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Bennett défend son épouse critiquée pour un voyage à l’étranger en plein COVID

Le Premier ministre a indiqué qu'il n'avait pas tenté de dissuader Gilat Bennett de partir avec ses enfants, quelques jours après avoir demandé aux Israéliens de ne pas voyager

Le Premier ministre Naftali Bennett (à gauche) avec sa femme Gilat à la Knesset à Jérusalem, le 13 juin 2021. (Ariel Zandberg/Yamina)
Le Premier ministre Naftali Bennett (à gauche) avec sa femme Gilat à la Knesset à Jérusalem, le 13 juin 2021. (Ariel Zandberg/Yamina)

Le Premier ministre Naftali Bennett a défendu sa famille qui a pris des vacances à l’étranger, au mois de décembre, quelques jours seulement après que le chef du gouvernement a demandé aux Israéliens de renoncer à leurs déplacements internationaux dans un contexte de vague Omicron du coronavirus.

Sur des images d’une interview qui a été diffusée lundi, Bennett a expliqué que « les insultes » sur les réseaux sociaux avaient été à l’origine de la volonté de Gilat d’emmener ses enfants en vacances.

« Les enfants sont exposés à tout. Ils vont sur Instagram, sur TikTok et elle voulait seulement les déconnecter de ça », a-t-il déclaré devant les caméras de la Douzième chaîne.

Bennett, qui avait été vivement critiqué au moment de ce voyage, a indiqué qu’il n’avait pas tenté de dissuader son épouse de partir.

« Je ne suis pas son boss. Nous formons un couple », a-t-il dit.

Le Premier ministre a aussi démenti que l’incident avait entraîné des tensions dans son couple.

« Ce qui m’ennuie le plus, c’est que tout ça a donné une image très, très faussée de Gilat », a-t-il déploré.

Bennett avait initialement pris la défense de sa famille suite à ce voyage, survenu il y a deux mois – après la fermeture des frontières d’Israël aux étrangers pour tenter de limiter la propagation du variant Omicron dans le pays. Il avait insisté sur le fait que ce déplacement avait eu lieu en toute transparence et que son épouse et ses enfants se placeraient à l’isolement à leur retour, comme tous les autres Israéliens dans ce cas.

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid, à gauche, et le Premier ministre Naftali Bennett à la Knesset, le 26 juillet 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dans un autre extrait de l’entretien, qui doit être intégralement diffusé mardi, il est demandé à Bennett s’il y a des amitiés qui se lient dans la politique israélienne – et s’il considère le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, comme un ami.

« Yair Lapid est un mensch, tout simplement un mensch, », a-t-il répondu.

Laissera-t-il le fauteuil de Premier ministre à Lapid au mois de septembre 2023, comme le stipule leur accord de coalition ? « En ce qui me concerne, oui », dit Bennett.

« Je lui ai fait une promesse : Il a honoré la sienne et j’honorerai la mienne », continue-t-il. « Je ne sais pas comment contrôler tous les autres acteurs ».

Bennett et Lapid dirigent une alliance de partis inédite, représentant l’ensemble du spectre politique, une coalition qui s’est forgée au mois de juin et qui a écarté de son poste le Premier ministre Benjamin Netanyahu après douze années consécutives passées au pouvoir.

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