Alençon : Une femme condamnée pour incitation à la haine et apologie du terrorisme
Ses messages en ligne, repérés dès 2020, ont repris après l’attaque du Hamas en octobre 2023, provoquant une enquête judiciaire et une condamnation de la justice
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Une femme de 61 ans, originaire d’Alençon, a été condamnée ce jeudi 3 juillet 2025 par le tribunal pour provocation directe à un acte de terrorisme, menace de mort, apologie d’acte terroriste et incitation publique à la haine. Ses propos, diffusés sur les réseaux sociaux, visaient principalement Israël.
Les premières alertes remontent à 2020, lorsque le Bureau de sécurité intérieure de la préfecture signale plusieurs messages incendiaires sur Twitter. La prévenue y appelait notamment à « l’extermination de l’Amérique », lançait des menaces de mort contre Israël, l’Occident et la Chine, clamant « Victoire à l’islam ! Nous musulmans allons nous venger », et visant explicitement la famille Rothschild. « Il y a des pages et des pages de tweets de ce type », a déclaré le juge Éric Martin durant le procès. La prévenue n’a pas assisté à l’audience.
Après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et le déclenchement du conflit à Gaza, ses publications violentes ont repris sur le réseau X, anciennement Twitter, avec des messages tels que : « Nous allons prendre notre revanche, nous éliminerons Israël. La mort vous suivra où que vous soyez », souvent accompagnés d’images guerrières, de missiles et de drapeaux en flammes, notamment celui d’Israël.
En 2020, la femme avait déjà reçu plusieurs convocations d’un officier de la police judiciaire, auxquelles elle n’avait pas répondu, se contentant de publier une photo de l’hôtel de police avec ce commentaire provocateur : « Allez vous faire pendre avec vos convocations ! » Ce comportement lui a valu une poursuite pour menace de mort.
Interpellée à la suite de ses publications en 2023, elle a tenté de se défendre en affirmant : « J’ai le droit d’écrire ce que je veux ! Je suis chez moi, personne n’a à me dire ce que je dois faire. » Elle se présente comme « anti-Israël » mais affirme soutenir « ses frères de Palestine et d’Israël » sans cautionner le terrorisme.
Le parquet avait requis une peine de douze mois de prison, dont six avec sursis probatoire. La justice a finalement prononcé une condamnation à six mois de prison avec sursis simple. Par ailleurs, la prévenue devra verser 400 euros à l’officier de police judiciaire qu’elle avait menacé.
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