Affrontements entre soldats et palestiniens au camp de réfugiés de Qalandiya
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Affrontements entre soldats et palestiniens au camp de réfugiés de Qalandiya

Six soldats ont été blessés par des objets lourds jetés des toits pendant une opération d'arrestation dans ce camp près de Jérusalem ; 4 Palestiniens ont été touchés par des balles

Des Palestiniens pendant des affrontements avec les forces israéliennes à Qalandiya, en Cisjordanie, le 7 décembre 2020. (Capture d'écran : Twitter)
Des Palestiniens pendant des affrontements avec les forces israéliennes à Qalandiya, en Cisjordanie, le 7 décembre 2020. (Capture d'écran : Twitter)

Des affrontements violents ont eu lieu, lundi matin, entre les Palestiniens et les soldats israéliens dans un camp de réfugiés de Jérusalem. Il y a eu des blessés des deux côtés.

Six membres de la police des frontières israéliennes ont été blessés lorsque les résidents du camp de réfugiés de Qalandiya ont lancé des émeutes, lançant des parpaings et autres objets lourds sur les officiers depuis les toits, a noté la police des frontière dans un communiqué.

Les six policiers sont légèrement blessés. Certains ont dû être hospitalisés.

Les troupes, craignant pour leur vie, ont ouvert le feu sur les manifestants, a noté la police des frontières.

Le ministère palestinien de la Santé a indiqué que quatre Palestiniens avaient été blessés, trois d’entre eux grièvement et le quatrième modérément, suite à ces tirs à balles réelles.

Le ministère a expliqué que trois blessés graves étaient actuellement sur la table d’opération. Deux auraient été touchés à la poitrine et un autre dans l’artère fémorale.

La police des frontières était entrée dans le camp – qui se trouve au-delà de la barrière de sécurité mais au sein des frontières municipales de Jérusalem – pour y arrêter trois personnes recherchées, soupçonnées de vol de voiture.

Ce sont les soldats de l’armée israélienne qui ont été finalement envoyés dans le camp. Ils ont appréhendé deux personnes sur les trois et toutes les forces israéliennes ont quitté le secteur, a précisé la police des frontières.

Cette dernière n’a pas indiqué quel type de balles avait été utilisé pendant l’incident. D’autres outils de dispersion d’émeutes ont par ailleurs été déployés.

Des proches portent le corps d’Ali Abu Aliya, 13 ans, qui aurait été tué par des militaires israéliens pendant des affrontements avec des Palestiniens qui jetaient des pierres, au cours de ses funérailles dans le village d’al-Mughayyir, au près de Ramallah, en Cisjordanie, le 5 décembre 2020. (Crédit : AP Photo/Majdi Mohammed)

Ces échauffourées ont lieu quelques jours après la mort d’un adolescent palestinien qui aurait été blessé par balle par les soldats israéliens lors d’émeutes, dans la journée de vendredi. Selon les médias palestiniens, Ali Abu Aliya, 13 ans, avait reçu une balle à l’estomac au cours d’une manifestation violente survenue à Kafr Malik, dans le centre de la Cisjordanie, contre l’établissement d’un nouvel avant-poste d’implantation.

L’armée a annoncé qu’elle allait ouvrir une enquête sur l’incident, dimanche. Les militaires ont nié, dans un premier temps, avoir eu recours à des balles réelles pour disperser la manifestation, disant n’avoir utilisé que des armes de dispersion moins meurtrières comme les balles en caoutchouc. Ils ont admis plus tard que les soldats avaient utilisé des balles Ruger de calibre 22. Ces balles, plus petites que les normales, sont souvent utilisées dans les dispersions d’émeutes car elles sont considérées comme moins mortelles – même si elles peuvent tuer, en particulier lorsqu’elles sont mal utilisées.

Abu Aliya a été inhumé dans son village natal d’al-Mughayyir, samedi. Des échauffourées ont éclaté entre les forces israéliennes de sécurité et les Palestiniens pendant ses funérailles.

Judah Ari Gross et Aaron Boxerman ont contribué à cet article.

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