À Dimona, bastion Likud, les « traîtres » tentent de prendre des voix à Netanyahu
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Reportage

À Dimona, bastion Likud, les « traîtres » tentent de prendre des voix à Netanyahu

A la rencontre des électeurs de cette ville éprouvante du désert - en toile de fond, l'usine, l'alyah et les compressions budgétaires qui touchent les plus démunis

Benny Biton, le maire de Dimona (au centre), pose avec des collègues du Likud au siège de campagne du parti, à  Dimona, le 8 avril 2019. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel.)
Benny Biton, le maire de Dimona (au centre), pose avec des collègues du Likud au siège de campagne du parti, à Dimona, le 8 avril 2019. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel.)

DIMONA — Il régnait comme un air de fête au siège du Likud de la ville de Dimona lundi soir, quelques heures avant l’ouverture des bureaux de vote pour les élections nationales.

Benny Biton, le maire Likud démonstratif de cette ville éprouvante du désert, en poste depuis 2013, venait d’arriver pour serrer des mains, taper dans le dos et encourager la foule de militants rassemblée pour les inciter à voter.

« Je veux plus de 50 % des votes pour le Likud demain ! » a-t-il scandé. « C’est très serré. Les gens disent que [le Premier ministre Benjamin Netanyahu] va gagner, mais ce n’est pas le moment de la suffisance ! Le Likud doit être le plus grand parti et la coalition doit inclure toute la droite. »

Ces commentaires faisaient écho à ceux du Premier ministre, qui a tiré la sonnette d’alarme ces derniers jours, avertissant que son parti pourrait perdre et voir Benny Gantz arriver au pouvoir, tentant de mobiliser les électeurs et de les encourager à aller voter.

En 2015, le Likud avait remporté 41 % des votes dans la ville, considérée comme un bastion historique du parti. Cela n’a pas empêché Kakhol lavan et d’autres challengers d’essayer d’y faire une incursion, ainsi que dans d’autres villes en développement, où nombre de leurs soutiens, d’anciens membres du Likud, sont qualifiés de traîtres.

Des affiches de campagne du Likud (à droite), avec le maire de Dimona Benny Biton et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et du parti ultra-orthodoxe Shas, dans la ville de Dimona dans le Néguev, le 8 avril 2019. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Une grande partie du soutien au Likud à Dimona relève du facteur démographique.

Situé à environ 36 kilomètres au sud de Beer Sheva, dans les collines ondoyantes du désert du Néguev, Dimona a été fondée en 1955 sous forme de lotissements afin de loger les employés de l’usine chimique Dead Sea Works. La plupart de ces habitants étaient originaires d’Afrique du nord, une population mizrahie votant traditionnellement et largement pour le Likud et son ancêtre Herut.

Bien que de nombreux Européens de l’Est aient également habité la localité, la plupart en sont partis dès qu’ils en ont eu les moyens financiers, remplacés plus tard, dans les années 1990 par un afflux de nouveaux immigrants arrivés de Russie et d’Ukraine.

L’usine chimique Dead Sea Works. (Cédit : Yossi Zamir/Flash90)

Ce sont l’usine chimique Dead Sea Works, le parc industriel Rotem et le centre de recherche nucléaire de Dimona qui garantissent l’emploi en dehors de la ville, les usines et ateliers implantés dans la ville proposant des emplois peu qualifiés.

L’emblématique usine textile Kitan, installée en 1958 et employant autrefois 2 000 personnes, a mis la clé sous la porte il y a environ sept ans.

L’ancienne usine textile Kitan à Dimona, le 8 avril 2019. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Aujourd’hui, l’usine — qui est devenue synonyme de faillite économique de la périphérie sud d’Israël — surplombe un gigantesque complexe de logements et de commerces.

De nouveaux immeubles s’élèvent dans le ciel, aux côtés des logements ternes érigés dans les années 50, 60 et 70, et les quartiers attractifs faits de pavillons bordent aujourd’hui la zone boisée du nord de la localité, initialement plantée pour protéger les habitants des tempêtes de sable.

Le maire a répété que Benjamin Netanyahu méritait de grands remerciements pour s’être occupé de Dimona et avoir soutenu d’autres villes de lotissements du Néguev — même celles qui ne sont pas dirigées par le Likud.

L’année dernière, la ville a signé un accord avec le ministère des Finances — dirigé par le président du parti Koulanou Moshe Kahlon — destiné à injecter 5,5 milliards de shekels (environ 1 milliard d’euros) pendant 10 ans pour construire 30 000 logements, ainsi que des logements et infrastructures publics — dans le but de tripler son nombre d’habitants et le faire passer à 120 000 d’ici les 10 à 15 prochaines années.

Une partie de cette croissance démographique est censée être assurée par l’armée israélienne. Ces dernières années, l’armée a déplacé ses principales installations d’entraînement de Herzliya, sur le littoral, à un emplacement situé à 15 kilomètres seulement de Dimona. En termes de demande de logements, les effets ne se sont pas encore fait sentir, d’après un membre de la municipalité.

Biton a déclaré lundi aux militants que Netanyahu lui avait assuré en privé qu’il avait décidé de désigner la base aérienne de Nevatim, à 25 minutes de route au nord de Dimona, comme site du troisième aéroport international d’Israël, en plus de l’aéroport Ben Gurion à l’extérieur de Tel Aviv de celui de Ramon récemment inauguré au sud de Dimona, près d’Eilat.

« Si le projet est approuvé, les travaux commenceront dans deux ans », a dit M. Biton.

La base aérienne de Ramat David en Basse Galilée est également considérée comme un emplacement possible pour le troisième aéroport international du pays.

L’entrée de la base militaire aérienne de Nevatim, dans le sud d’Israël, le 12 mai 2016. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israel)

« Les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être »

Face à la fiesta du Likud, les choses étaient beaucoup plus calmes au siège de campagne du parti Kakhol lavan, lundi dernier.

Hadas Edri, un Likudnik convaincu jusqu’à ce qu’il passe en 2013 au Yesh Atid de Yair Lapid (qui fait aujourd’hui partie de Kakhol lavan), travaillait tranquillement à la logistique du jour du scrutin avec un petit groupe d’autres militants.

Hadas Edri (au centre), chef de la campagne du parti Kakhol lavan dans la ville de Dimona, dans le Néguev, s’occupe de la logistique pour le jour des élections, accompagné de militants du parti, le 8 avril 2019. (Sue Surkes/Times of Israel)

Le parti espère que Meir Cohen, un ancien maire populaire de Dimona, numéro six de la liste du parti Kakhol lavan, contribuera à mobiliser les soutiens ici.

« Nous sommes pour la plupart des ex-Likudniks ici », a dit Edri. « Nous espérons obtenir plus de 12 % des voix ».

Lors des élections de 2015, Yesh Atid a remporté 8,8 % des suffrages de la ville.

Edri admet que « c’est une forteresse du Likud. Tous mes amis me demandent pourquoi j’ai quitté le Likud pour devenir un « gauchiste ». Et même si j’en étais un, ça voudrait dire que je ne suis pas un patriote ? J’ai combattu au Liban. J’ai combattu et j’ai été blessé à Gaza. Je fais 70 jours par an de service dans l’armée de réserve ».

Pourquoi a-t-il changé de camp politique ? « Parce que j’en avais marre de Bibi », a-t-il dit, utilisant le surnom de Netanyahu. « Il n’a rien fait pour nous. La périphérie en est toujours au même point ».

Le nord et le sud du pays – la périphérie géographique et économique – sont largement considérés comme défavorisés par rapport au centre du pays.

Meir Cohen (à droite) apparaît sur une affiche électorale du parti Kakhol lavan dans la ville de Dimona, dans le Néguev, avec Yair Lapid (au centre) et le chef du parti Benny Gantz, 8 avril 2019. (Sue Surkes/Times of Israel)

Des centaines de roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza, dirigée par le Hamas, vers le sud d’Israël récemment avant que Netanyahu ne finisse par agir, a-t-il accusé, faisant référence à une succession d’escalades de tirs en provenance de la bande de Gaza, et même là le Premier ministre a insisté pour un cessez-le-feu. « Ce n’est pas un héros. »

Les fonds du gouvernement ont été alloués aux partis religieux, même aux Arabes bédouins, avant qu’ils n’atteignent les villes de lotissements du Néguev, a-t-il fait valoir. Netanyahu « se moque de nous », a déploré Edri.

Et un point d’interrogation moral pèse sur Netanyahu, dont le procureur général a déclaré qu’il avait l’intention de l’inculper dans trois affaires distinctes pour fraude et abus de confiance, et corruption dans l’une d’elle, au terme d’une audition préalable.

« J’ai cinq enfants, âgés de 9 à 23 ans, et j’essaie de leur apprendre à être honnêtes – à ne pas voler, à ne pas mentir. Mais qu’est-ce qu’ils voient aux infos ? »

Edri tient Netanyahu pour responsable des divisions amères de la société israélienne. « Notre fille rentre de l’école bouleversée que les gens la traitent de gauchiste parce qu’on a des affiches Kakhol lavan devant chez nous ».

Il a ajouté : « Bibi a fait beaucoup de bien, mais il a fait encore plus de dégâts ».

« Rak Bibi »

Lundi à 15 heures, la zone industrielle Amal de Dimona était déserte. La ville est l’un des rares endroits où l’on peut encore faire la sieste l’après-midi, une pratique qui a disparu dans une grande partie du reste du pays.

L’endroit le plus fréquenté était une quincaillerie, où Ilan, l’homme derrière le comptoir, expliquait que voter pour le Likud était une chose avec laquelle on avait grandi chez lui. « On ne peut pas s’en empêcher », a-t-il dit.

La zone industrielle Amal de Dimona, déserte pendant la sieste de l’après-midi, le 8 avril 2019. (Sue Surkes/Times of Israel)

Gantz est un « gauchiste », a-t-il accusé, étayant son propos avec l’infox persistante selon laquelle la femme de Gantz serait une membre active de Machsom Watch, une association de femmes surveillant les activités des soldats de Tsahal aux points de contrôle en Cisjordanie, et filmant leurs prétendues violations des droits humains.

Plus tôt cette semaine, la société de presse Vocativ a rapporté que cette faux article était apparu en ligne 4 655 fois depuis l’annonce des élections en décembre.

À la quincaillerie Khalil Ben Israel, un soldat israélien et membre des Black Hebrews, ou African Hebrew Israelites comme ils se font appeler, estimait que le Likud était la seule option.

Mais Uriel Ben Israel, parlant hébreu avec un fort accent américain, n’était pas d’accord. « J’ai fait tant d’allers-retours entre Israël et les États-Unis que je n’ai ni la citoyenneté ni le droit de vote », a dit Uriel. « Mais si je le faisais, je voterais pour Benny Gantz ».

Des Black Hebrews de Dimona célèbrent Shavouot, la fête de la moisson. (Yonatan Sindel/Flash 90)

Les compatriotes d’Uriel sont venus de Chicago en Israël pendant le mouvement américain pour les droits civiques. Guidés par leur défunt chef spirituel, Ben Ammi Ben-Israel (né Ben Carter à Chicago), ils se disent liés au peuple juif et à la tribu perdue de Juda.

« Je me fiche de la vie privée de Bibi ou de sa prétendue escroquerie », a assuré Uriel. « Mais je pense qu’il a fait des choses dangereuses pour le pays. Le processus de paix est dans une impasse, et il y a tellement de constructions en Cisjordanie, ce qui n’est pas bon ».

Se tournant vers Khalil, il a demandé : « Pourquoi trois généraux [Benny Gantz, Gabi Ashkenazi et Moshe Yaalon, tous anciens chefs d’état-major de Tsahal] voient les choses si différemment que Bibi ? Ils sont stupides ? »

Des tests ADN pour la judéité ?

Valery, un grand immigrant musclé originaire de Donetsk en Ukraine, vit à Dimona depuis 27 ans et travaille à l’usine Dead Sea Works. Il est marié à une Bélarusse et père de deux enfants.

Valery, qui a immigré à Dimona de Donetsk, en Ukraine, il y a 27 ans. (Sue Surkes/Times of Israel)

« La démographie ici est la suivante », dit-il. « Je dirais 25 % de Russie et d’Ukraine, un peu de Boukhara, et le reste sont des Indiens et des Marocains. Je vote pour [le chef laïc du parti Yisrael Beytenu Avigdor] Liberman. Je veux que les transports et les magasins fonctionnent le jour du Shabbat. » (La plupart des magasins sont actuellement fermés le samedi et la plupart des transports en commun ne fonctionnent pas).

Valery a dit avoir entendu à la radio qu’il avait parlé d’obliger les citoyens à se soumettre à des tests ADN avant de se marier pour vérifier qu’ils sont juifs, soulevant une question très sensible pour les immigrants de l’ex-Union soviétique, dont beaucoup ont obtenu la citoyenneté par la loi du retour mais ne sont pas reconnus comme juifs par le rabbinat orthodoxe.

« Où va-t-on ? » demanda-t-il rhétoriquement.

Dans l’une des villas luxueuses, Arik, dont les grands-parents ont immigré d’Inde, a invité ce journaliste chez lui à prendre une tasse de thé à la menthe.

Lui et son épouse Dana, une assistante d’enseignement d’origine marocaine, ont emménagé il y a un peu moins d’un an. Tous deux sont nés et ont grandi à Dimona.

Villas à Dimona, le 8 avril 2019. (Sue Surkes/Times of Israel)

Arik a dit qu’il aurait envisagé de voter pour Gantz, mais n’a pas confiance en Lapid.

Il a l’intention de voter pour le Likud, tout comme ses sept frères et sœurs, malgré le fait que, sous Netanyahu, le gouvernement a réduit les versements des assurances sociales pour sa mère, qui avait travaillé dur toute sa vie comme femme de ménage dans une école. « Nous l’aidons tous », a-t-il expliqué.

Dana dit que les allégations pénales contre le Premier ministre n’étaient d’aucun intérêt. « Je sais qu’il est fort et apte à être Premier ministre, et je préfère ce que je sais déjà. Bibi s’occupe de tout. Je l’aime tout simplement », dit-elle.

Un fonctionnaire de la mairie, qui a fermé la porte avant de dire qu’il voterait pour le Parti travailliste, a déclaré avec sarcasme que les habitants de Dimona « voteraient pour le Likud même s’il était dirigé par Abu Mazen [Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne] ».

Se référant à la mémoire collective de la discrimination exercée par le mouvement Travailliste au cours des premières années de l’Etat, qui est profondément gravée dans l’esprit de nombreux immigrants d’Afrique du Nord et de leurs descendants, il a déclaré : « J’entends des gens intelligents qui sont nés ici et disent qu’ils vont voter Bibi à cause de ce qu’“ils [le Parti travailliste] ont fait à mes grands-parents il y a 70 ans”. Ils voteront sciemment contre leurs propres intérêts !

« Et je vous dis, je m’inquiète pour mes propres enfants – pas pour ce qu’ils ont fait à mes parents, qui sont déjà dans la tombe ! »

Implantations juives et activisme social

Ce n’est qu’au village étudiant d’Ayalim – qui accueille 30 jeunes à la fois – que le Times of Israel a trouvé une véritable discussion politique au cours de son périple dans la ville de Dimona.

La moitié des élèves viennent de l’extérieur de la ville et sont rentrés chez eux pour voter dans leur bureau de vote de leur quartier mardi.

De gauche à droite : Itzik, Shlomi et Avia du village étudiant Ayalim de Dimona, avec leur ami, le chien Banoffee, le 8 avril 2019. (Sue Surkes/Times of Israel)

Shlomi, originaire de Dimona, qui est sur le point de suivre un cours d’architecture d’intérieur après avoir effectué son service militaire dans le régiment de chars et passé un an en Inde et au Sri Lanka, était habillé en vêtements de travail, aidant Itzik, un habitant d’une implantation en Cisjordanie à faire des allées en béton, dans le cadre d’un projet de rénovation du village vieux de 15 ans.

Ayalim, du nom d’Ayal et Yael Sorek, qui ont été tués par des terroristes palestiniens en 2002 dans l’implantation de Karmei Tzur en Cisjordanie, quelques jours avant la naissance de leur premier fils, est une entreprise à but non lucratif destinée à encourager les jeunes à apprécier le potentiel des lieux où ils vivent et à contribuer à leurs communautés.

« Tous mes amis ont déjà déménagé vers le centre du pays », dit Shlomi, « mais je suis très bien ici. Il y a une communauté chaleureuse, une magie. Ici, il y a un terrain fertile pour que les jeunes rêvent, s’initient et réalisent des choses. »

Admettant qu’il n’est « pas emblématique de Dimona » – il était déjà actif socialement en tant que lycéen, aidant Yuli Tamir, ministre de l’Education sous Ehud Olmert de 2006 à 2009 – il prévoit de voter pour le parti Gesher d’Orly Levy-Abekasis, qui fait campagne sur un programme socio-économique et ne devrait pas dépasser le seuil électoral fixé.

« Je m’attends à ce que mon vote soit gaspillé, mais je pense qu’Orly Levy-Abekasis voit vraiment les ‘gens transparents’ comme les handicapés et les survivants de la Shoah ». Ma mère est reconnue comme étant handicapée à 100 % et je vois comment les compressions budgétaires l’ont affectée.

La députée Orly Levy-Abekasis prend la parole lors d’une conférence de la Israeli Television News Company au Jerusalem International Convention Center (ICC), le 3 septembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

« Il y a beaucoup de gens transparents à Dimona, des gens pour qui le plafond de verre est très bas. Nous avons besoin de gens comme Orly Levy pour représenter les villes en développement et la périphérie. L’Etat d’Israël doit essayer d’être aussi juste que possible en tant que société. »

Itzik, qui a quitté l’orthodoxie pour s’installer dans une implantation laïque dans les collines de Hébron, en Cisjordanie, hésitait entre voter pour HaYamin HaHadash de Naftali Bennett et Ayelet Shaked (« Ils sont les plus honnêtes en politique ») ou le parti Zehut, du candidat de droite Moshe Feiglin qui semble avoir attiré un large public parmi la jeunesse grâce notamment à sa volonté de légalisation du cannabis. « J’aime son libertarisme, l’accent qu’il met sur les libertés, dit Itzik.

A LIRE : Comment l’extrémisme du pro-cannabis Feiglin a disparu dans un nuage de fumée

Avia, qui a voté pour le Likud lors de deux élections, et dont le père est actif dans le parti, a déclaré que tant qu’elle serait de droite, elle ne voterait plus pour Netanyahu. Bien qu’elle admire beaucoup Stav Shaffir du Parti travailliste pour sa campagne visant à rendre les dépenses publiques plus transparentes, elle a déclaré qu’elle ne pouvait pas trouver un parti qui la représente vraiment et ne voterait probablement pas.

« J’ai l’impression que si je veux du changement, je dois me lever et faire bouger les choses moi-même », dit-elle. « Ce n’est que par l’action que nous pouvons changer les choses. »

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