Une citoyenne israélienne a rejoint les combattants kurdes qui luttent contre l’Etat islamique dans le nord de la Syrie.

Israel Radio précise que la jeune femme de 31 ans, née au Canada, a contacté le groupe YPG, les Unités de protection du peuple dans le Kurdistan syrien, par le biais d’Internet.

Elle a quitté son domicile à Tel Aviv le 2 novembre, a fait une escale à Amman avant de s’envoler pour Erbil, la capitale de la province autonome du Kurdistan en Irak.

Le nom de la femme n’a pas été révélé par Israel Radio.

Dimanche, la future combattante a annoncé sur sa page Facebook qu’elle était à Nusaybin en Turquie. Elle était sur le point de commencer son entraînement dans les montagnes à la frontière syrienne le jour même.

Elle a confié à Israel Radio qu’elle voulait apporter sa contribution à la lutte nationale kurde. Elle espère aussi que son expérience dans l’armée israélienne sera utile aux Kurdes.

Selon les informations publiées sur sa page Facebook, la jeune femme faisait partie de l’unité du Commandement de la Défense passive de Tsahal.

Elle a aussi posté des photos d’elle prises dans les montagnes irakiennes et au Kurdistan syrien.

« A l’armée, nous proclamions Aharai – après-moi. Montrons à l’EIIL ce que cela signifie », écrit-elle, utilisant l’autre acronyme de l’Etat islamique.

L’Etat islamique a subi un certain nombre de revers grâce aux combattants kurdes en Irak. Ces derniers ont aussi réussi à pousser l’EI dans une impasse militaire dans la petite ville de Kobané à la frontière syrienne.

Ces combats prolongés à Kobané empêchent l’EI de se concentrer sur des zones importantes sur le plan stratégique en Syrie ou en Irak. Même si, les militants extrémistes occupent déjà plusieurs fronts dans cette région.

Près de deux mois après que l’EI ait lancé une attaque éclair sur la ville à majorité kurde près de la frontière turque, – une bataille coûteuse qui n’en finit pas.

Les militants syriens et kurdes estiment que près de 600 combattants de l’Etat Islamique ont perdu la vie – ce sont les pertes les plus lourdes que le groupe a subi depuis qu’il a envahi de larges pans de la Syrie et de l’Irak cet été.

Les combats féroces durent depuis 7 semaines et les renforts arrivent de toutes parts pour soutenir les deux parties. Mais les positions autour de Kobané restent les mêmes. L’EI contrôle 40 % de la ville, selon les militants kurdes et syriens et les observateurs.

L’EI a aussi subi des pertes sur plusieurs fronts irakiens où il lutte contre les forces du gouvernement, les milices peshmerga et shiite. Ils reçoivent de l’aide de l’Iran et du Hezbollah du Liban.

Un groupe de 150 soldats kurdes irakiens, connus sous le nom de peshmerga, a été déployé la semaine dernière à Kobané.

Ils ont en leur possession des armes plus sophistiquées dont des missiles antitanks et de l’artillerie pour venir en aide à leurs frères syriens qui défendent la ville.

Ils ont déjà fourni une partie de l’artillerie aux combattants kurdes. Il est encore trop tôt pour savoir si cette aide leur a permis de faire une différence sur le terrain.