A Tel-Aviv, Valls condamne à nouveau le boycott d’Israël
Rechercher

A Tel-Aviv, Valls condamne à nouveau le boycott d’Israël

"Au fond, derrière ce boycott nous savons bien ce qu'il y a, non seulement la contestation, mais aussi la détestation de l'Etat d'Israël, la détestation d'un foyer juif, et donc des juifs dans leur ensemble," a déclaré le Premier ministre français

Manuel Valls lors de sa visite à Tel Aviv, le 22 mai 2016 (Crédit : Facebook page officielle Manuel Valls)
Manuel Valls lors de sa visite à Tel Aviv, le 22 mai 2016 (Crédit : Facebook page officielle Manuel Valls)

Le chef du gouvernement recevait dimanche après-midi la plus haute distinction de l’université de Tel-Aviv, où il a lancé un appel aux étudiants israéliens à venir étudier en France.

« Cette invitation que je lance n’est pas une invitation en l’air (…) c’est la plus sincère des réponses à ceux qui ne parlent que de boycott », a-t-il affirmé, devant un auditoire largement composé de Français habitant en Israël.

« Comment ne pas condamner ceux qui se livrent à cette entreprise de destruction des liens qui nous unissent ? Comment peut-on se dire éclairé, démocrate, et vouloir boycotter le savoir, la recherche, la culture, la création, la créativité ? », a dit M. Valls citant un appel au boycott d’un spectacle d’un ballet israélien à l’Opéra Garnier à Paris.

Le chef du gouvernement français a régulièrement accusé ces derniers mois la campagne de boycott anti-israélien, menée au nom de la solidarité avec la cause palestinienne, de masquer de l’anti-sionisme mais aussi de l’antisémitisme.

La campagne mondiale non gouvernementale BDS « Boycott, désinvestissements, sanctions », née en Cisjordanie il y a 10 ans, appelle au boycottage des produits israéliens mais aussi des relations culturelles ou académiques avec Israël tant que durera « l’occupation ».

« Boycotter, c’est couper les ponts, alors que les nations ont tant à gagner à se parler, à échanger. Et, au fond, derrière ce boycott nous savons bien ce qu’il y a, non seulement la contestation, mais aussi la détestation de l’Etat d’Israël, la détestation d’un foyer juif, et donc des juifs dans leur ensemble », a réitéré M. Valls.

« La France, c’est son rôle, son devoir, son âme ne cédera jamais devant ceux qui veulent entraver une démocratie », a poursuivi M. Valls.

Le Premier ministre a dit que c’était « le combat d’une vie (la sienne) contre l’antisémitisme » et le « combat de notre civilisation ». « Quand on s’attaque aux juifs, on s’attaque bien sûr à la France et on s’attaque à la civilisation », a-t-il dit, sous les applaudissements.

Avant de recevoir sa médaille, le Premier ministre avait été salué par les responsables de l’université. « Vous êtes un ami d’Israël. Vous n’êtes pas de ces ministres qui, une fois nommés, oublient instantanément qu’ils sont des amis d’Israël », a salué François Heilbronn, président des amis français de la faculté.

« Nous vous admirons, nous admirons votre courage », a salué Jacob Frankel, président du conseil des gouverneurs de l’université.

Après une rencontre avec des étudiants français et israéliens, Valls s’est rendu auprès de l’ancien président Shimon Peres.

L'ancien président Shimon Peres et le Premier ministre français Manuel Valls à Matignon le 24 mars 2016 à Paris, en France (Crédit : Erez Lichtfeld)
L’ancien président Shimon Peres et le Premier ministre français Manuel Valls à Matignon le 24 mars 2016 à Paris, en France (Crédit : Erez Lichtfeld)
En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...