Yaalon aurait accusé HaBayit HaYehudi de la violence des résidents des implantations
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Yaalon aurait accusé HaBayit HaYehudi de la violence des résidents des implantations

Le ministre de la Défense aurait dit que les déclarations des élus du parti ont provoqué des attaques contre les Palestiniens et l'armée

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le ministre de la Défense d'alors Moshe Yaalon et le chef d'état-major Gadi Eizenkot pendant une visite en Cisjordanie, le 6 octobre 2015. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le ministre de la Défense d'alors Moshe Yaalon et le chef d'état-major Gadi Eizenkot pendant une visite en Cisjordanie, le 6 octobre 2015. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon aurait accusé les ministres du parti pro-implantations HaBayit HaYehudi d’incitation à la violence, et aurait affirmé qu’ils portent la responsabilité de la recrudescence du nombre d’incidents dans lesquels des résidents des implantations attaquent des Palestiniens, ainsi que des soldats de Tsahal, en Cisjordanie.

Lors d’une réunion du cabinet de sécurité lundi, Yaalon aurait déclaré que les propos incendiaires de ministre de l’Éducation Naftali Bennett, le chef de file de HaBayit HaYehudi, et d’autres membres de son parti, étaient à l’origine d’une série d’attaques de représailles des résidents des implantations, a rapporté la radio militaire.

Des sources dans l’appareil de la sécurité ont, selon la radio, constaté une augmentation significative du nombre d’attaques de résidents des implantations contre des Palestiniens et des soldats de Tsahal en Cisjordanie, parallèlement à une série d’attaques violentes menées contre les Juifs.

« Les allégations affirmant que les mains de l’armée israélienne seraient liées et que l’activité militaire n’est pas assez [puissante] pour arrêter la vague d’attentats terroristes – poussent les gens à prendre la loi entre leurs propres mains, » aurait déclaré Yaalon, apparemment en référence aux déclarations faites aux médias de Bennett et de membres de son parti.

Des ministres et des élus de HaBayit HaYehudi avaient également cherché à arracher une promesse du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à élargir la construction dans les implantations en réponse aux attaques terroristes. Netanyahu a refusé.

Des résidents des implantations ont planté vendredi une tente de protestation devant la résidence du Premier ministre, pour demander un usage plus important de la force militaire et pour élargir la construction.

Mardi, le commandant de la région Centre de l’armée israélienne, le général Roni Noma, a rencontré les dirigeants des résidents des implantations pour discuter de la situation sécuritaire, affirmant que l’armée dispose d’une « entière liberté opérationnelle » en Cisjordanie.

Les dirigeants du Conseil de Yesha ont également rencontré Netanyahu et Yaalon mardi soir pour des éclaircissements.

Dans un communiqué publié après la réunion, les répresentants des résidents des implantations ont affirmé n’avoir reçu que des réponses « partielles et non-satisfaisantes ».

Le ministre de la Défense Moshe Yaalon (à gauche), avec le maire d'Efrat Oded Ravivi (à droite) dans l'implantation du Gush Etzion le 30 septembre 2015 (Crédit photo: Gershon Elinson / Flash90)
Le ministre de la Défense Moshe Yaalon (à gauche), avec le maire d’Efrat Oded Ravivi (à droite) dans l’implantation du Gush Etzion le 30 septembre 2015 (Crédit photo: Gershon Elinson / Flash90)

Lors d’une tournée mardi au quartier général de la Brigade de Samarie de l’armée israélienne, Yaalon semblait se déchaîner contre ceux qui appellent à une répression plus forte contre les émeutiers palestiniens.

« Je demande aux ministres, députés et des chefs des conseils locaux de [Cisjordanie] d’arrêter d’utiliser un langage chauvin, en disant que nous devrions passer de la défensive à l’offensive. Pour ceux qui ne le sauraient pas – l’armée israélienne est en mode offenif depuis l’opération Bouclier défensif », a déclaré le ministre de la Défense, se référant à une répression anti-terroriste en Cisjordanie qui a duré plus de trois semaines en mai 2002, au cours de la brutale deuxième Intifada.

« Il n’y a pas de problème de liberté d’action et aucun problème à soutenir les commandants. Malheureusement, ces propos font que les citoyens prennent la loi entre leurs propres mains », a comclu Yaalon.

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