Aux Etats-Unis, légère baisse des crimes motivés par la haine en 2018
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Aux Etats-Unis, légère baisse des crimes motivés par la haine en 2018

Victime de la pire attaque antisémite de l'histoire américaine à Pittsburgh, les juifs étaient les plus visés par les crimes basés sur la religion, avec 835 signalements

L'emblème du FBI au J. Edgar Hoover Building. Illustration. (Crédit : Cliff/CC BY 2.0/Flickr)
L'emblème du FBI au J. Edgar Hoover Building. Illustration. (Crédit : Cliff/CC BY 2.0/Flickr)

Le nombre de crimes motivés par la haine signalés à la police fédérale américaine a enregistré une légère baisse en 2018 par rapport à l’année précédente, selon un rapport du FBI rendu public mardi.

Au total, 7 120 infractions motivées par un préjugé contre une communauté ethnique, religieuse, sexuelle ou autre, ont été signalées au FBI par les forces de l’ordre locales, contre 7 175 en 2017, indique ce rapport qui ne donne pas d’explication sur cette baisse.

Parmi ces crimes, six sur dix étaient motivés par « la race, l’ethnicité ou les ancêtres » de la victime. Ils ciblaient près d’une fois sur deux les Afro-américains.

Victime de la pire attaque antisémite de l’histoire américaine lors de la fusillade de la synagogue de Pittsburgh, les juifs étaient les plus visés par les crimes basés sur la religion, avec 835 signalements.

Une menorah est installée à l’extérieur de la synagogue Tree of Life en préparation d’un office au coucher du soleil, pour la première nuit de Hanoukka le dimanche 2 décembre 2018, dans le quartier Squirrel Hill de Pittsburgh. Un homme armé a tiré et tué 11 personnes alors qu’elles priaient le samedi 27 octobre 2018 au temple. (AP Photo/Gene J. Puskar)

Les infractions motivées par l’orientation sexuelle de la victime représentaient 17 % des signalements.

Plus de la moitié des victimes de ces infractions avaient subi des violences, plus ou moins aggravées.

Selon le FBI, 22 viols étaient motivés par la haine.

Les auteurs de ces crimes avaient été identifiés pour 6 266 cas. Ils étaient majoritairement Blancs (53,6 %) et Afro-américains (24 %).

L’observatoire américain des groupes extrémistes, Southern Poverty Law Center, qui recense depuis 2014 les homicides commis par des « individus influencés par la droite radicale », assure pour sa part que l’année 2018 a été « la plus meurtrière » avec au moins quarante victimes aux Etats-Unis et au Canada.

L’année 2017 avait été marquée par une manifestation de l’extrême droite à Charlottesville qui avait provoqué des affrontements entre néo-nazis et anti-racistes au cours de laquelle une femme avait été tuée par un sympathisant néo-nazi.

Les militants d’extrême droite s’étaient notamment enhardis avec la rhétorique et les politiques anti-immigration du président républicain Donald Trump.

Depuis, les autorités américaines ont fait de la lutte contre les suprémacistes blancs une priorité et plusieurs sites extrémistes ont perdu leur accès aux réseaux sociaux.

Le « crime motivé par la haine » désigne traditionnellement aux Etats-Unis un acte dirigé contre une personne ciblée en raison de certaines caractéristiques de son identité comme la race, la religion, la nationalité, l’orientation sexuelle ou un handicap. Cette infraction à circonstances aggravantes entraîne automatiquement une sentence plus sévère.

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