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À la fac Bordeaux-Montaigne, un « village antifasciste » face aux « intimidations » de l’ultra-droite

L'événement dénonce la multiplication de tags, de croix celtiques et d'affiches du groupuscule "La Bastide bordelaise"

Université Bordeaux Montaigne - Place Guy Lasserre, bâtiments Administratif et A, le 20 août 2020. (Crédit : Bens89 / CC BY-SA 4.0)
Université Bordeaux Montaigne - Place Guy Lasserre, bâtiments Administratif et A, le 20 août 2020. (Crédit : Bens89 / CC BY-SA 4.0)

Quelque 200 personnes se sont réunies jeudi sur le parvis de l’Université Bordeaux Montaigne pour s’opposer aux « incursions et intimidations » répétées de militants de l’ultra-droite depuis la rentrée, dénoncées aussi par la direction de l’établissement.

Cette mobilisation, baptisée « village antifasciste », a rassemblé une quarantaine d’organisations politiques, syndicales et associatives dont la CGT, Solidaires, SOS Racisme, le Planning familial de Gironde ou La Ligue des Droits de l’Homme.

L’événement était organisé par le Comité d’action contre l’extrême droite, fondé en décembre par des étudiants.

Il dénonce la multiplication, sur les murs de la faculté de lettres et sciences humaines, de tags – « On te voit », « On ne t’oublie pas, à très vite », citant des prénoms d’étudiants, ou « fuck the woke » -, de croix celtiques et d’affiches du groupuscule « La Bastide bordelaise ».

« On a eu des incursions répétées de militants venant suivre des étudiants, leur demandant s’ils étaient de gauche ou leur lançant des insultes homophobes et racistes », relate Maïa Jimenez, membre de l’organisation étudiante Le Poing Levé.

Le 23 janvier, sept militants dont certains « cagoulés, portant casques de moto, parapluies et gants coqués » avaient notamment déambulé entre des bâtiments avant de rebrousser chemin face à une soixantaine d’étudiants et des membres de la sécurité de l’université.

« Ils cherchent la confrontation physique pour instrumentaliser leurs agressions sur les réseaux sociaux », estime Jahan Lutz, autre porte-parole de l’organisation, évoquant aussi l’agression d’une étudiante « aux cheveux verts » dans le tramway.

Le 31 janvier, le conseil d’administration de l’université a voté une motion dénonçant ces incursions, intimidations et tags, ainsi que des vagues de harcèlement en ligne.

Contactée par l’AFP, la Bastide bordelaise assure venir à la fac « pour tracter et coller » mais « pas pour intimider ».

« On n’est pas des hooligans, ni des nazis. On se défend mais on n’a jamais attaqué », assure Antonin, un militant, pour qui les tags relèvent de la falsification. « Le 23 janvier, on allait chercher un copain pour aller au cinéma », assure-t-il.

La Fédération du parti Reconquête en Gironde avait demandé à la préfecture d’interdire ce rassemblement.

La présidence de l’université, « sans s’associer à l’organisation de l’événement », a considéré que l’empêcher « augmentait drastiquement les risques de troubles et d’insécurité » sur le campus.

Ces oppositions ne sont pas isolées.

À Strasbourg, le 4 février, la sécurité de l’université, épaulée par la police, est intervenue lors d’une distribution de tracts de l’Union nationale inter-universitaire (UNI), classée à droite, et de la Fédération syndicale étudiante FSE, proche de l’extrême gauche.

L’UNI a dénoncé des « séquestrations d’étudiants » et des « menaces au couteau », des affirmations contestées par la direction de l’établissement qui a expliqué que des membres de ce syndicat avaient été « mis en sécurité » pour éviter une confrontation.

Mardi, une violente bagarre est intervenue à la sortie de l’université Jean-Jaurès à Toulouse entre des étudiants de l’UNI et des antifas, selon la presse régionale. « On a eu trois militants avec le visage tuméfié, dont un hospitalisé », relate Yvenn Le Coz, délégué national de ce syndicat.

À Bordeaux aujourd’hui, « nos militants ne pouvaient pas aller sur le campus, alors qu’ils y étudient, par peur de se faire agresser », affirme-t-il.

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