatives d’obstruction du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La photo anime les réseaux sociaux. Le parlementaire raconte ensuite aux médias avoir dit au président qu’on l’appelait souvent le « Trump israélien ». Cela « a été un moment historique pour moi, et pour lui aussi je crois ».

Donald Trump et Oren Hazan, le 22 mai 2017 (Crédit : Twitter/Oren Hazan)
Donald Trump et Oren Hazan, le 22 mai 2017 (Crédit : Twitter/Oren Hazan)

Maudits médias

A la fin de la cérémonie, M. Trump et son épouse Melania devisent avec M. Netanyahu et sa femme Sara sur leur affection et leur admiration réciproques, et leur aversion des médias.

« A la différence des médias, la majorité des gens en Israël nous aiment, alors nous leur disons combien vous êtes courageux et ils vous aiment aussi », dit Mme Netanyahu. « Nous avons là quelque chose en commun », répond M. Trump. « Nous avons beaucoup de choses en commun, Donald et moi », dit Mme Netanyahu à Mme Trump, « les médias sont les mêmes ».

Du Proche-Orient au… Proche-Orient

S’exprimant à la résidence présidentielle israélienne lundi à Jérusalem, M. Trump rapporte que sa délégation et lui arrivent « tout juste du Proche-Orient » (où se trouve aussi Israël). Il se corrige rapidement pour dire qu’ils arrivent d’Arabie Saoudite.

Intrusion russe

La visite soigneusement encadrée dévie brièvement des plans prévus lors d’une apparition de MM. Trump et Netanyahu devant les médias. Un journaliste les interpelle sur le scandale des informations classifiées que le président américain aurait partagées avec des responsables russes reçus à la Maison Blanche et qui proviendraient du renseignement israélien. « Je n’ai jamais mentionné le mot ou le nom d’Israël. Jamais mentionné ça au cours de cette conversation », répond M. Trump à la volée, « tout le monde dit que je l’ai fait, vous voilà donc avec une fausse histoire en plus ».

Jérusalem, quel pays ?

Un direct vidéo de la Maison Blanche, lundi, présente des déclarations de M. Trump comme faites à Jérusalem, Israël. La position traditionnelle des Etats-Unis sur Jérusalem veut que le statut de la ville soit négocié entre Israéliens et Palestiniens avant de trancher la question de souveraineté.

Le lendemain, l’orthodoxie diplomatique américaine est restaurée et Jérusalem redevient une ville sans état dans un nouveau direct de la Maison Blanche.

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