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2 jours de retard pour un vol Transavia Tel Aviv-Paris ; la justice française saisie

Les voyageurs, qui dénoncent des conditions déplorables, exigent désormais des indemnités auprès de la compagnie aérienne

Un Boeing 737 de la compagnie Transavia à l'aéroport de Paris-Orly. (Crédit : CC BY Mathieu Marquer/Flickr)
Un Boeing 737 de la compagnie Transavia à l'aéroport de Paris-Orly. (Crédit : CC BY Mathieu Marquer/Flickr)

Un vol Transavia Tel Aviv-Paris est arrivé avec deux jours de retard la semaine dernière après une série d’incidents malheureux. Les voyageurs, plusieurs centaines, qui dénoncent des conditions déplorables, exigent désormais des indemnités auprès de la compagnie aérienne.

Prévu jeudi soir, le vol a d’abord été annoncé avec quatre heures de retard. Puis, il a nouveau été retardé en raison de la présence à bord de deux passagères égarées, parlant arabe, montées à bord par « erreur ».

« Ces passagères appartenaient à un vol de la compagnie EasyJet [à destination d’Istanbul]. Une fois que ces deux personnes-là sont parties, la police israélienne est intervenue pour fouiller les sièges, les bagages à main », a expliqué l’un des passagers, Jules, à RTL.

Le personnel de bord a finalement expliqué que le vol ne partirait pas car l’équipage avait alors dépassé son quota d’heures pour la journée.

Les centaines de passagers ont ainsi passé une nuit blanche dans l’avion, et tout le monde a dû débarquer.

« On a attendu plus de trois heures au niveau des récupérations de bagages, sans aucune information ni à manger, les enfants par terre qui pleuraient », a indiqué Jules.

« Même les hôtesses de l’air étaient surprises que deux passagers se soient introduits dans le vol par erreur. Et nous non plus, on ne comprend toujours pas comment une telle chose a pu arriver », a-t-il ajouté auprès d’i24News.

Le vol de remplacement, prévu le jour suivant, a finalement lui aussi été annulé.

Jules et les passagers ont ainsi dû passer une nouvelle nuit à Tel Aviv, à leurs frais, plusieurs dormant au sol à l’aéroport, avant de finalement pouvoir rentrer en France.

« Ça faisait plus de 36 heures qu’on était dans l’aéroport, on n’en pouvait plus », a-t-il expliqué.

« Cela a été très difficile pour les familles car les enfants étaient très jeunes et aussi pour les personnes âgées qui avaient besoin d’une assistance pour se déplacer », a déclaré un autre passager, Benjamin Marciano. « Ils ont du attendre des heures, 28h en tout, sur un fauteuil roulant et personne pour leur apporter un verre d’eau ou se rafraichir. Cela a été très éprouvant. »

« Il y avait beaucoup de solidarité dès le début, des personnes ont eu l’idée de tous se rassembler sur un groupe WhatsApp et de saisir la justice. Je ne pense pas que le projet soit totalement en marche mais les personnes qui en sont à l’origine sont très déterminées », a-t-il ajouté.

Jules a déjà reçu 600 euros d’indemnisation.

Dans un communiqué, Transavia a présenté ses excuses aux passagers et affirmé que ceux-ci seraient contactés individuellement.

L’avocat Gilles-William Goldnadel a saisi la justice au nom de certains des passagers.

 

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