Appel de 40 femmes politiques du monde contre le plan israélien d’annexion
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Appel de 40 femmes politiques du monde contre le plan israélien d’annexion

L'ex-présidente suisse Micheline Calmy-Rey et l'ancienne ministre de la Justice française Christiane Taubira figurent parmi les signataires du texte

Une vue de l'implantation de Maale Efraim en Cisjordanie sur les collines de la vallée du Jourdain, le 18 février 2020. (Crédit : AP/Ariel Schalit)
Une vue de l'implantation de Maale Efraim en Cisjordanie sur les collines de la vallée du Jourdain, le 18 février 2020. (Crédit : AP/Ariel Schalit)

Une quarantaine de femmes politiques internationales ont appelé mercredi à s’opposer au projet israélien d’annexion de pans de la Cisjordanie, qui ne doit « pas rester sans réponse ».

Le gouvernement israélien doit en principe se prononcer à partir de ce mercredi sur la mise en œuvre du plan du président américain Donald Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit notamment l’annexion par Israël des implantations et de la vallée du Jourdain en Cisjordanie.

« Une telle mesure détruira un demi-siècle d’efforts pour la paix dans la région et aura des conséquences considérables », préviennent les signataires de ce texte, parmi lesquelles l’ex-présidente suisse Micheline Calmy-Rey, l’ancienne ministre de la Justice française Christiane Taubira, l’avocate iranienne et lauréate du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi ou l’ancienne ministre sud-africaine Barbara Hogan.

« Nous avons reçu des appels urgents de la part de femmes palestiniennes et israéliennes. (…) Nous devons être guidés par l’humanité et la résolution des femmes courageuses qui ont grandement souffert du conflit et refusent pourtant d’être aveuglées par la haine. Leurs mots représentent le futur dont la région a besoin », écrivent-elles dans ce texte envoyé à l’AFP.

Christine Taubira. (Crédit : autorisation)

« L’annexion ne peut pas rester sans réponse et un engagement international ferme est plus que jamais nécessaire, et cela passe par des mesures efficaces pour empêcher des actions unilatérales illégales et parvenir à une paix juste et durable. »

« Ce me parait improbable que cela se passe aujourd’hui (mercredi) », a déclaré sur la radio de l’armée le chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi.

Mardi, Tzahi Hanegbi, ministre sans portefeuille mais considéré comme un proche de Benjamin Netanyahu, a dit être « convaincu que cela arrivera mais pas demain (mercredi) ». Le ministre de l’Eau Zeev Elkin a lui aussi jugé erronée l’idée que « tout allait se dérouler le 1er juillet ».

Les Palestiniens, qui étrillent le plan Trump, ont appelé à des manifestations mercredi dans la vallée du Jourdain, à Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza, enclave contrôlée par les terroristes islamistes palestiniens du Hamas.

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