Banque mondiale : Le statu quo entre Israël et les Palestiniens « pas viable »
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Banque mondiale : Le statu quo entre Israël et les Palestiniens « pas viable »

"Les mesures prises par Israël pour permettre le passage de davantage de biens vers Gaza sont bienvenues mais il faut faire mieux," indique un rapport

La Banque Mondiale souligne que les taxes prélevées par Israël sur les importations destinées aux Palestiniens, qui s’élèvent actuellement à 3%, pénalisent leur économie et recommande de réduire ce taux à 0,6%. (Crédit : CC BY 2.0)
La Banque Mondiale souligne que les taxes prélevées par Israël sur les importations destinées aux Palestiniens, qui s’élèvent actuellement à 3%, pénalisent leur économie et recommande de réduire ce taux à 0,6%. (Crédit : CC BY 2.0)

La Banque mondiale (BM) a mis en garde mardi contre l’éclatement de « nouveaux conflits » si le statu quo économique et politique entre Israéliens et Palestiniens perdure.

« Le statu quo n’est pas viable et les risques de nouveaux conflits et de désordres sociaux sont élevés », estime l’organisme international dans un rapport.

Il souligne que les Palestiniens « se sont appauvris en moyenne pour la troisième année consécutive ». Un quart d’entre eux vivent aujourd’hui en situation de pauvreté.

Dans les Territoires palestiniens, « le chômage reste élevé en particulier chez les jeunes de la bande de Gaza où il dépasse les 60 % », ajoute la Banque.

Dans ce territoire lourdement marqué par une guerre avec Israël en juillet-août 2014, l’aide internationale promise pour la reconstruction se fait attendre. Seuls 35 % des fonds ont été versés à ce jour, soit 1,23 milliard de dollars (1,1 md d’euros), rappelle la BM.

Elle plaide pour une levée du bouclage imposé à Gaza « par les pays voisins », Israël et l’Egypte, d’une manière qui permette en même temps de « garantir les besoins légitimes de sécurité de ces pays ».

« Les mesures prises par Israël pour permettre le passage de davantage de biens vers Gaza sont bienvenues mais il faut faire mieux », insiste le rapport.

Actuellement, les exportations de Gaza ne représentent plus que 6% de leur volume d’avant le bouclage imposé par Israël depuis 2006.

« Jusqu’à ce qu’il y ait un accord de paix permanent (entre Israël et les Palestiniens), les performances de l’économie palestinienne resteront inférieures à son potentiel », souligne le rapport.

Alors que les négociations de paix sont au point mort, la BM voit malgré tout un « potentiel substantiel de croissance de l’économie palestinienne » à condition que les restrictions imposées par Israël sur la circulation des biens et des personnes soient levées.

L’Autorité palestinienne a reçu de son côté un satisfecit pour « les très bons progrès enregistrés pour réduire le déficit ».

Le rapport relève que le taux de chômage global a baissé à Gaza au premier semestre et s’établissait à 42 % alors qu’il avait culminé à 47 % après la guerre de 2014.

En Cisjordanie, ce taux a aussi reculé de 18 à 16 % grâce à l’augmentation de 7 % au deuxième trimestre du nombre de Palestiniens travaillant en Israël qui atteint les 112.200.

Pour cette année, la BM table sur une croissance de 2,9 % dans l’ensemble des Territoires palestiniens.

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