Survivants de l’Holocauste et chefs d’Etat se retrouvaient mardi à Auschwitz, 70 ans après la libération du camp d’extermination nazi, pour lancer un nouveau « Plus jamais ça », François Hollande dénonçant juste avant sa venue au mémorial de la Shoah, le « fléau » de l’antisémitisme, une « réalité insupportable » aujourd’hui en Europe.

Le Times of Israel suit pour vous les événements.

Fin du direct

La maire de Paris rend hommage aux survivants et aux victimes de l’enfer

Après s’être rendue au mémorial de la Shoah ce matin, la maire de Paris et les conseillers de Paris, rendent un hommage depuis l’Hôtel de Ville de Paris, en rappelant la nécessité du devoir de mémoire, devant les survivants de la Shoah qu’elle avait invités.

Les 176 rescapés, qui venaient entre autres des camps de Sobibor, de Ravensbruck, se sont vus remettre la médaille de la ville « Grand Vermeil », soit le plus haut grade existant.

La maire a assuré que la ville de Paris ferait tout pour assurer la sécurité de la communauté juive, faisant écho aux inquiétudes des Juifs de France après la prise d’otages du 9 janvier dernier du magasin Hyper Cacher à Vincennes, où 4 hommes juifs ont été tués.

Gauck : « Pas d’identité allemande sans Auschwitz »

Pour lire l’intervention du président allemand Joachim Gauck, ou celle de la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le président allemand, Joachim Gauck, lors de son discours à la Bundestag le 27 janvier 2015 pour commémorer les victimes de l'Holocauste (Crédit :  AFP PHOTO / TOBIAS SCHWARZ)

Le président allemand, Joachim Gauck, lors de son discours à la Bundestag le 27 janvier 2015 pour commémorer les victimes de l’Holocauste (Crédit : AFP PHOTO / TOBIAS SCHWARZ)

Vidéo : discours de Hollande au mémorial de la Shoah

Pour connaître le programme de la matinée du président français, cliquez ici.

Rencontre entre Shalom et Mammadyarov

Le ministre de l’Energie et de l’Infrastructure nationale, Silvan Shalom a rencontré le ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, qui s’est engagé à poursuivre la coopération bilatérale pour l’énergie et les infrastructures.

L’entretien entre Shalom et Mammadyarov a eu lieu à la cérémonie marquant les 70 ans de la libération du camp d’Auschwitz. Shalom s’est réjoui de la présence du ministre azéri alors qu’il est le ministre des Affaires étrangères d’un pays musulman.

Shalom a affirmé à Mammadyarov que sa venue à Auschwitz honore les relations entre l’Azerbaïdjan et Israël.

Les deux ministres ont également évoqué les efforts visant à établir un institut d’études caucasiennes à l’Université de Haïfa.

Silvan Shalom rencontre le ministre des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov azéri en marge d'un hommage pour les 70 ans de la libération d'Auschwitz, à Oswiecim, en Pologne, - 27 Janvier 2015. (Crédit : autorisation du ministère de l'Infrastructure nationale de courtoisie et de l'énergie Ministère)

Silvan Shalom rencontre le ministre des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov azéri en marge d’un hommage pour les 70 ans de la libération d’Auschwitz, à Oswiecim, en Pologne, – 27 Janvier 2015. (Crédit : autorisation du ministère de l’Infrastructure nationale de courtoisie et de l’énergie Ministère)

Les villes françaises les plus touchées par les actes antisémites en 2014

51% des actes racistes commis en France en 2014 ont visé des juifs.

En 2014, le nombre d’actes antisémites recensés sur le territoire français a doublé passant de 423 en 2013 à 851.

A l’image des attentats de début janvier à Paris, « on tue des hommes, des enfants en bas âge pour l’unique raison qu’ils sont Juifs » note le rapport réalisé par le service de protection de la communauté juive (SPCJ) et basé sur les statistiques du ministère de l’Intérieur.

Les villes françaises les plus touchées par les actes antisémites en 2014 sont Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Sarcelles, Strasbourg, Nice, Villeurbanne et Créteil. Au cours du mois de juillet, au plus fort du conflit qui a opposé Israël au Hamas, les actes antisémites ont quasiment quadruplé.

Bien que ne représentant que 1 % de la population française, les juifs sont confrontés à 51% des actes racistes commis en France en 2014. A l’inverse le rapport met en lumière le fait que les actes racistes, hors actes antisémites, recensés en 2014 sont en recul de 5% comparativement à 2013.


Le SPCJ est une association qui a été créée en 1980, au lendemain de l’attentat de la rue Copernic à Paris.

Sa vocation exclusive est la protection de la vie juive dans toutes ses pluralités.

Avec 70 ans de retard, sortie des rushes de Hitchcock sur la Shoah

Un documentaire sur la Shoah sur basé sur des rushes inédits tournés par Alfred Hitchcock lors de la libération des camps de concentration nazis a été diffusé lundi dans 15 pays, dans le cadre des commémorations de la Journée internationale du Souvenir de l’Holocauste.

Pour lire l’article, cliquez ici.

Quelque 200 000 personnes impliquées dans les camps de la mort

La difficulté pour la justice réside dans la contrainte de montrer le rôle direct dans la mort des victimes, indique l’historien Fabrice d’Almeida sur France 2.

Il rappelle la grandeur de la superficie du camp d’Auschwitz, soit 40 km2, soit la moitié de Paris.

Entrée principale du camp de la mort d'Auschwitz (Crédit : CC-BY Tulio Bertorini)

Entrée principale du camp de la mort d’Auschwitz (Crédit : CC-BY Tulio Bertorini)

La cérémonie va bientôt débuter

La cérémonie en l’honneur des victimes de l’antisémitisme et de la barbarie nazie va bientôt commencer.

Il n’y aura pas de discours de la part des chefs d’État, hormis celui du président polonais Bronislaw Komorowski.

François Hollande est arrivé à Auschwitz, c’est la première fois qu’il s’y rend.

Il y aura une procession où les survivants seront en tête, suivis par les politiciens venus.

Capture d’écran France 2 - violonistes jouent avant la cérémonie à Auschwitz (Crédit : France 2)

Capture d’écran France 2 – violonistes jouent avant la cérémonie à Auschwitz (Crédit : France 2)

Le président polonais : « Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre »

« Nous nous retrouvons dans le lieu où la civilisation s’est systématiquement effondrée et la mort est devenue une industrie et où l’être humain a été réduit à un numéro, » affirme Bronislaw Komorowski.

Le président polonais salue le courage des soldats de l’Armée Rouge qui ont délivré le camp.

« Vous êtes les gardiens de la mémoire, du crime lui-même, des idéologies, de la mémoire du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie, qui ont été à l’origine de ces crimes, » poursuit-il.

Il rappelle « la mémoire d’Auschwitz, le souvenir d’une plaie encore ouverte et qui a laissé une empreinte indélébile. »

Il remercie « les gardiens de la mémoire qui transmettent l’histoire des camps et du nazisme, notamment le musée d’Auschwitz qui contribue a sauvegarder la mémoire des victimes ».

Il exhorte le monde à se rappeler les signes du mal pour éviter de revivre ce passé, en reprenant la phrase tristement célèbre de Primo Lévi : « Oublier le passé, c’est se condamner à le revivre. »

Capture d’écran Bronislaw Komorowski (Crédit : France 2)

Capture d’écran Bronislaw Komorowski (Crédit : France 2)

Une ancienne prisonnière témoigne

Alina Birenbaum, cette survivante de la Shoah vit depuis en Israël et y a eu une carrière de poète.

« Je suis morte plusieurs fois. »

« J’ai été témoin de souffrances incroyables, je pensais avec tristesse que j’allais finir brûlée sans avoir connu un baiser d’amour. »

« Je reste bouleversée devant la barbarie, quand des gens se font encore décapiter, c’est que la Shoah n’a pas été suffisante puisque le racisme existe encore. Le pire reste encore possible. »

Capture d’écran ancienne prisonnière d'Auschwitz témoigne 70 ans après (Crédit : France 2)

Capture d’écran ancienne prisonnière d’Auschwitz témoigne 70 ans après (Crédit : France 2)

Minute de silence demandée par un survivant

Roman Kent : « éviter que notre passé soit l’avenir de nos enfants »

Libéré en avril 1945 avec son frère et a émigré à New York.

« Une minute à Auschwitz, c’est comme une journée entière. Une journée entière ressemblait à un mois entier. Un mois entier était une éternité. Qui peut vivre et combien d’éternités ? »

Son père lui a demandé « de ne jamais oublier les camps. Mais oublier les camps est impossible, cela m’a tenu éveillé la nuit. »

« Des visages sont inscrits dans ma mémoire. Comment on peut oublier l’odeur des chairs brûlées, des gens qui arrivaient et qui ne se connaissaient pas et suivaient le même destin. La lacération des enfants arrachés aux bras de leurs mères, tout cela résonne encore dans mes oreilles. »

Il se demande si « les cris des victimes ont atteint le paradis. » Nous ne sommes pas abandonnés au désespoir, aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous n’osons pas oublier les millions de personnes qui ont été assassinées. Nous devons toujours nous souvenir […] de sorte que cela ne pourra pas se reproduire, notamment ce qui s’est produit à Paris. »

« Mais souvenir ne suffit pas. Il faut agir en tant que survivant. Les générations futures doivent se mobiliser. Il faut de la tolérance chez nous et à l’école où il faut enseigner ces valeurs. Il faut être clair sur le fait que la haine n’est jamais vertueuse. »

« Quand je pense à la Shoah, […] il y a peu d’actes que je considère comme vertueux et sain. Je pense aux Justes [parmi les nations] qui ont mis en péril leur vie pour sauver celles d’un étranger. Une poignée de personnes a montré au monde la force de l’engagement dans des choix moraux. »

« Nous, les survivants, partageons un but commun avec les générations futures et on peut espérer que notre passé, que notre histoire ne soit pas l’avenir de nos enfants. (répète t-il à deux reprises). »

« On tente d’aseptiser la Shoah afin de gommer l’aspect brutal et véritablement ‘malade’ de la Shoah. L’expression ‘perdre quelqu’un’ revient à dire qu’on a ‘égarer quelqu’un’. Les 6 millions de personnes ont été assassinées. Ceux qui ont péri ont été assassinés dans les fours crématoires. Il faut nommer les choses et non diminuer l’outrage qui a été porté. Il faut nommer les auteurs de ces actes qui ont essayé d’effacer les traces qui ne peuvent être niées. »

« Il y a des signes de compassion. C’est un progrès. Il y a encore tellement à faire. Il faut continuer à s’engager.

« Si j’avais la possibilité, j’aurais rajouté un onzième commandement : il ne faut pas oublier. » [sic]

Il cite Primo Levi : « quelque soit le pays d’où l’on voit les rues du camp, les cendres d’Auschwitz sont un avertissement. […] Il faut que cette haine ne resurgisse jamais, que ce soit pour demain ou pour l’éternité. »

Capture d’écran  Roman Kent (Crédit : France 2)

Capture d’écran Roman Kent (Crédit : France 2)

Le ministre des Affaires étrangères anglais s’exprime à Auschwitz

Le Secrétaire britannique des Affaires étrangères Philip Hammond, à la tête de la délégation britannique pour rendre hommage aux victimes et aux survivants de la Shoah, a dit depuis Auschwitz :

« Je suis honoré d’avoir été à Auschwitz-Birkenau aujourd’hui, 70 ans après sa libération. Debout dans ce décor de refroidissement et d’imaginer ce qui est arrivé ici, j’ai vu par moi-même comment l’horreur sans précédent de l’Holocauste continue d’avoir une signification universelle. La Shoah est également encore assez proche dans le temps pour que les survivants peuvent encore témoigner des horreurs qu’ont subies les juifs et la terrible souffrance des nombreux millions d’autres victimes des nazis.

Nous nous souvenons des victimes qui ont péri et je rends hommage aux survivants [qui sont] encore avec nous, dont beaucoup travaillent sans relâche pour partager leurs histoires et transmettre leurs souvenirs à la prochaine génération.

Nous continuons de nous dresser contre ceux qui déforment ou nient l’Holocauste et de faire face à l’antisémitisme partout où il se trouve.

Avec nos partenaires internationaux, nous continuerons à soutenir l’éducation de l’Holocauste, le souvenir et la recherche – telle une importance fondamentale en eux-mêmes, et pour la prévention des futurs génocides. »

Philipp Hammond à Auschwitz pour les 70 ans de la libération du camp (Crédit : Odd Andersen/AFP)

Philipp Hammond à Auschwitz pour les 70 ans de la libération du camp (Crédit : Odd Andersen/AFP)

Ronald Lauder : « Je ne suis pas un survivant. Je suis juif »

« Je ne suis pas un survivant, mais je suis reconnaissant à ceux qui sont ici aujourd’hui et dont je salue le courage. Je suis juif. Cet endroit terrible heurte nos âmes, si j’étais né en Hongrie, à New York en février 1944, si j’avais survécu. La réponse est ‘non’, j’aurais été l’une des victimes hongroises, » déclare Ronald Lauder, président du Congrès Juif Mondial.

« L’Allemagne nazie pensait que les Juifs n’avaient pas le droit à la vie. »

Il souligne la complicité des pays de l’Europe.

« Personne n’a trouvé de réponse adéquate devant l’effroyable endroit que représente Auschwitz. »

Il rappelle que tous l’antisémitisme reste prégnant en Europe car les écoles, les entreprises appartenant à des Juifs sont prises pour cible.

Il regrette la diabolisation d’Israël car elle est devenue un prétexte et une opportunité pour s’attaquer aux Juifs et devenir ainsi de l’antisémitisme.

« Le peuple juif est reconnaissant de l’action des gouvernements qui doivent se dresser devant les vagues de haine. La tolérance doit être enseignée. On ne devrait pas dire aux gens que l’on doit tuer au nom de dieu. »

« Tous les pays qui souhaitent l’annihilation d’un autre devraient être expulsés du concert des nations. Ils doivent appliquer une tolérance zéro devant la haine. […] L’indifférence du monde, l’antisémitisme du monde a mené à Auschwitz. Ne laissez pas cela se répéter, ne laissez pas cela se répéter. »

Capture d’écran Ronald Lauder (Crédit : France 2)

Capture d’écran Ronald Lauder (Crédit : France 2)

« Plus jamais ça », écrit Obama dans un communiqué

Le président américain Barack Obama a marqué mardi le 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz en mettant en garde contre une résurgence de l’antisémitisme et en exhortant la communauté internationale à faire en sorte qu’un tel génocide ne se reproduise « plus jamais ».

Jurant de « ne jamais oublier » la mort des six millions de juifs et les millions d’autres personnes assassinées par le régime nazi, Obama a appelé la communauté internationale à faire en sorte que ce génocide « ne se reproduise plus jamais ».

« Les récentes attaques terroristes survenues à Paris nous rappellent de façon douloureuse notre devoir de condamner et de combattre la résurgence de l’antisémitisme sous toutes ses formes, que ce soit par la négation ou la banalisation de l’Holocauste », a déclaré le président américain dans un communiqué.

« Aujourd’hui, nous nous rassemblons et nous nous engageons auprès des millions de personnes assassinées et des survivants à faire en sorte que cela ne se reproduise plus jamais », a-t-il conclu.

Barack Obama (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)

Barack Obama (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)

Le président américain est actuellement en Arabie saoudite.

– AFP

Sonnerie du Shofar en souvenir des victimes

La sonnerie est suivie de la récitation du Kaddish, la prière des endeuillés, par les rabbins présents, face à l’assistance qui se tient dans la douleur mais debout.

Capture d’écran des rabbins présents à Auschwitz (Crédit : France 2)

Capture d’écran des rabbins présents à Auschwitz (Crédit : France 2)

Dépôt des cierges symbolisant les victimes

Après avoir passé à la prière de la liturgie catholique romaine, l’on passe à l’allumage de bougies pour perpétrer la mémoire d’Auschwitz et des victimes.

Un nouveau mémorial de la Shoah à Londres

Londres va accueillir un nouveau mémorial de la Shoah a annoncé le Premier ministre britannique mardi à l’occasion du 70e anniversaire du camp d’extermination nazi d’Auschwitz.

Le mémorial, dont l’emplacement reste à déterminer, sera construit aux côtés d’un nouveau centre pédagogique afin de « commémorer et instruire » l’histoire de la Shoah et faire en sorte qu’elle ne soit « jamais oubliée », a souligné David Cameron.

Le nouveau mémorial devrait être plus grand que celui existant déjà à Hyde Park, au centre de la capitale, et le gouvernement va participer à son financement à hauteur de 67 millions d’euros.

« Ce n’est qu’en étudiant la période la plus sombre de l’histoire humaine que nous pouvons éviter qu’elle se reproduise », s’est félicité le grand rabbin de Grande-Bretagne, Ephraim Mirvis.

David Cameron (Crédit : Flash 90)

David Cameron (Crédit : Flash 90)

– AFP

De nouvelles mesures contre l’antisémitisme ?

Quelque 30 presidents de Parlements européens ont publié mardi une déclaration commune condamnant avec force l’antisémitisme et appelant à la création d’une commission européenne inter-parlementaire pour rédiger des mesures juridiques pour lutter contre les attaques anti-juives et les autres crimes de haine.

La Turquie est le seul pays à ne pas avoir signé l’appel.

La déclaration a été signée par tous les dirigeants de parlements présents à une table ronde à Prague, à l’exception de la Turquie.

Les parlementaires européens, qui se sont réunis mardi en tant que leaders mondiaux pour marquer le 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz, ont préconisé un « triple approche », à savoir « l’éducation, la législation et l’application des lois contre les crimes haineux». Dans leur communiqué ils recommandent qu’un nouvel organisme européen traite ces questions.

« Comme présidents de parlements nous tenons à affirmer que l’antisémitisme ainsi que les autres crimes de haine constituent des problèmes pour chaque société dans laquelle ils sont autorisés à se manifester, » lit-on dans le communiqué publié lors de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste.

Il ont exprimé leur « grave préoccupation » concernant l’accroissement de la haine anti-juive, et ont constaté que « de nombreux juifs éprouvent une incapacité à s’exprimer en public en tant que Juifs, sans crainte de nuisances verbales ou physiques ».

« C’est pourquoi », poursuit le communiqué, « il est impératif que les parlements, les gouvernements, les organisations internationales et la société civile de par le monde adoptent une politique de tolérance zéro envers ces phénomènes »

Les présidents de Parlement ont exhorté le président du Parlement européen de « faire un appel pour une telle réunion ».

Un graffiti antisémite dans le district de Rome, 25 janvier 2014. (Crédit : Yuri Bugli/Facebook)

Un graffiti antisémite dans le district de Rome, 25 janvier 2014. (Crédit : Yuri Bugli/Facebook)

– Marissa Newman

La marche a commencé, les survivants en tête

Capture d’écran de la marche à Auschwitz - 27 janvier 2015 (Crédit : France 2)

Capture d’écran de la marche à Auschwitz – 27 janvier 2015 (Crédit : France 2)

Netanyahu met en garde le Hezbollah : Ne pas jouer avec le feu

Le Premier ministre Netanyahu, lors d’une conférence d’ambassadeurs et de diplomates marquant la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, se réfère à l’accord qui se dessine entre les puissances mondiales (dirigées par les Etats-Unis) et l’Iran, ainsi que les deux roquettes qui ont atterri dans le plateau du Golan plus tôt mardi.

Netanyahu souligne que son travail en tant que Premier ministre d’Israël est de s’assurer qu’il n’y ait plus de menaces existentielles contre le pays et qu’il n’y ait plus jamais de raison d’établir des lieux de mémoire comme celui du musée de Yad Vashem.

Le Premier ministre ajoute que l’accord laissant l’Iran avec la capacité de s’armer, d’abord avec un seul, puis avec plusieurs armes nucléaires. « Nous ne pouvons pas vivre avec un tel accord, » dit Netanyahu.

Se référant à l’attaque à la roquette sur le plateau du Golan, Netanyahu dit celui qui décide de contester Israël comprendra qu’Israël est bien préparé pour répondre.

Israël, dit Netanyahu, voit l’attaque du territoire syrien comme un acte très grave. Il met en garde : « Ceux qui jouent avec le feu – seront touchés par le feu. »

Plus tôt, des sources dans l’entourage de la sécurité du Premier ministre israélien, a déclaré que le Hezbollah était derrière l’attaque à la roquette.

Benjamin Netanyahu au mémorial de Yad Vashem - 27 janvier 2015 (Crédit : Haim Zach/GPO)

Benjamin Netanyahu au mémorial de Yad Vashem – 27 janvier 2015 (Crédit : Haim Zach/GPO)

17 plaques car 17 langues étaient parlées dans le camp

17 plaques car 17 langues étaient parlées dans le camp.

La cérémonie va se poursuivre sous la direction de Piotr M. A. Cywiński, le directeur du musée d’Auschwitz.

Capture d’écran des chefs d'État devant la bougie allumée - 27 janvier 2015 (Crédit : France 2)

Capture d’écran des chefs d’État devant la bougie allumée – 27 janvier 2015 (Crédit : France 2)

Capture d’écran de la plaque française qui est à Auschwitz (Crédit : France 2)

Capture d’écran de la plaque française qui est à Auschwitz (Crédit : France 2)

Poutine : « Toute tentative de réécrire l’Histoire est inacceptable »

« Toute tentative de taire les événements, de fausser, de réécrire l’Histoire est inacceptable et immorale », a déclaré le chef de l’Etat russe, lors d’une cérémonie à Moscou au musée du Judaïsme pour le 70e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.

« Souvent, derrière ces tentatives, il y a le désir de cacher sa propre honte, la honte de sa lâcheté, hypocrisie et trahison, de cacher sa complicité tacite, passive ou active avec les nazis », a ajouté M. Poutine sans dire qui il visait.

« Les faits historiques sont irréfutables. Ils démontrent que les ‘Bandéristes’ et autres collaborateurs, des complices d’Hitler, ont participé au génocide du peuple juif », a martelé le président.

Les « bandéristes » évoqués par le président russe sont les partisans de Stepan Bandera, leader des combattants anti-soviétiques de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA).

L’UPA, qui a affronté l’Armée rouge et dont les membres ont combattu mais aussi collaboré avec les Nazis, est abhorrée en Russie tandis que dans l’ouest de l’Ukraine, Stepan Bandera est considéré comme un héros de la lutte pour l’indépendance ukrainienne.

La mémoire du chef de file des nationalistes ukrainiens est toujours célébrée par les partis d’extrême-droite Svoboda et Pravy Sektor, ce qui prouve que l’Ukraine « suit la voie des Nazis », selon la diplomatie russe.

Depuis plusieurs années avec les pays baltes mais surtout depuis le début du déclenchement de la crise ukrainienne, Ukrainiens et Russes se livrent une guerre des mémoires sur le rôle de l’Armée rouge ou des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale.

Dernière polémique en tête, avec la Pologne cette fois-ci : la semaine dernière, la Russie avait accusé la Pologne de « se moquer de l’Histoire » et de faire preuve d' »hystérie anti-russe », après les déclarations du chef de la diplomatie polonaise selon lequel les Ukrainiens, et non l’Armée rouge, avaient libéré le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.

Ce camp a été libéré le 27 janvier 1945 par des soldats du « Premier Front ukrainien » de l’Armée rouge, composée de soldats originaires des différentes républiques soviétiques, notamment des Russes et des Ukrainiens.

« 70 % des combattants et officiers de l’Armée rouge étaient russes », a souligné mardi M. Poutine. « Et la grande partie du sacrifice sur l’autel de la Victoire a été fait par le peuple russe », a-t-il ajouté, en référence aux 20 millions de morts qu’a subi l’URSS.

Poutine n’a pas participé aux cérémonies organisées en Pologne pour la célébration du 70e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, estimant ne pas avoir reçu d’invitation officielle, bien que Varsovie ait fait valoir qu’aucune invitation officielle n’a été envoyée aux nombreux chefs d’Etat y participant.

Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors d'une cérémonie au Kremlin, le 25 mars 2014 (Crédit : Alexei Nikolsky/AFP Photo/Ria Novosti/POOL)

Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours lors d’une cérémonie au Kremlin, le 25 mars 2014 (Crédit : Alexei Nikolsky/AFP Photo/Ria Novosti/POOL)

– AFP

François : « Auschwitz crie la douleur d’une souffrance effroyable »

Le pape François a tweeté un message dans dix langues à ses 7,5 millions de followers.

« Auschwitz crie la douleur d’une souffrance effroyable et réclame un avenir de respect, de paix et de rencontre entre les peuples ».

Stephen Harper rend hommage aux victimes de la Shoah

« Nous continuerons à soutenir la mémoire de la Shoah et l’éducation pour combattre l’antisémitisme à travers le monde, » a déclaré le Premier ministre canadien sur son compte Twitter.

Récemment, le ministre des Affaires étrangères canadien, John Baird, s’est exprimé sur l’existence de l’État juif.

Valls : « il faut poser les mots pour combattre l’antisémitisme »

Le Premier ministre français s’était exprimé, le 13 janvier, au nom du gouvernement français quant à l’attitude à adopter face au fléau de l’antisémitisme, lors des attentats de Vincennes, qui avaient eu lieu le 9 janvier.

Pour lire le discours en entier prononcé, cliquez ici.