Berlin identifie 34 anciens SS néerlandais qui touchent une pension allemande
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Berlin identifie 34 anciens SS néerlandais qui touchent une pension allemande

En 2014, des médias révélaient que des milliers de vétérans en Europe ou leurs veuves, bénéficiaient d'une allocation versée pour leur service sous le régime nazi

Des policiers encadrent des vétérans de la Légion lettone, une force commandée par les Waffen-SS nazis allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, dont les sympathisants portent des drapeaux et des affiches en se rendant le 16 mars 2019 au Monument de la liberté à Riga, en Lettonie, pour commémorer une bataille clé en 1944, au terme de leur tentative avortée pour arrêter une avancée des Soviétiques. (Ilmars ZNOTINS / AFP)
Des policiers encadrent des vétérans de la Légion lettone, une force commandée par les Waffen-SS nazis allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, dont les sympathisants portent des drapeaux et des affiches en se rendant le 16 mars 2019 au Monument de la liberté à Riga, en Lettonie, pour commémorer une bataille clé en 1944, au terme de leur tentative avortée pour arrêter une avancée des Soviétiques. (Ilmars ZNOTINS / AFP)

AMSTERDAM (JTA) — L’Allemagne a remis aux Pays-Bas une liste de 34 citoyens néerlandais qui perçoivent des allocations versées par Berlin pour leur service dans l’armée sous le régime nazi. Certains sont des criminels de guerre présumés et possiblement des anciens gardes des camps de la mort d’Auschwitz-Birkenau.

La plupart des bénéficiaires de ces allocations sont des vétérans SS ou leurs proches, selon le radiodiffuseur NOS. Des dizaines de Néerlandais avaient servi aux côtés des allemands à Auschwitz, précise le reportage.

Cette information, communiquée la semaine dernière par Berlin, fait suite à plusieurs demandes pour que l’Allemagne identifie les bénéficiaires néerlandais de la « Kriegsbeschädigtenrente », la pension pour invalides de guerre allemands.

Ces demandes font suite à des informations faisant état, en 2014, d’une faible application d’un amendement de 1998 à la loi allemande sur les pensions, qui bloque les paiements aux personnes soupçonnées de crimes de guerre.

Les rapports révélaient que des centaines de milliers d’anciens soldats du Troisième Reich, notamment aux Pays-Bas, en Belgique et au-delà, ou leurs veuves recevaient encore des allocations mensuelles de plusieurs centaines d’euros.

Les hommes des unités Waffen SS finlandaises retournent chez eux, en 1943 (Crédit : Wikimedia/Creative Commons)

Les Pays-Bas ont demandé à l’Allemagne, qui paye les allocataires par le biais de ses ambassades à l’étranger, de les identifier afin que l’autorité fiscale néerlandaise puisse au moins déduire les montants versés par les Allemands de leurs avantages sociaux. Mais jusqu’à la semaine dernière, le gouvernement allemand refusait d’identifier les bénéficiaires, invoquant la loi sur la vie privée.

Les autorités fiscales néerlandaises ont l’intention d’examiner les déclarations d’impôts et les relevés d’aides sociales des 34 individus en question, selon NOS. Aucun n’a été identifié dans les médias.

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