Qui se présente et pour quoi faire ? Le guide TOI des 39 partis en lice
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"Combattre le vrai terrorisme : le désespoir"

Qui se présente et pour quoi faire ? Le guide TOI des 39 partis en lice

Capitalistes, socialistes, anarchistes, partisans d'un seul ou 2 États et les drogués rivalisent avec des propositions politiques sérieuses et stupides ; voici ce qu'il faut savoir

Des gens passent devant des affiches de la campagne électorale montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et les dirigeants de Kakhol lavan, de gauche à droite, Moshe Ya’alon, Benny Gantz, Yair Lapid et Gabi Ashkenazi, à Tel Aviv, le 3 avril 2019. Sur les affiches on peut lire, à gauche, "Un Likud fort, un Israël fort" et, à droite, "Chaque vote compte, victoire pour Kakhol lavan". (AP Photo/Oded Balilty)
Des gens passent devant des affiches de la campagne électorale montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et les dirigeants de Kakhol lavan, de gauche à droite, Moshe Ya’alon, Benny Gantz, Yair Lapid et Gabi Ashkenazi, à Tel Aviv, le 3 avril 2019. Sur les affiches on peut lire, à gauche, "Un Likud fort, un Israël fort" et, à droite, "Chaque vote compte, victoire pour Kakhol lavan". (AP Photo/Oded Balilty)

Tout a commencé par des ruptures politiques teintées de trahison, des couplages controversés, des fréquentations vouées à l’échec et des alliances forcées. Ça s’est terminé par des attaques sans merci contre des sous-marins, des téléphones piratés, la santé mentale et des trolls en ligne. Le mouvement messianique quasi-libertaire a connu une ascension inattendue, et tout au long du processus, il y a eu des sondages, des sondages et encore des sondages.

Mardi, les Israéliens se rendront aux urnes après une campagne électorale amère, marquée par des intrigues et des attaques personnelles et par des propositions politiques plus légères et globales.

Pour les électeurs et les observateurs perplexes au sujet de ce que les partis défendent réellement, après plusieurs semaines d’informations politiques, voici le Times of Israel qui jette un coup d’œil sur les 39 partis politiques en lice : les leaders, les partis bien établis qui risquent de tomber dans l’oubli, les inconnus sérieux mais sans espoir et les provocateurs bizarroïdes. Il examine leurs points de vue sur le conflit israélo-palestinien, l’économie, les questions sociales et les questions de religion et d’État, ainsi que la probabilité de leur entrée au Parlement, selon des sondages récents.

Pour couronner l’incertitude entourant le scrutin, une fois les bulletins dépouillés, un autre drame potentiellement rude attend dans les coulisses : La question de savoir à qui le Président Reuven Rivlin confiera la tâche de former le prochain gouvernement.

Que vous vouliez que Benjamin Netanyahu du Likud, Benny Gantz de Kakhol lavan, un capitaine de navire de Nazareth, ou le tout-puissant Internet (!) soit le prochain Premier ministre israélien, voici tout ce que vous devez savoir avant le 9 avril.

Vue des bulletins de vote à l’entrepôt de la commission centrale électorale à Shoham, le 25 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le Likud de Benjamin Netanyahu

Programme : La dernière fois que le Likud au pouvoir a publié un programme détaillé du parti, c’était pendant la saison électorale 2009, qui a vu Benjamin Netanyahu installé comme Premier ministre pour la deuxième fois de sa carrière – un poste qu’il occupe depuis.

Aujourd’hui, à la veille du 9 avril, le parti de droite au pouvoir a de nouveau refusé d’exposer ses orientations, préférant plutôt se baser sur ses performances passées. C’est ainsi que Netanyahu a établi un lien entre la prospérité économique d’Israël au cours de la dernière décennie et les vues libérales sur le libre marché défendues par le parti ; insisté sur le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien, un accord contre lequel il a fait pression ; vanté les solides relations américano-israéliennes sous le président Donald Trump, notamment la reconnaissance de Jérusalem et du plateau du Golan ; et a insisté sur le soutien à la construction des implantations, l’avancement de la loi de l’État-nation juif, les liens secrets avec les États arabes, entre autres.

Une affiche de campagne du Likud représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se serrant la main, est visible à Tel Aviv, le 3 février 2019. (Roy Alima/Flash90)

Après avoir approuvé la création d’un État palestinien en 2009, M. Netanyahu s’est éloigné du soutien ouvert à cette idée et, ces dernières années, tant la Maison Blanche que certains de ses rivaux politiques ont semblé suivre son exemple.

A LIRE : État palestinien : L’évolution de la pensée de Benjamin Netanyahu

Son gouvernement a dit qu’il examinerait le plan de paix Trump, qui devrait être publié au cours des prochains mois, avec un esprit ouvert. (Le contenu du plan a été étroitement gardé secret, et on ne sait toujours pas s’il comprend un État palestinien). En fin de campagne, il a promis d’appliquer la souveraineté israélienne aux implantations en Cisjordanie.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu visite le marché Hatikva de Tel Aviv, le 2 avril 2019. (Crédit : Flash90)

En ce qui concerne la religion et l’État, le parti s’en tient au statu quo de longue date à la demande de ses partenaires de la coalition ultra-orthodoxe et n’a pas cherché à rompre l’équilibre existant sur des questions telles que Shabbat, le mariage et le divorce, et la conversion.

Netanyahu entre dans la course avec la perspective d’une inculpation criminelle imminente : Le procureur général a annoncé qu’il l’accusera de fraude et d’abus de confiance dans trois affaires, et de corruption dans l’une d’elles, en attendant une audience qui devrait avoir lieu en juillet. S’il gagne cette élection et continue à gouverner après le dépôt d’un acte d’accusation, Israël entrera en territoire inconnu, préviennent les autorités judiciaires, bien qu’en vertu de la loi, il ne soit pas obligé de démissionner à moins d’être condamné pour des accusations de turpitude morale et après avoir épuisé tous les recours.

A lire : Avec 6 millions de fans sur la Toile, Netanyahu est prêt pour les élections

Principales personnalités : Dans le top 10, après Netanyahu (qui a été réélu à la tête du parti lors d’un vote en 2016), se trouvent le président de la Knesset, Yuli Edelstein, le ministre des Transports, Yisrael Katz, le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, l’ancien ministre de l’Intérieur, Gideon Saar, Miri Regev, ministre de la Culture, Yariv Levin, ministre du Tourisme, Yoav Gallant, ministre de l’Immigration, Nir Barkat, ancien maire de Jérusalem, et Gila Gamliel ministre de l’Egalité sociale.

Une affiche géante de campagne électorale montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 31 mars 2019. (Noam Revkin)

A lire : Malgré sa campagne clivante, un village bédouin sera-t-il fidèle à Netanyahu ?

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : si Netanyahu est réélu et reste au pouvoir jusqu’à la mi-juillet, il détrônera David Ben Gurion, le Premier ministre fondateur, en tant que Premier ministre le plus longtemps au pouvoir en Israël.

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Kakhol lavan de Benny Gantz

Programme : Créé en février à la suite d’une fusion entre Hossen LeYisrael de l’ancien chef de Tsahal Benny Gantz, (qui comprend également la faction Telem dirigée par Moshe Yaalon) et Yesh Atid de Yair Lapid, le parti centriste Kakhol lavan est immédiatement devenu le principal et unique challenger viable du Likud, parti dirigeant.

Acceptant d’unir leurs forces pour tenter de remplacer M. Netanyahu au poste de Premier ministre, les deux dirigeants ont conclu un accord de rotation en vertu duquel M. Gantz serait Premier ministre pendant deux ans et demi, suivi de M. Lapid pendant les deux années restantes, s’ils remportent l’élection. Suivant dans un premier temps l’exemple de Hossen LeYisrael en gardant ses propositions politiques clés, Kakhol lavan a finalement publié un programme détaillé de 45 pages basé principalement sur la plate-forme de 200 pages déjà publiée par Yesh Atid.

A lire : Lapid se confie sur la campagne, le programme de Kakhol lavan et Israël

Le contenu du programme diplomatique énoncé dans le manifeste comprend le soutien en faveur d’une Jérusalem « unie » comme capitale d’Israël, le maintien du contrôle israélien sur la vallée du Jourdain, le maintien des blocs d’implantations en Cisjordanie, avec en parallèle une détermination à engager les négociations avec les Palestiniens. Tout en promettant qu’il n’y aura pas de « second désengagement », à l’instar de celui de Gaza en 2005, la plate-forme indique également que le parti va « initier une conférence régionale avec les pays arabes qui cherchent la stabilité et approfondissent le processus de séparation des Palestiniens tout en maintenant partout les intérêts sécuritaires sans compromis de l’Etat d’Israël et la liberté de Tsahal ».

Benny Gantz (à droite) et Yair Lapid du parti Kakhol lavan visitent un centre commercial dans la ville d’Ashdod, au sud d’Israël, le 8 mars 2019. (Flash90)

A lire : Benny Gantz au TOI : l’avenir de la démocratie est en jeu dans cette élection

Sur les questions sociales, le parti affirme qu’il « préservera l’identité juive de l’Etat parallèlement à la réalisation du droit de chaque personne et de chaque communauté à façonner leur mode de vie dans la liberté et la tolérance », soutenant les initiatives bloquées par les ultra-orthodoxes, comme les transports publics le Shabbat et la suppression de la loi « commerces à Shabbat » qui interdit certaines activités économiques le Shabbat.

S’attaquant à d’autres questions qui ont irrité les législateurs ultra-orthodoxes, la plateforme promet également d’adopter une législation autorisant les unions civiles homosexuelles et la gestation pour autrui (GPA) de couples homosexuels et inclut un engagement pour appliquer un accord actuellement gelé pour étendre la zone mixte au mur Occidental et créer un organisme unique en son genre composé de dirigeants juifs non orthodoxes pour gérer l’esplanade.

De gauche à droite : Moshe Yaalon, Benny Gantz et Yair Lapid, les dirigeants de la coalition Kakhol lavan, lors de l’annonce de leur alliance à Tel Aviv, le 21 février 2019. (Ilia Yefimovich/Getty Images)

Principales personnalités : Outre Gantz, qui a été chef d’état-major de Tsahal de 2011 à 2015 et l’ancien présentateur de télévision Lapid, les ex-chefs d’état-major Yaalon et Gabi Ashkenazi forment la direction du parti. Ils sont suivis sur la liste du parti par Avi Nissenkorn, président du syndicat de la Histadrout, en cinquième position. Le top 10 est complété par les députés Yesh Atid Meir Cohen et Ofer Shelah ; Miki Haimovich, ancien journaliste et militant écologiste ; Orna Barbivai, la première et seule femme générale de Tsahal ; et Yoaz Hendel, chroniqueur et directeur de l’Institute for center-right Zionist Strategies think tank, qui occupait précédemment un rôle clé au service de Netanyahu.

A lire : Un meeting de Kakhol lavan avec les Arabes israéliens gâché par la sécurité

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Lors de l’annonce de l’accord de fusion Hossen LeYisrael -Yesh Atid, Gantz a révélé (au public et à son nouveau partenaire politique) que sa mère et le père de Lapid, tous deux survivants de la Shoah, avaient « partagé un appartement » dans le ghetto juif à Budapest avant leur déportation dans des camps de concentration en 1944.

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Le Parti travailliste d’Avi Gabbay

Programme : « La sécurité avant tout », dit le premier point de la plate-forme du Parti travailliste, ainsi qu’un vœu de « se séparer » des Palestiniens.

Le plan décrit la « vision diplomatique » à long-terme des travaillistes comme « un accord régional avec les Palestiniens et les États arabes modérés, dans lequel un État palestinien démilitarisé sera créé à nos côtés ». Le plan en trois étapes comprend l’arrêt immédiat de la construction de blocs d’implantations, l’adoption d’une législation visant à indemniser les résidents vivant en dehors des blocs pour leur réinstallation, et un référendum sur le statut futur des quartiers palestiniens de la banlieue de Jérusalem. Mais en admettant les obstacles importants qui empêchent de sortir de l’impasse actuelle, le parti admet que « cette vision de l’avenir n’est pas réalisable » à court terme.

Le président du Parti travailliste Avi Gabbay (à droite) et Tal Russo, membre du parti, visitent le marché du Carmel à Tel Aviv, le 3 avril 2019, avant les élections à la Knesset. (Tomer Neuberg/Flash90)

Le parti de centre-gauche, dans son programme de 60 pages, s’engage également à amender la loi dite de l’Etat juif avec une clause sur « l’égalité » de tous ses citoyens ; légaliser le cannabis, mettre en œuvre l’accord du mur Occidental ; reconnaître le mariage homosexuel et promouvoir la gestation pour autrui pour les couples homosexuels ; autoriser les transports publics « limités et organisés » le jour du Shabbat ; proposer une loi pour limiter la candidature du Premier ministre à deux mandats ; augmenter le salaire minimum à 7 000 shekels (1 750 euros) ; faciliter les conversions au judaïsme ; réglementer le prix du gaz des réserves naturelles israéliennes ; augmenter les allocations de l’État pour personnes âgées et handicapées, parmi tant d’autres.

Principales personnalités : Chiffres principaux : Avi Gabbay, ancien PDG de l’entreprise de télécommunications Bezeq et ancien ministre de la Protection de l’environnement (avec son parti précédent, Koulanou), a été élu président du Parti travailliste en juillet 2017 et succède ainsi à Isaac Herzog. Il est suivi sur la liste par le général de Tsahal Tel Russo, le député Itzik Shmuli et le député Stav Shaffir, les anciens chefs du parti Shelly Yachimovich et Amir Peretz, les députés Merav Michaeli, Omer Bar Lev et Revital Swid, suivis des nouvelles recrues Yair Fink, la députée Michal Biran, et Gavri Bargil, une autre recrue.

Les dirigeants du Parti travailliste israélien participent à une campagne électorale à Tel Aviv, le 18 mars 2019. (Gili Yaari/Flash90)

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Malgré le fait qu’il ait été en politique pendant quatre ans et qu’il ait été ministre dans le cabinet israélien jusqu’à sa démission en 2016, Avi Gabbay n’a jamais été élu à la Knesset. (Il a été nommé ministre de la Protection de l’environnement par le dirigeant de Koulanou Moshe Kahlon en tant que candidat externe.)

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Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman

Programme : Dans un monde de plus en plus peuplé de partis de droite, Yisrael Beytenu tente de se distinguer comme étant le seul d’entre eux à être laïc et sans complexe.

Le président Avigdor Liberman a critiqué ouvertement la « coercition religieuse », promouvant les transports publics et permettant aux supérettes de rester ouvertes le jour du Shabbat, en plus de mettre fin au contrôle du grand rabbinat sur le mariage et le divorce. En lançant sa campagne en janvier, Liberman s’est montré ferme devant plusieurs grandes affiches avec des slogans soulignant les individus et les groupes qu’il allait affronter.

Dans cette liste figuraient aussi bien l’organisation terroriste du Hamas, le mouvement BDS et le député arabe Ahmad Tibi, que les ultra-orthodoxes – un message destiné à sa base laïque d’Israéliens originaires de l’ex-Union soviétique qui a vu leur judaïsme contesté par les autorités religieuses de l’Etat.

Les députés de Yisrael Beytenu se sont souvent opposés aux députés ultra-orthodoxes lors de leurs efforts pour réglementer les exemptions répétées à la conscription militaire des étudiants ultra-orthodoxes, un combat que Liberman a promis de poursuivre à la Knesset, à l’avenir.

L’ancien ministre de la Défense Avigdor Liberman (se penchant en arrière), récemment démissionnaire, siège avec les députés de l’opposition lors d’une réunion de la Knesset, le 19 novembre 2018. (Hadas Parush/Flash90)

La question de la sécurité a été tout aussi importante dans la campagne de Yisrael Beytenu. Liberman se vante d’avoir fait en sorte qu’Israël ait connu l’une des périodes les plus calmes de son histoire pendant ses deux ans et demi en tant que ministre de la Défense. Il se dit fier de sa décision de démissionner de son poste en novembre dernier pour protester contre un cessez-le-feu négocié avec le Hamas afin de mettre fin aux combats dans la bande de Gaza, qui selon lui, équivaut à céder au terrorisme et à abandonner les résidents du Sud d’Israël.

A lire : Liberman se présente en tenant de la ligne dure dans sa nouvelle campagne

L’ex-ministre faucon a également critiqué avec virulence la décision d’Israël d’autoriser les paiements qataris à Gaza, affirmant que seule une politique sans compromis, notamment la peine de mort pour les terroristes palestiniens, la destruction de leurs maisons et l’expulsion de leurs familles, permettra de vaincre le terrorisme.

Alors que le parti soutient pleinement les implantations israéliennes et que Liberman, en sa qualité de ministre de la Défense, a supervisé l’approbation de dizaines de milliers de maisons israéliennes au-delà de la Ligne verte, son programme ne réclame pas l’annexion de la Cisjordanie. Au lieu de cela, le parti soutient un « accord régional » qui verrait l’échange de certaines agglomérations arabes israéliennes avec des blocs d’implantations.

Principales personnalités : L’image d’Yisrael Beytenu en tant que parti unipersonnel s’est encore renforcée avec le départ à la retraite de deux de ses représentants les plus expérimentés. Néanmoins, il convient de noter la présence d’Oded Forer, qui a grimpé de six places sur la liste de droite pour atteindre la deuxième place, le député druze Hamad Hamad Amar à la sixième place, et le président de l’ONG « Disabled is not a Half-Person » Alex Friedman à la douzième.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman (au centre) rencontre le chef de l’armée israélienne Gadi Eizenkot, le chef des services de sécurité du Shin Bet et autres hauts responsables de la Défense au siège de l’armée à Tel Aviv, le 11 novembre 2018. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Avigdor Liberman a une piste d’hélicoptère personnelle à l’extérieur de sa maison dans l’implantation de Nokdim qui a été construite pour le transporter rapidement au siège de Tsahal, à Tel Aviv, quand il était ministre de la Défense.

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Koulanou de Moshe Kahlon

Programme : Alors que Kahlon a ouvert sa campagne de réélection en janvier en promettant d’être « la seule voix au sein du gouvernement » à lutter contre « une législation anti-démocratique et irresponsable », il a cherché à minimiser ce message ces dernières semaines par crainte de nuire gravement à sa réputation auprès des électeurs de droite. Koulanou s’est donc concentré presque exclusivement sur la politique socio-économique, évitant les questions brûlantes telles que l’Etat de droit, les implantations et le processus de paix.

Le programme du parti est principalement axé sur la réduction du coût de la vie élevé d’Israël, Kahlon affirmant que, en tant que ministre des Finances, il a mis en œuvre avec succès les réformes promises pour faire baisser le prix des logements et veut reprendre le travail afin de pouvoir alléger davantage le fardeau financier de la classe ouvrière et de la classe moyenne.

A lire : En campagne, Kahlon s’accroche à l’espoir de redevenir un faiseur de rois

L’une des propositions clés est sa « Loi sur l’éducation de la petite enfance », qui introduirait une réforme en profondeur de l’éducation préscolaire et subventionnerait les frais de garderie dès l’âge d’un an pour qu’aucun parent ne paie plus de 1 200 shekels par mois (une économie, selon Koulanou, de quelque 15 000 shekels, soit 3 750 euros par an par famille). D’autres propositions en matière d’aide sociale comprennent l’indexation du budget de la santé sur le PIB, l’affectation des budgets des programmes de santé et d’aide sociale à la périphérie et le développement de la formation professionnelle pour le secteur ultra-orthodoxe et les minorités.

Dans d’autres projets pour le marché du logement, le programme prévoit le regroupement de toutes les autorités nationales du logement et des terres en un seul bureau, l’“accélération” du long processus de demande de logement social, et la mise en place d’un programme de prêts pour aider les acheteurs primo-accédant avant l’obtention d’un prêt hypothécaire.

Principales personnalités : Que ce soit délibéré ou non, M. Kahlon a évité d’inscrire de grands noms sur la liste de son parti, choisissant plutôt de placer les législateurs en place dans les sept premières places.

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Koulanou dont le nom signifie « nous tous », tiré d’une phrase que Netanyahu a utilisée pour décrire Kahlon après avoir adopté la réforme du téléphone cellulaire. Encourageant d’autres ministres du Likud à ressembler davantage au sien à l’époque, le Premier ministre a dit : « Koulanou Kahlonim », ce qui signifie « nous sommes tous des Kahlon ».

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HaYamin HaHadash de Ayelet Shaked et Naftali Bennett

Programme : Après les élections, Shaked veut continuer d’être ministre de la Justice, tandis que Bennett, qui est actuellement ministre de l’Éducation, veut diriger le ministère de la Défense. Par conséquent, les deux questions que la nouvelle liste a mises en évidence dans sa campagne ont été axées sur la législation et la sécurité. « Shaked vaincra la Haute Cour de justice et Bennett vaincra le Hamas », peut-on lire dans l’un des principaux slogans répétés avant le vote du 9 avril.

La co-présidente de HaYamin HaHadash et ministre de la Justice Ayelet Shaked dans un clip satirique de campagne diffusé le 18 mars 2019. (Capture d’écran : Twitter)

Mme Shaked s’est engagée à poursuivre ses efforts pour réformer le système judiciaire en donnant à la Knesset une plus grande influence sur la nomination des juges, en limitant le rôle des conseillers juridiques parlementaires et en adoptant une loi qui empêcherait la Haute Cour d’annuler les lois adoptées par la Knesset. Bennett a exprimé son insatisfaction extrême à l’égard de la politique du gouvernement vis-à-vis de Gaza, qui, selon lui, a entraîné la dissolution complète de la dissuasion d’Israël contre le Hamas.

L’ancien officier de l’unité de commando Sayeret Matkal a appelé à renoncer complètement au cessez-le-feu et s’est fixé pour objectif d’anéantir complètement le Hamas par une campagne aérienne acharnée au cours de laquelle les communautés israéliennes près de l’enclave côtière seraient évacuées.

A lire : HaBayit HaYehudi continuera sans Bennett et Shaked

Sur le papier, HaYamin HaHadash est à peu près identique au parti HaBayit HaYehudi que Bennett et Shaked ont quitté en décembre dernier : il soutient une économie de libre marché et l’annexion du secteur C de Cisjordanie, où se trouvent toutes les implantations israéliennes et est totalement contre un État palestinien. Là où les deux partis divergent, c’est sur les questions de religion et d’État. Shaked et Bennett s’engagent à maintenir un partenariat total entre les Israéliens religieux et laïcs, ce qui constitue un changement important par rapport à HaBayit HaYehudi, qui se présente comme un foyer religieux assumé. La signification exacte de ce « partenariat à part entière » n’est cependant pas claire : HaYamin HaHadash garde les cartes sur sa poitrine, jurant d’établir un comité public – seulement après les élections – afin de rechercher un large consensus sur ces questions.

Le ministre de l’Education Nafatli Bennett et la ministre de la Justice Ayelet Shaked du parti HaYamin Hahadash au cours de leur campagne électorale à Jérusalem, le 23 janvier 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Principales personnalités : En plus des deux dirigeants du parti, parmi les personnalités notables figurent la propriétaire de l’équipe de football Hapoel Beer Sheva, Alona Barkat, qui a juré de représenter les communautés israéliennes du sud en tant que candidate n°3 du parti, et Shirley Pinto, activiste défendant les droits des sourds. Alors que les chances de cette dernière d’être admise à la Knesset semblent plutôt minces, son classement à la dixième place sur la liste démontre l’engagement de HaYamin Hahadash à reconnaître et à travailler pour les personnes handicapées.

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : HaYamin Hahadash est la seule liste avec une chance réaliste d’entrer à la Knesset qui a un nombre égal d’hommes et de femmes dans ses dix premières places ; en plus, quatre de ses six premiers membres sont des femmes.

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L’Union des Partis de Droite de Rafi Peretz

Programme : En annonçant leur décision de quitter le parti HaBayit HaYehudi en décembre dernier, Bennett et Shaked avaient affirmé qu’ils avaient été enchaînés aux responsables rabbiniques du mouvement religieux national, dont Netanyahu avait le sentiment qu’ils étaient « dans sa poche ». Les deux ministres de droite avaient passé une bonne partie de leur temps à la tête du parti à essayer de minimiser l’idée que leur parti était principalement basé sur cette communauté. C’est alors que Rafi Peretz est arrivé en tant que nouveau président d’HaBayit HaYehudi. Il a alors enfilé sans complexe l’habit du camp national religieux.

A lire : Avant de s’allier à HaBayit HaYehudi, Otzma Yehudit a dû se désavouer

L’ancien rabbin en chef de l’armée israélienne a insisté pour dire que les valeurs du mouvement sioniste religieux sont pertinentes pour tous les Israéliens, et la création du mouvement « mi-religieux, mi laïc » de HaYamin HaHadash lui a permis de se distinguer plus clairement auprès des électeurs religieux. Mais il fallait déjà passer une alliance avec le parti de l’Union nationale. Alors que Bennett avait concouru avec des partis de droite dure lors de précédentes élections, le parti a vu arriver l’influence croissante d’un sous-groupe de plus en plus religieux et nationaliste, les Hardalim, qui penche vers l’ultra-orthodoxie. Ce groupe est le mieux incarné par le député Bezalel Smortich, le nouveau dirigeant de l’Union nationale.

En outre, avec la pression intense exercée de la part de Netanyahu, Peretz a aussi accepté de fusionner avec la liste du parti d’extrême droite Otzmah Yahudit, en formant maintenant le groupe que l’on appelle l’Union des partis de droite. Tandis que Peretz et Smotrich affirment que leur alliance avec Otzma Yehudit constitue un accord « purement » technique, qui finira le lendemain des élections, le fait qu’ils aient accepté de participer à une liste commune avec un parti de disciples auto-proclamés du rabbin ultra-nationaliste Meir Kahane montre dans quelle direction souffle le vent du parti représentant le camp religieux nationaliste.

Betzalel Smotrich (à gauche) et Rafi Peretz après avoir accepté de former une liste commune de candidats pour la Knesset, entre HaBayit HaYehudi et l’Union nationale, Ie 14 février 2019. (Autorisation)

En adoptant une rhétorique partagée par plusieurs partis en cette période d’élections, l’Union des partis de droite se vend comme le véritable représentant de la droite israélienne. En plus de défendre une économie de marché libre, le parti est fermement opposé à la création d’un État palestinien et soutient l’annexion totale de la Cisjordanie tout en interdisant de voter aux non-Juifs qui vivent au-delà de la Ligne verte.

Au moment où les spéculations vont bon train que l’administration Trump va présenter son plan de paix après les élections, l’Union des partis de droite a défendu l’idée que sa présence dans la coalition, en grand nombre, serait essentielle pour restreindre Netanyahu qui autrement accepterait la proposition américaine. Les dirigeants du parti ont également appelé le gouvernement à ordonner à Tsahal de prendre des mesures punitives contre les Palestiniens en réponse au terrorisme. Cela comprend les démolitions de maisons, les expulsions des familles de terroristes et des assassinats ciblés de chefs du Hamas à Gaza.

Itamar Ben Gvir (G), de Otzma Yehudit, se dispute avec le candidat arabe israélien Ata Abu Madighem après une audience à la Cour suprême à Jérusalem, le 14 mars 2019. (Photo par GIL COHEN-MAGEN / AFP)

Alors qu’HaYamin HaHadash se focalise principalement sur la modification du système judiciaire d’Israël, cette question encore plus personnelle pour l’Union des partis de droite, qui a vu la Cour suprême disqualifier son candidat en 5ème position, le président d’Otzma Yahudit Michael Ben Ari, pour incitation au racisme.

Les dirigeants de l’Unions des partis de droite ont dit qu’ils demanderont. lors de négociations de coalition, qu’Itamar Ben Gvir, en 7ème place sur la liste et unique représentant restant d’Otzmah Yahudit, soit dans la commission parlementaire qui nomme les juges. Ils souhaitent faire entrer dans la Cour suprême des juges plus conservateurs qui, selon eux, sont plus en adéquation avec l’opinion générale.

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Le président du parti Rafi Peretz a 12 enfants.

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La liste Hadash-Taal d’Ayman Odeh et Ahmad Tibi

Programme : Hadash-Taal est une alliance entre un parti communiste mettant en exergue une coopération entre Juifs et Arabes (Hadash) et une faction exclusivement arabe (Taal). Son programme politique défend la fin du contrôle militaire israélien sur les Palestiniens, l’établissement d’un Etat palestinien selon les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, et une « solution juste » à la question des réfugiés palestiniens qui puisse leur garantir de revenir sur les terres relevant aujourd’hui d’Israël.

Les députés Ayman Odeh et Ahmad Tibi se réjouissent après avoir soumis une liste commune de candidats de leurs partis Hadash et Taal à la commission centrale électorale de la Knesset, le 21 février 2019. (Crédit : Hadash)

Hadash-Taal soutient également l’abrogation de la loi quasi-constitutionnelle de l’État-nation et toutes les lois entravant la liberté, la reconnaissance des Arabes-Israéliens comme minorité nationale jouissant de droit personnels et collectifs, ainsi que l’égalité hommes-femmes complète.

D’après son programme, le parti soutient les intérêts des plus faibles et s’oppose aux politiques néo-libérales qui rendent « les pauvres plus pauvres » et les « riches plus riches ».

Principales personnalités : C’est Ayman Odeh qui fait figure de tête de liste pour Hadash-Taal. C’est un ancien membre de la municipalité de Haïfa qui a fait son entrée dans la politique nationale en 2015. Ahmad Tibi occupe, lui, la 2e place de la liste d’union. Député de longue date de la Knesset, il a officié comme conseiller du président de l’OLP Yasser Arafat.

Le mois dernier, La Haute Cour de Justice avait invalidé une décision de la commission centrale électorale qui avait disqualifié un candidat juif d’extrême gauche du parti, Ofer Kasif (n° 5) de la course électorale. La requête déposée à son encontre, par le parti Yisrael Beytenu, était liée à des propos qu’il avait tenus à l’égard de la ministre de la Justice Ayelet Shaked qu’il avait traitée de « pourriture néo-nazie », à sa comparaison d’Israël et son armée au régime nazi, à son appel à l’annulation de la Loi sur le retour et à la modification de l’hymne national. Il avait également accusé Israël de perpétrer un « génocide silencieux » des Palestiniens.

Ce que vous ne savez peut-être pas : Ayman Odeh parle le roumain, qu’il a appris lorsqu’il étudiait le droit dans le pays.

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Zehut de Moshe Feiglin

Programme : Alors que le parti pro-marijuana Aleh HaYarok ne se présente plus aux élections nationales pour la première fois en 20 ans, les partisans de la légalisation se sont tournés en masse vers le parti nationaliste et quasi-libertaire Zehut, dirigé par Moshe Feiglin, ancien député du Likud et idéologue de droite, qui a fait de la légalisation de la marijuana un élément de son programme radical et iconoclaste.

Le parti présente un vaste plan pour « mettre fin à la persécution des consommateurs de cannabis » par « la légalisation complète et réglementée du cannabis, fondée sur les restrictions à la vente d’alcool et sur les restrictions déjà en vigueur là où le cannabis est légal ».

Le dirigeant de Zehut, Moshe Feiglin, rencontre des électeurs potentiels à Jérusalem, le 13 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Au-delà de la légalisation de la marijuana, le programme Zehut de 344 pages présente un vaste ensemble de politiques libertaires comprenant des promesses de réorganisation du système éducatif israélien pour ressembler au programme américain de chèques scolaires, l’introduction de politiques économiques agressives et d’un impôt fixe (entre 12 % et 17 %) et l’élimination des cartes d’identité biométriques récemment introduites.

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Elle comprend également toute une série de politiques nationalistes de droite extrémistes, appelant spécifiquement à des mesures visant à annexer toute la Cisjordanie, à encourager les Palestiniens à quitter les territoires, à déplacer les installations gouvernementales vers le Mont du Temple à Jérusalem et à limiter l’autorité de la Cour suprême et du procureur général.

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Principales personnalités : Dans un effort pour renforcer le soutien de l’opinion publique en augmentant la participation au processus démocratique, Zehut a introduit la toute première élection primaire israélienne ouverte à tous les membres du public. Les candidats choisis pour les places en haut de l’affiche semblent s’unir pour rejeter les opinions dominantes et embrasser diverses questions en marge de la vie politique : l’économiste libertaire Gilad Alpher, la défenseur des droits de l’homme Ronit Dror (une femme) et Libby Molad, une avocate pour une éducation axée sur les enfants. Au numéro deux de la liste, Feiglin a nommé l’ancien député Shas Haim Amsalem, une figure dissidente de la communauté ultra-orthodoxe, connue pour ses opinions modérées sur la religion et l’État.

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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Moshe Feiglin à la Knesset, le 2 juillet 2013. (Crédit : Flash90)

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Feiglin s’est vu interdire l’entrée au Royaume-Uni en raison d’une décision de Jacqui Smith, alors ministre britannique de l’intérieur, rendue publique en mars 2008. Citant un certain nombre de commentaires anti-arabes, y compris un appel à une « guerre sainte », le Royaume-Uni a déclaré qu’il ne pouvait pas autoriser l’entrée d’une personne « cherchant à provoquer d’autres personnes à commettre des actes criminels graves et à encourager la haine qui pourrait conduire à la violence intercommunautaire au Royaume-Uni ».

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Le Raam-Balad de Mansour Abbas

Programme : Le programme politique de Raam-Balad soutient la formation d’un lobby pour exiger l’abrogation de la loi sur l’État-nation, la création d’une commission parlementaire pour suivre le travail de la police dans les communautés arabes et la création d’une campagne visant à mettre fin à l’incitation à la haine.

Le programme soutient également l’annulation des ordres de démolition de maisons, l’élaboration de programmes d’études en fonction de l’évolution du marché du travail et la facilitation des investissements dans les communautés arabes.

Principales personnalités : Le premier candidat sur la liste de Raam-Balad est Mansour Abbas (Raam), un dentiste de Galilée. Mtanes Shihadeh, originaire de Nazareth, est le deuxième candidat le mieux classé sur la liste. Une requête de la Haute Cour de justice visant à interdire au parti de se présenter aux élections a été rejetée par les juges.

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Shihadeh a écrit sa thèse de doctorat à l’Université hébraïque de Jérusalem sur l’impact de la mondialisation sur le mode de scrutin israélo-juif.

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YaHadout HaTorah de Yaakov Litzman

Le parti dirigé par le vice-ministre de la Santé, Yaakov Litzman, vise en grande partie à conserver sa position de partenaire principal de la coalition du Premier ministre Netanyahu et d’arbitre en matière de religion et d’Etat.

Selon un document interne d’un comité conseillant le parti, YaHadout HaTorah pourrait exiger un prix plus élevé pour entrer dans le prochain gouvernement, en mettant l’accent sur la réduction des opérations de transport public le jour du Shabbat et une application plus stricte contre les entreprises actives pendant le Shabbat.

Une autre priorité du parti est de faire avancer une loi assouplie pour réglementer l’enrôlement des hommes ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne et faire obstacle à l’adoption d’un projet de loi du ministère de la Défense.

Principales personnalités : Litzman, Moshe Gafni, président de la Commission des finances de la Knesset, Meir Porush, vice-ministre de l’Education, les députés Uri Maklev, Yaakov Tessler, Yaakov Asher, Yisrael Eichler.

Aryeh Deri, chef du parti Shas, et ministre de l’Intérieur, (à droite), avec Yaakov Litzman, vice-ministre de la Santé du parti Yahadout HaTorah, lors d’une réunion conjointe de parti à la Knesset, à Jérusalem, le 19 juin 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

A lire : Les partis ultra-orthodoxes perdent des électeurs – au profit de Netanyahu

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Selon les chiffres de l’Institut israélien de la démocratie à partir de 2018, les députés de Yahadout HaTorah ont les meilleurs taux de participation à la Knesset, avec une moyenne de 1 013 heures par an de présence. Ils sont suivis par HaBayit HaYehudi (975 heures/an) et Koulanou (948 heures/an). Les partis en dernière position sont le Meretz de l’opposition (705 heures/an) et la Liste arabe unie (707 heures/an). Selon l’étude, les villes natales des législateurs pourraient expliquer combien de temps ils passent à la Knesset, car la plupart des députés arabes, par exemple, vivent dans le nord.

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Le Shas d’Aryeh Deri

Programme : L’identité mizrahie (séfarade) et des promesses socio-économiques en toile de fond, Shas s’est attiré historiquement un soutien fort des Juifs traditionnels d’origine orientale. Mais le parti dirigé par Aryeh Deri semble aujourd’hui plus préoccupé par la conservation de son poste au sein du gouvernement. « Bibi [Netanyahu] a besoin d’un Aryeh puissant », affirme l’un des slogans de campagne du parti. Un autre appelle les électeurs à choisir Shas pour honorer la mémoire de son chef spirituel disparu, le rabbin Ovadia Yosef.

Passé par la case prison et de nouveau sous le coup d’une enquête criminelle qui pourrait donner lieu à une inculpation, Aryeh Deri a fait savoir qu’il aimerait bien garder son poste de ministre de l’Intérieur, qu’il occupe aujourd’hui.

Un ouvrier imprime des affiches de campagne électorale du parti politique Shas montrant une photo du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du chef du parti Shas, le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, à la Canaan Maxi Media Printing House au centre d’Israël, le 7 mars 2019. (Yossi Zeliger/Flash90)

Principales personnalités : Aryeh Deri et les députés Yitzhak Cohen, Meshulam Nahari, Yaakov Margi, Yoav Ben-Tzur, Michael Malkieli et Moshe Abutbul.

Ce que vous ne savez peut-être pas : Cette élection représente le premier scrutin national depuis la création du journal du Shas, Haderech, en 2017. Avec ses milliers d’abonnés, sa diffusion et son électoralisme effréné séduiront-ils suffisamment d’électeurs pour que Shas conserve son influence ? Pas sur, si Netanyahu continue à lui siphonner des voix, comme Deri l’a accusé lundi soir.

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Le Meretz de Tamar Zandberg

Programme : Meretz est le seul parti traditionnel se définissant de gauche, il défend sans frein l’établissement d’un Etat palestinien ainsi que les droits des minorités et le pluralisme religieux au sein d’Israël.

« Certains dans cette élection se félicitent qu’il n’y ait ni gauche ni droite. Nous nous félicitons qu’il y ait une gauche, elle est nécessaire, et c’est le Meretz », avait déclaré sa dirigeante Tamar Zandberg lors du lancement de la campagne électorale du parti en janvier.

En plus d’appeler à des négociations immédiates avec l’Autorité palestinienne et à l’allégement des restrictions pesant sur la bande de Gaza et les Palestiniens vivant en Cisjordanie, le parti propose un vaste programme de progrès social. Seul parti à appeler ouvertement à la hausse des impôts des plus aisés, le Meretz souhaite également accroître les budgets de l’éducation et de la santé pour en améliorer les infrastructures et augmenter les salaires des enseignants et du personnel infirmier. Plus précisément, il veut introduire l’éducation gratuite dès l’âge de 1 an et recalibrer le budget de la santé afin d’accroître les investissements dans la santé publique plutôt que de développer le nombre de prestataires privés.

Défenseur de la séparation de l’Église et de l’État, le programme de Meretz demande la mise en place du mariage civil pour les Juifs et les non-Juifs, les religieux et les laïcs, les Orthodoxes et les Progressistes et les couples homosexuels comme hétérosexuels. Consacrant la plus grande section de son programme aux droits des LGBT, Meretz souhaite également allouer des fonds aux activités des associations LGBT, à la GPA, et aux services d’adoption pour la communauté transgenre.

Principales personnalités : Le Meretz a organisé ses premières primaires cette année, lesquelles ont désigné le député de longue date Ilan Gilon comme tête de liste (derrière Tamar Zandberg, qui a été élue présidente du parti l’année dernière). Les députés Michal Rozin et Issawi Frej occupent les 3e et 4e places de la liste, et le nouveau venu Ali Shalalha, un éducateur druze originaire du village de Beit Jann, la 5e.

Ce que vous ne savez peut-être pas : Tamar Zandberg a épousé son compagnon depuis 20 ans, le cadre du Meretz Uri Zaki, la semaine dernière pour appeler à la fin du monopole du Rabbinat sur les cérémonies de mariage. C’est leur colistière Michal Rozin qui a célébré l’union, qui n’a pas été reconnue par le Rabbinat ou l’État d’Israël.

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Gesher d’Orly Levy-Abekasis

Après avoir rompu avec Yisrael Beytenu en 2016 et avoir volé en solo en tant qu’indépendant dans l’opposition de la Knesset pendant les trois dernières années, la députée Orly Levy-Abekasis a fondé Gesher. Son parti centriste fait l’apologie des politiques économiques à caractère social, notamment des investissements publics plus importants dans le logement social, la santé, l’éducation et le bien-être, en particulier à l’extérieur du centre économique du pays. Elle s’engage également à réduire l’écart de rémunération entre les sexes en Israël, à lutter contre la violence domestique et à développer les services aux personnes âgées, les services aux handicapés et les refuges, en mettant l’accent sur le renforcement des segments défavorisés de la société.

La présidente du parti politique Gesher, la députée Orly Levy-Abekasis, fait inscrire la liste de son parti pour les prochaines élections, le 21 février 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

« Beaucoup se demandent d’où viendra l’argent pour améliorer nos vies ici et maintenant dans les domaines de la santé, du logement et de l’éducation. Ils nous accusent d’être irresponsables, d’avoir l’intention d’augmenter le déficit, de conspirer pour augmenter les impôts. C’est absurde. L’argent est là, sous notre nez », a-t-elle écrit, faisant valoir qu’une grande partie du financement gouvernemental est gaspillée ou n’est pas transférée aux projets pour lesquels il est prévu.

Dans son programme, Mme Levy-Abekasis s’élève contre toute forme d’annexion, affirmant qu’elle est en faveur d’un accord de paix avec les Palestiniens, à condition qu’il maintienne les blocs d’implantations, ne divise pas Jérusalem, reconnaisse les besoins en sécurité d’Israël et soit basé sur sa reconnaissance comme État juif. En matière de religion et d’Etat, elle s’engage à adopter le modèle Gavison-Medan.

Lorsqu’elle a lancé sa campagne en décembre, Gesher était considérée comme une force montante dans la politique israélienne et Levy-Abekasis comme une futur faiseuse de rois. Cependant, après une tentative de fusion avec le parti Hossen LeYisrael de Benny Gantz (Gantz a finalement fusionné avec Yesh Atid pour former Kakhol lavan), le soutien au parti s’est effondré. On ne s’attend pas à ce qu’il franchisse le seuil, selon de récents sondages.

Principales personnalités : L’ancien vice-président d’Intel, David « Dadi » Perlmutter, le professeur de droit Yifat Biton, l’ancien directeur général du ministère du Logement, Haggai Reznik, et d’autres personnes se sont joints à Levy-Abekasis sur sa liste de parti.

Quelque chose que vous ne savez peut-être pas : Gesher doit son nom au parti fondé par l’ancien député David Levy, le père de Levy-Abekasis, en 1995. Le parti a rejoint une alliance entre le Likud et Tzomet en 1996, pour finalement disparaître en 2003.

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Les partis « qui sont aussi en lice »

Le Bouclier d’Israël de Gal Hirsch : Le général de brigade de Tsahal à la retraite Gal Hirsch, ancien candidat controversé au poste de chef de la police d’Israël, est le chef de ce parti.

Au cours des dernières années, M. Hirsch a été confronté à de nombreuses controverses liées à ses intérêts commerciaux – des préoccupations qui ont torpillé sa nomination au poste de chef de la police en 2015.

Aujourd’hui, il espère devenir le prochain ministre israélien de la Sécurité publique (qui supervise la police israélienne). La police et l’administration fiscale israélienne devraient recommander de l’inculper pour évasion fiscale, ont rapporté les médias israéliens en décembre, deux jours après avoir annoncé son intention de se présenter à la Knesset.

Gal Hirsch, un ancien général de Tsahal pressenti pour être le prochain chef de la police israélienne, arrive pour témoigner devant la Commission Turkel qui doit se prononcer sur sa nomination, à Jérusalem le 1er septembre 2015 (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)

Dans le cadre de son programme, M. Hirsch s’engage à unir les Israéliens, à rétablir la confiance dans le système d’application de la loi et à lutter contre les inégalités et la discrimination contre les minorités israéliennes.

Donald Trump et Oren Hazan, le 22 mai 2017 (Crédit : Twitter/Oren Hazan)

Tzomet : Après que le député du Likud Oren Hazan a subi une défaite aux primaires du parti, le législateur sulfureux a formé son propre parti et l’a appelé Tzomet (jonction), le nom d’un petit parti de droite qui était entré à la Knesset en1988 mais qui avait été oublié après avoir échoué à remporter des sièges aux élections de 1999.

Hazan, qui est entré à la Knesset à l’élection de 2015, est devenu l’enfant (vraiment) terrible du Parlement israélien, étant temporaire exclu de la Knesset à de multiples reprises pour avoir insulté d’autres élus. Peu après être entré en politique, un reportage de la chaîne d’information Hadashot a affirmé qu’il avait auparavant géré un casino en Bulgarie où les drogues dures et la prostitution étaient autorisées. Il a poursuivi en justice pour calomnie le journaliste de la chaîne Amit Segal, mais la cour a rejeté sa plainte. La campagne de Tzomet a joué sur le caractère haut en couleur de Hazan mais aussi sur des attaques contre le Likud avec le slogan « Tzomet, parce que Netanyahu est de gauche ».

Semion Grafman au Comité central des élections, le 20 février 2019. (Photo personnelle).

Betah – Bitahon Hevrati : Connu pour sa chaîne virale YouTube avec plus de 30 000 abonnés et près de 5 millions de visionnages, où il met en ligne des vidéos de ses vociférations sur l’état des services publics et de la politique, Semion Grafman espère maintenant porter son succès à la Knesset avec son parti nommé « sécurité sociale ».

Lors de sa première élection, le programme du parti met l’accent sur « l’éducation, la protection sociale, l’égalité du fardeau, l’infrastructure, la santé, la rationalisation de l’application de la loi et, ce qui est peut-être ironique, la lutte contre la corruption ». Avant d’être connu sur Internet, Grafman a été arrêté en 2009 aux États-Unis pour fraude et blanchiment d’argent, puis incarcéré pendant un an et demi dans une prison fédérale avant de retourner en Israël en 2015, où il a lancé sa chaîne YouTube. Soumettant officiellement sa liste à la commission centrale électorale, Grafman a demandé que son parti soit représenté sur les bulletins de vote par les lettres hébraïques פק, qui se lit phonétiquement comme « fuck ». On lui a attribué la lettre ן.

A lire : Votez « FK » : rencontre avec l’ex-détenu russophile candidat à la Knesset

Ahrayut Lameyasdim : L’ancien membre de la Knesset Haim Dayan (Tzomet, 1992-1999) n’a que 59 ans et n’a aucune intention de prendre sa retraite prochainement. Mais le commandant de police, devenu politicien, devenu fondateur de l’association caritative, a néanmoins créé un parti centré uniquement sur les droits des retraités. Le parti est soutenu par le chimiste Dan Shechtman, lauréat du prix Nobel, mais on ne s’attend même pas à ce qu’il s’approche du seuil électoral.

Au cours de son mandat, Dayan s’est fait entendre dans la sensibilisation à la violence domestique en Israël – et a été accusé, au cours de son mandat, par son épouse de violence. Bien qu’elle ait finalement retiré sa plainte, le couple a divorcé. En 2005, sa deuxième femme a accusé Dayan de violence, bien que l’affaire n’ait jamais été instruite après qu’il a présenté à la police des enregistrements suggérant qu’elle avait attaqué un parent non identifié.

(Les partis d’intérêt particulier et de nouveauté existent depuis des décennies, ajoutant souvent de l’humour et du surréalisme à la publicité télévisée et radiophonique préélectorale – sauf pour le parti des Gil Pensioners en 2006. Pour une cause perdue type, Gil a défié toutes les prédictions et remporté sept sièges de manière spectaculaire cette année-là, avec un fort soutien à Tel Aviv où les électeurs désillusionnés par la politique ont voté pour un parti dirigé par des gens qui leur ont rappelé leurs grands-parents. Comme on pouvait s’y attendre, Gil s’est effondré dans une orgie de luttes intestines amères au cours de la législature suivante).

Un deuxième Parti des retraités se porte également candidat aux sièges de la Knesset, dirigé par Amit Saar Shalom. Dans ses publicités électorales, il accuse le gouvernement d’ignorer les personnes âgées et de se préoccuper de ses propres affaires de corruption. « Ils sont occupés, bla bla bla », dit sa publicité de campagne sur les politiciens, juxtaposée à des images de personnes âgées et de pauvres.

Un troisième parti, Justice sociale, promet d’augmenter les prestations pour les personnes âgées et les subventions pour les personnes handicapées, à la suite d’une protestation d’une durée d’un an par des militants handicapés de tout le pays.

Le parti Shavim, qui signifie « égaux », est composé d’avocats des droits civiques qui affirment que leur objectif est de lutter pour l’égalité d’un éventail de « groupes minoritaires sous-représentés », dont les handicapées, les aînés, les victimes de la Shoah, les personnes âgées, etc. Plus précisément, le parti, dirigé par deux avocates, appelle à un « recalibrage » de la place des hommes dans la société, arguant que l’agenda féministe moderne a privé les hommes de droits clés.

Justice Pour Tous est un autre parti qui dit qu’il se battra pour le droit des personnes sous-représentées, mais dans son cas, pas des humains. Le parti dit qu’il est le premier d’Israël à se lancer dans un programme « entièrement consacré aux droits des animaux et à placer la question cruciale au centre du discours public ». Selon le programme du parti, « la Terre d’Israël a été donnée en cadeau à tous ses habitants, quelle que soit leur détermination biologique », et le gouvernement a donc une responsabilité envers les animaux aussi bien que les personnes.

Kol Yisrael Achim et Peula Leyisrael est un parti commun composé du Kol Yisrael Achim éthiopien-israélien (Tous les Israéliens sont frères), dirigé par l’ancien député Likud Aleli Admasu et Peula Leyisrael, un parti demandant des réparations en faveur des juifs ayant quitté les pays arabes pour Israël après 1948.

Zechuyoteinu Bekoleinu (« Nos droits sont dans notre vote/voix ») est un parti spécifiquement créé pour représenter les travailleurs contractuels, qui se battra pour les droits de négociation collective pour les professions des travailleurs indépendants et des entrepreneurs non permanents.

Les Pirates, dirigés par Internet, un bulletin de vote pour la diarrhée (signifie aussi un bulletin de vote à glisser à travers une fente) : Les dirigeants de la branche israélienne du parti Pirate définissent leurs objectifs comme la promotion de la liberté d’expression, de la science, de l’individu et du droit d’utiliser des œuvres protégées par des droits d’auteur, ainsi que le « développement et la promotion du secteur pirate », et une démocratie directe.

L’un des candidats sur la liste, Ohad Shem Tov, incarne la sottise exquise de certains des partis de la nouveauté israélienne. De même, Shem Tov a commencé sa vie politique au sein du parti Aleh Hayarok, qui milite pour la légalisation du cannabis, puis a lancé son propre parti pro-cannabis après ne pas avoir réussi à réunir suffisamment de voix avec Aleh Hayarok pour être élu à la Knesset. En 2009, espérant augmenter ses chances de franchir le seuil électoral (qui était de 2 % à l’époque), Shem Tov s’est associé à un autre parti sans espoir représentant les survivants de la Shoah. Et pourtant seulement 2 346 personnes ont voté pour l’improbable liste fusionnée, qui s’appelait « Holocaust Survivors and Green Leaf (Aleh Hayarok) Alumni ».

Ohad Shem Tov of the Pirate party wears a fake hook as he poses for a photograph outside the Israeli parliament. New political parties running for a spot in the upcoming Israeli elections arrived to an electoral committee inside the Israeli parliament, to claim a letter which will represent them in the January 2013 elections. December 05, 2012. (photo credit: Miriam Alster/Flash90)
Ohad Shem Tov du parti Pirate porte un faux crochet alors qu’il pose pour une photo devant le Parlement israélien, le 5 décembre 2012. (Miriam Alster/Flash90)

Yashar, un autre parti de démocratie directe, a développé une application qui modélise sa vision de la manière dont les Israéliens, à l’avenir, seront en mesure d’influer sur les votes législatifs de la Knesset directement par téléphone. « La loi sur l’enrôlement dans l’armée israélienne : Pour ou contre ? » lit-on dans un sondage en ligne. « Devrions-nous limiter le temps consacré aux enquêtes policières ? » s’interroge un autre. Le parti est dirigé par Yigal Tamir, qui travaillait auparavant pour la division du budget du ministère des Finances et a été cadre à la compagnie des eaux de Mekorot.

Le parti a fait la une des journaux grâce à ses panneaux d’affichage provocateurs montrant des politiciens de premier plan faisant un doigt d’honneur aux passants.

Une photo prise le 11 mars 2019 montre des Israéliens passant devant une affiche de campagne pour le parti politique Yashar, montrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (au centre), le chef du Parti travailliste Avi Gabbay, la présidente de Meretz Tamar Zandberg, Benny Gantz et Yair Lapid faisant un doigt d’honneur, à Jérusalem. (AHMAD GHARABLI / AFP)

Le parti Ani VeAta (Moi et toi) appelle également à la création d’une plateforme pour que le public puisse contribuer plus directement au processus démocratique, « afin de briser le lien illicite entre la politique et l’argent qui a pris le dessus sur notre démocratie ». Le parti reproche à la fois à la « gouvernance d’extrême droite » et à la « faible opposition » d’avoir permis à Israël de devenir une « ploutocratie » et affirme qu’il rendra le pouvoir au peuple.

Le parti de Direction sociale, dirigé par Ilan Meshicha, candidat vétéran de la Knesset, dit qu’il s’est engagé à « prendre soin de tout le peuple d’Israël sur la base d’un engagement envers les idéaux de nos ancêtres ». Lors des élections de 2015, le parti a battu un record pour avoir reçu le moins de sièges jamais obtenus par une faction quelconque lors d’élections israéliennes – il a obtenu 223 voix. Étonnamment, le record précédent était également détenu par Mechicha qui, lors des élections de 2013, a remporté 461 voix – le plus bas jamais atteint à l’époque – avec son défunt parti, la Tradition des Pères.

Brit Olam (Alliance éternelle) est le seul parti sur les 39 en lice avec un seul candidat sur sa liste, le chef du parti Ofer Lifshitz. Si le parti, qui appelle à la création d’une « société harmonieuse qui peut être forte face à nos ennemis », passait le seuil électoral, il ne se verrait accorder qu’un seul siège alors qu’il en aurait en théorie obtenu au moins quatre.

Le parti Bretslev Na Nach a déclaré au site d’information Ynet en février que son président n’est autre que… Rabbi Nachman de Bretslev, mort au début du XIXe siècle. Le parti demande la construction d’un aéroport à Ouman, en Ukraine, le lieu de pèlerinage où le rabbi Nachman est enterré, ainsi que de permettre aux prisonniers de prier sur la tombe sous la surveillance de la police, a rapporté le site web ultra-orthodoxe Kikar HaShabat.

Dans son programme, il dit qu’il cherche à répandre la parole de Rabbi Nachman, ainsi que « la foi, la confiance en Dieu, la joie, la paix et l’unité ». Il s’oppose à la « culture de la drogue » mais appelle aussi à la dépénalisation, et s’engage à « combattre le vrai terrorisme : le désespoir ».

Des membres juifs ultra-orthodoxes de la communauté hassidique Breslev, dansent dans une rue de Jérusalem, en novembre 2009 (crédit photo : Miriam Alster/Flash90)

L’Union des Bnei Habrith est un parti chrétien israélien présidé par le capitaine du navire Bachara Shalian de Nazareth, qui vise une meilleure intégration des minorités dans la société israélienne, l’égalité et la fin de la discrimination.

Le Bloc de la Bible, ou Gush Hatanachi, se présente comme la première liste judéo-chrétienne à se présenter à la Knesset. La liste comprend des représentants des deux confessions, y compris un juif messianique, David Friedman (pas l’ambassadeur). Le parti cherche à préserver les « valeurs judéo-chrétiennes » qui, selon lui, sont menacées par l’islam radical et s’engage à lutter pour la population chrétienne sous-représentée en Israël, y compris les immigrants russes non-juifs de l’ex-Union soviétique.

Le Daam : Économie verte – Un État est un parti judéo-arabe présidé par Yoav Gal Tamir qui prône un État binational et le socialisme.

Le parti Mehatkhala (Depuis le début), dirigé par David Erez, un  » lobbyiste parlementaire autoproclamé au nom du public », promet de réorganiser le système gouvernemental pour maximiser l’allocation des ressources publiques à la santé, à l’éducation, entre autres.

Hinoukh (éducation) est un parti composé d’enseignants et d’éducateurs informels issus de divers cadres éducatifs. Le parti veut « augmenter considérablement » le financement des écoles et encourager les options d’éducation centrées sur l’enfant.

Simply Love est un parti judéo-arabe récemment créé. Selon son programme politique, la faction estime que « le moment est venu [pour Israël] de prendre des mesures qui permettront d’investir dans les intérêts des peuples de la région et de promouvoir un accord de paix global et permanent » avec les Palestiniens et les États arabes. Il promet également de faire des efforts pour établir un ministère des Affaires de la paix qui travaillera à soutenir un accord de paix. Le programme dit que Simply Love entreprendra des efforts pour réaliser l’égalité des sexes dans tous les domaines de la vie et pour renforcer la tolérance. Il souligne également que le parti s’efforcera de faire progresser les politiques économiques qui comblent le fossé entre le centre et la périphérie d’Israël. La candidate principale de Simply Love est Ruth Lillian Weisberger.

La Liste arabe a déclaré qu’elle soutient l’égalité des arabes israéliens et la création d’un État palestinien. Le principal candidat de la liste arabe est Knaan Mohammed, qui a servi à la Knesset entre 1999 et 2003 en tant que membre de Raam et du Parti national arabe.

Espoir pour le changement est un parti arabe israélien dirigé par Sheikh Aataf Krinoway, qui dirige l’ONG Social Justice And National Service basée au Néguev. Le parti dit qu’il vise à « apporter la pleine égalité aux Arabes d’Israël et à les intégrer pleinement dans la société et les institutions de l’Etat ».

On sait peu de choses du parti Kevod Haadam, qui s’est inscrit avec les objectifs vagues de faire progresser Israël en tant qu’État juif et démocratique, de protéger Israël, de promouvoir les droits civils, sociaux et culturels, d’encourager l’immigration et un libre marché, de combler les lacunes socioéconomiques.

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