TORONTO – La Ville d’Ottawa ne mettra pas un terme à une exposition qualifiée d’ « apologie du terrorisme » par l’ambassade d’Israël et la communauté juive locale.

« Invisible », une création d’un artiste palestinien basé à Toronto, Rehab Nazzal, met l’accent sur « la Palestine … et son occupation militaire par Israël », selon une brochure de la galerie. L’exposition, qui a lieu jusqu’au 22 juin se déroule à l’intérieur de l’hôtel de ville de la capitale canadienne depuis le 9 mai.

L’ambassade d’Israël à Ottawa a fait savoir que l’exposition « reflète une culture de haine et d’incitation qui contredit les valeurs du Canada en tant que gardien de la paix et champion contre le terrorisme ».

Rafael Barak, l’ambassadeur d’Israël au Canada, avait fait connaître la nature problématique de l’exposition faisant l’apologie d’anciens terroristes.

Ceux-ci sont présentés à travers l’exposition comme des « artistes » ou des « leaders ». Un communiqué ajoute que Rehab Nazzal est un parent de Khalil Nazzal, qui a dirigé le massacre de l’école de Maalot en Israël qui a eu lieu en 1974, et qui a tué 22 enfants et trois adultes.

Barak avait rencontré le maire d’Ottawa qui lui avait signifié que l’exposition « ne reflètait pas ses valeurs ou celle de la ville d’Ottawa ».

Suite à ces informations, et notamment l’identité des personnages glorifiés dans cette exposition, la Fédération Juive d’Ottawa a demandé au maire de retirer une exposition « inappropriée », qui est « blessante pour la communauté juive » et « offensante pour toute personne éprise de paix », a-t-elle fait savoir dans un communiqué publié la semaine dernière.

Mais la ville, qui a informé la Fédération qu’elle était incapable de supprimer l’exposition, a « cité un certain nombre d’irrégularités dans le processus de sélection », a déclaré Andrea Freedman, le président de la Fédération juive d’Ottawa.