À la frontière syrienne, Tsahal veut établir un contact plus étroit avec les civils
Rechercher

À la frontière syrienne, Tsahal veut établir un contact plus étroit avec les civils

L’armée établit une unité de liaison pour aider à coordonner l'aide médicale et garder un œil sur les zones déchirées par la guerre où le régime Assad n’a pas d’influence

Un char de l'armée israélienne stationné près du village de Majdal Shams, le 19 mars 2014, dans les hauteurs du Golan (Crédit : AFP / Jalaa Marey)
Un char de l'armée israélienne stationné près du village de Majdal Shams, le 19 mars 2014, dans les hauteurs du Golan (Crédit : AFP / Jalaa Marey)

L’armée israélienne met en place une unité de liaison spéciale pour gérer ses contacts de plus en plus fréquents avec des civils syriens vivant de l’autre côté de la frontière nord d’Israël dans le pays ravagé par la guerre.

Le régime syrien de Bashar el-Assad n’a presque aucune emprise sur le périmètre du plateau du Golan, de grandes sections de la frontière étant détenues par divers rebelles et factions djihadistes, y compris le Front al-Nosra, affilié à Al-Qaïda et les Brigades des Martyres de Yarmouk, affiliées à l’Etat islamique.

Depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011, qui a coûté la vie d’au moins 250 000 personnes et déplacé près de la moitié de la population du pays, l’armée israélienne a soigné quelque 2 000 Syriens qui sont arrivés blessés à la frontière.

Israël a également surveillé – et y a parfois répondu par des frappes aériennes – une présence iranienne et du Hezbollah de plus en plus importante sur le Golan syrien, en particulier dans certains villages druzes limitrophes d’Israël, et a travaillé pour protéger les communautés druzes dans le sud de la Syrie qui sont menacés par les combats aux multiples parties.

Un drone de Tsahal atterrissant dans un aérodrome du plateau du Golan, le 20 janvier 2015 (Crédit : Jack Guez/AFP)
Un drone de Tsahal atterrissant dans un aérodrome du plateau du Golan, le 20 janvier 2015 (Crédit : Jack Guez/AFP)

Selon la Deuxième chaîne, la nouvelle unité est calquée sur le Yakal, l’unité de liaison de l’armée israélienne dans le sud du Liban pendant la présence militaire d’Israël dans le pays qui a pris fin avec le retrait de l’Etat hébreu en 2000. Yakal coordonnait Tsahal et son allié, l’Armée d’opérations libanaise du Sud. Yakal a servi comme interface de l’armée avec les civils vivant dans les zones contrôlées par l’armée israélienne.

La nouvelle unité devrait permettre de faciliter l’accès aux installations médicales israéliennes pour les Syriens blessés, ainsi que d’aider Tsahal à surveiller de plus près les développements de l’autre côté de la frontière.

Sur le plateau du Golan, des colonnes de fumée s'échappent du village syrien de Qouneitra à la suite d'une explosion lors des combats entre les forces loyales au président syrien Bashar el-Assad et les rebelles, près de la frontière de Qouneitra, le 31 août 2014. (Crédit : AFP / MENAHEM KAHANA)
Sur le plateau du Golan, des colonnes de fumée s’échappent du village syrien de Qouneitra à la suite d’une explosion lors des combats entre les forces loyales au président syrien Bashar el-Assad et les rebelles, près de la frontière de Qouneitra, le 31 août 2014. (Crédit : AFP / MENAHEM KAHANA)

À l’exception des frappes aériennes occasionnelles, signalées contre des convois de contrebande d’armes et d’autres cibles similaires du Hezbollah, Israël est resté neutre dans la guerre à sa frontière nord. L’armée israélienne coordonnerait ses frappes sur le groupe terroriste Assad, allié avec les forces russes qui combattent aux côtés du Hezbollah pour soutenir le régime d’Assad.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...