Le président américain Donald Trump envisagerait d’adopter une approche plus coercitive pour contrer les activités militaires de l’Iran, qui consisterait à limiter les programmes balistiques et nucléaires de la République islamique, ainsi que son soutien aux groupes terroristes.

Parmi les mesures envisagées, on compte notamment l’interception d’armement destiné aux alliés de l’Iran, notamment le Hamas, groupe terroriste au pouvoir dans la bande de Gaza, a indiqué Reuters jeudi, citant des sources anonymes d’anciens et actuels membres de l’administration américaine. D’autres mesures impliquent de lutter contre le cyber-espionnage iranien, de contrer les efforts de l’Iran pour raviver les tensions au Bahreïn, pays à majorité chiite, et de réagir plus agressivement au harcèlement des navires iraniens dans le Golfe persique par les Gardiens de la Révolution.

« Je la qualifierai de stratégie large contre les activités pernicieuses de l’Iran : financement du matériel, soutien du terrorisme, création d’une instabilité dans la région, notamment en Syrie, en Irak et au Yémen », a déclaré un responsable américain.

L’article, qui indique que cette proposition pourrait être rendue publique avant la fin du mois, n’a pas précisé comment les États-Unis choisiront de contrer ces activités.

Un missile lancé des montagnes Alborz, en Iran, et portant l'inscription "Israël doit être effacé", le 9 mars 2016. (Crédit : Fars News)

Un missile lancé des montagnes Alborz, en Iran, et portant l’inscription « Israël doit être effacé », le 9 mars 2016. (Crédit : Fars News)

La proposition, rédigée entre autres par le secrétaire à la Défense James Mattin, le secrétaire d’État Rex Tillerson, et le conseiller à la sécurité national H.R. McMaster, a été soumise à Trump durant une réunion du Conseil de sécurité nationale la semaine dernière, selon Reuters.

Il n’a cependant pas été suggérer de limiter les activités militaires de l’Iran en Syrie, de crainte que cela ne perturbe la campagne actuelle contre l’État islamique.

Un responsable, cité dans l’article, explique que l’Iran et son allié le Hezbollah, qui luttent tous deux en Syrie pour le président syrien Bashar el-Assad, ont « bien aidé » à faire perdre du terrain à l’État islamique en Syrie.

Malgré la priorité accordée par Washington à la défaite de l’État islamique, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que l’Iran cherchait à remplir le vide laissé par la défaite du groupe, en s’implantant militairement en Syrie, ce qui, selon Israël, donnerait à la République islamique un front supplémentaire duquel menacer l’État juif.

Cet article a été publié alors que Trump pourrait déclarer que l’Iran ne respecte pas l’accord sur le nucléaire signé en 2015 avec son prédécesseur Barak Obama. En effet, le président américain doit, deux fois par an, certifier au Congrès que l’Iran se conforme à cet accord. Trump est attendu sur le Capitole en octobre.