Ban à l’ONU : le temps presse pour une solution à deux États
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Ban à l’ONU : le temps presse pour une solution à deux États

Le secrétaire général de l'ONU a fustigé Israéliens et Palestiniens pour l’arrêt des négociations de paix

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, informe le Conseil de sécurité au cours d'une réunion de la situation au "Moyen-Orient et en Palestine", le 26 janvier 2016 aux Nations unies à New York. (Crédit : AFP/Nations Unies/UN Photo/Loey Felipe)
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, informe le Conseil de sécurité au cours d'une réunion de la situation au "Moyen-Orient et en Palestine", le 26 janvier 2016 aux Nations unies à New York. (Crédit : AFP/Nations Unies/UN Photo/Loey Felipe)

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré au Conseil de sécurité que le temps pressait pour une solution à deux états, et a fustigé à la fois Israël et les Palestiniens pour l’arrêt des négociations de paix.

« L’échec des dirigeants israéliens et palestiniens à faire avancer la paix a créé un vide. Des voix extrémistes ont rempli cet espace », a déclaré Ban selon un communiqué publié par son bureau.

« A la fin du mois dernier, je suis revenu de ma onzième visite en Israël et en Palestine en tant que secrétaire général, a-t-il déclaré au Conseil. J’ai apporté un message clair et ferme aux dirigeants des deux camps : le temps presse. »

Le chef des Nations unies a pointé les constructions dans les implantations israéliennes en demandant « comment l’expansion systématique des implantations, la saisie de terre pour l’utilisation exclusive d’Israël… et le refus du développement peut constituer une réponse à la violence ? »

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, à gauche, avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, le 28 juin 2016. (Crédit : Flash90)
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, à gauche, avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah, le 28 juin 2016. (Crédit : Flash90)

« De telles politiques n’aideront pas à la réalisation de la solution à deux états, a-t-il déclaré. De telles politiques n’apporteront pas plus de sécurité aux Israéliens. »

Il a également critiqué la violence palestinienne et l’échec à y mettre un terme. « Les responsables des récentes attaques terroristes doivent être tenus responsables », a-t-il déclaré.

Concernant la bande de Gaza, qui est contrôlée par le groupe terroriste palestinien du Hamas, Ban a déclaré que « l’activité militante se poursuit, ébranlant le cessez-le-feu fragile et menaçant de provoquer une autre escalade dévastatrice. »

Il a également condamné les donateurs qui n’ont pas rempli leurs promesses de financement de la réhabilitation de Gaza après la guerre de 2014. « Malgré des progrès significatifs, des dizaines de milliers de personnes sont encore déplacées, a-t-il expliqué. Des familles sont forcées de vivre sans électricité pendant 12 à 18 heures par jour. Le chômage reste très élevé. »

« Les fonds pour reconstruire Gaza restent insuffisants. J’appelle à nouveau les donateurs à remplir les promesses faites au Caire. »

Mais, a-t-il ajouté, « la stabilité et le maintien à long terme de Gaza dépend de la levée du blocus très strict et du rétablissement d’une autorité de gouvernement palestinienne unique et légitime, basée sur les principes de l’OLP [Organisation de libération de la Palestine]. »

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