Appels d’ONG à désactiver Airbnb pour dénoncer sa présence en Cisjordanie
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Appels d’ONG à désactiver Airbnb pour dénoncer sa présence en Cisjordanie

Jewish Voice For Peace et Palestine Institute for Public Diplomacy accusent "Airbnb de prolonger la Nakba en mettant en location des terres palestiniennes volées"

L'enseigne d'Airbnb à la conférence Wired de San Francisco, le 12 octobre 2018 (Crédit : Phillip Faraone/Getty Images for WIRED25 via JTA)
L'enseigne d'Airbnb à la conférence Wired de San Francisco, le 12 octobre 2018 (Crédit : Phillip Faraone/Getty Images for WIRED25 via JTA)

Des ONG ont appelé mercredi les utilisateurs d’Airbnb à travers le monde à désactiver leurs comptes afin de protester contre son référencement de logements situés dans les implantations israéliennes en Cisjordanie.

Après avoir d’abord annoncé retirer ces quelque 200 offres de location, la populaire plateforme a dit revenir sur sa décision et continue donc à référencer ces logements.

« Nous demandons aux personnes de rejoindre une action mondiale et de désactiver Airbnb le 15 mai, jour de la Nakba », la catastrophe qu’a représenté pour les Palestiniens la création d’Israël le 14 mai 1948, a écrit sur Twitter l’ONG Jewish Voice For Peace.

« Airbnb permet de prolonger la Nakba en mettant en location des terres palestiniennes volées », a-t-elle ajouté.

Pour l’ONG Palestine Institute for Public Diplomacy (PIPD), il s’agit d’inciter « Airbnb à annuler sa décision ». « Mais nous savons que ce ne sera pas facile », a déclaré à l’AFP son directeur Salem Barahmeh.

« Ce que nous voulons in fine, c’est en finir avec cette culture de l’impunité où les entreprises internationales sont autorisées à être complices, en soutenant les crimes de guerre et les colonies israéliennes qui ont causé la fuite de Palestiniens », a-t-il ajouté.

Basée à San Francisco, aux Etats-Unis, Airbnb n’a pas souhaité faire de commentaires, et a renvoyé à son communiqué sur le sujet publié en avril.

« Nous comprenons la complexité de ce sujet », avait alors dit la plateforme de location, indiquant qu’elle ne tirerait « aucun bénéfice » de l’activité dans l’ensemble de la Cisjordanie et que l’argent serait reversé à une organisation humanitaire à but non lucratif opérant dans différentes parties du monde.

Après sa décision initiale – et désormais caduque – de retirer les offres de location en Cisjordanie, l’entreprise avait été poursuivie en Israël mais aussi devant un tribunal fédéral américain, où des plaignants juifs américains l’accusaient de discrimination religieuse.

Environ 430 000 Israéliens y vivent une coexistence avec plus de 2,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie.

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