Israël en guerre - Jour 226

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Blinken demande des « pauses humanitaires » dans les combats à Gaza pour protéger les civils

Le secrétaire d'État américain a déclaré que de nombreux dirigeants exprimaient leur soutien à Israël en privé, mais n'approuveraient pas publiquement son droit à se défendre ou à dénoncer le Hamas

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le Secrétaire d'État américain Antony Blinken s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité au siège des Nations unies, le 24 octobre 2023. (Crédit : Seth Wenig/AP)
Le Secrétaire d'État américain Antony Blinken s'exprime lors d'une réunion du Conseil de sécurité au siège des Nations unies, le 24 octobre 2023. (Crédit : Seth Wenig/AP)

Le Secrétaire d’État américain Antony Blinken a demandé, mardi, aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU d’envisager des « pauses humanitaires » dans la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza afin de protéger les civils palestiniens.

C’était la première fois qu’un responsable américain appelle publiquement à l’arrêt des combats. Il ne s’agit pas de proposer un cessez-le-feu, dont les responsables américains ont rejeté le principe ces derniers jours, comme une aide au Hamas, alors qu’ils estiment qu’Israël a le droit de répondre par la force pour s’assurer que les massacres perpétrés le 7 octobre dans les communautés israéliennes ne se réitèrent pas.

« Les civils palestiniens doivent être protégés. Le Hamas doit cesser de les utiliser comme boucliers humains. Il est difficile de penser à un acte de plus grand cynisme », a déclaré M. Blinken lors de la réunion ministérielle du Conseil de sécurité convoqué pour évoquer la guerre à Gaza.

« Israël doit prendre toutes les précautions possibles pour éviter de nuire aux civils. La nourriture, l’eau, les médicaments et toute autre aide humanitaire essentielle doivent pouvoir être acheminés à Gaza et aux personnes qui en ont besoin. Les civils doivent être en mesure de se mettre à l’abri du danger. Des pauses humanitaires doivent être envisagées à ces fins », a ajouté le Secrétaire d’État.

En plus de ses opérations militaires, Israël impose un blocus quasi total sur Gaza, même si une partie de l’aide humanitaire a été autorisée à entrer depuis l’Égypte, ces derniers jours, dans le cadre d’un accord négocié par les États-Unis.

« Mais c’est une goutte d’aide dans un océan de besoins », a déclaré le Secrétaire général américain Antonio Guterres lors de la réunion, avertissant que si Gaza venait à manquer de carburant, ce serait un « désastre ».

Un panache de fumée s’élève adans le sillage d’une frappe aérienne israélienne dans la bande de Gaza, vu depuis le sud d’Israël, le 23 octobre 2023. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

L’ONU a averti que les hôpitaux et autres services vitaux du territoire palestinien risquaient de fermer sans nouvelles livraisons de carburant.

Israël craint que le Hamas n’utilise le carburant livré à Gaza pour fabriquer des armes et des explosifs et affirme que le groupe terroriste a déjà volé du carburant destiné à des besoins humanitaires.

Blinken a ensuite critiqué une grande partie de la communauté internationale pour ne pas avoir explicitement condamné l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre dernier, qui a tué plus de 1 400 personnes en Israël, en majorité des civils.

Le secrétaire d’Etat a déclaré que dans ses échanges avec les dirigeants du monde entier depuis l’attaque, il avait noté un consensus sur le droit – et même l’obligation – des pays à riposter aux attaques terroristes contre leurs civils, que ne reflètent pas les rares prises de position publiques en soutien à Israël.

« Posons-nous la question : où est l’indignation ? Où est le dégoût ? Où est le rejet ? Où est la condamnation explicite de ces horreurs ? », a demandé Antony Blinken, évoquant les atrocités commises par le Hamas lors de son assaut.

Le 7 octobre, le Hamas a brusquement bombardé Israël de milliers de roquettes tandis que plus de 2 500 hommes armés ont franchi la barrière de sécurité avec Gaza. Les terroristes ont semé la désolation dans les régions du sud, massacrant ceux qui avaient le malheur de croiser leur chemin, des familles entières dans certaines communautés, et 260 festivaliers lors d’une rave en plein air. Certaines victimes ont été mutilées, violées et torturées. Des dizaines de bébés ont été tués. Avant que Tsahal ne puisse contrer l’invasion, plus de 220 personnes de tous âges ont été enlevées et conduites à Gaza. Quatre otages ont, depuis, été relâchés.

Le cecrétaire d’État a appelé les pays à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir la libération des otages à Gaza.

Israël a riposté à l’assaut du Hamas en s’engageant à détruire le groupe terroriste et en lançant des frappes intensives à Gaza, affirmant s’en prendre à des cibles terroristes et faire en sorte d’éviter les victimes civiles. Il a demandé à plus d’un million d’habitants de Gaza d’évacuer la partie nord de la bande de Gaza avant une offensive terrestre qui n’a pas encore eu lieu. Le Hamas a continué à faire pleuvoir des roquettes sur le sud et le centre d’Israël tout en tentant de nouvelles infiltrations terroristes.

Des soldats israéliens enlevant les corps de civils israéliens dans le kibboutz Kfar Azza, près de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d’Israël, le 10 octobre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Le ministère de la Santé, contrôlé par le Hamas, affirme que les frappes israéliennes ont jusqu’à présent tué plus de 5 700 Palestiniens. Ces chiffres, qui ne peuvent pas être vérifiés de manière indépendante, pourraient inclure les propres membres du Hamas, ainsi que les civils tués par des roquettes palestiniennes égarées.

Un panache de fumée s’élève adans le sillage d’une frappe aérienne israélienne dans la bande de Gaza, vu depuis le sud d’Israël, le 23 octobre 2023. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

On craint également que les mandataires de l’Iran, au Liban et en Syrie, tentent d’ouvrir des fronts au nord contre Israël. Des escarmouches meurtrières répétées ont lieu entre Tsahal et le groupe terroriste du Hezbollah le long de la frontière libanaise, ainsi que des attaques à la roquette contre des bases du nord et des communautés civiles. Des roquettes ont également été tirées depuis la Syrie.

Des soldats américains ont été attaqués en Irak et en Syrie par des drones et des roquettes la semaine dernière. Des miliciens soutenus par l’Iran en Irak ont fait savoir que les forces américaines « devaient partir immédiatement », à défaut de quoi leurs bases en Irak et ailleurs dans la région continueraient d’être attaquées.

M. Blinken a déclaré au Conseil de sécurité que si les États-Unis ne cherchaient pas à entrer en conflit avec l’Iran, ils n’hésiteraient pas à riposter si Téhéran ou ses mandataires s’en prenaient aux personnels américain. « Ne vous y trompez pas. Nous défendrons notre peuple. Nous défendrons notre sécurité rapidement et de manière décisive. »

Des troupes de Tsahal sont vues dans le nord d’Israël, à côté de la frontière avec le Liban, le 24 octobre 2023. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Blinken a demandé aux membres du Conseil de sécurité de dénoncer l’Iran pour ses activités malveillantes dans la région et le mettre en garde, comme l’a fait Washington, contre la tentation d’ouvrir un autre front contre Israël.

« Agissez comme si la sécurité et la stabilité de toute la région et au-delà étaient en jeu, parce que c’est effectivement le cas », a déclaré M. Blinken.

Il a conclu en invitant les membres à « redoubler d’efforts concertés » pour travailler à une solution à deux États, suite au déclenchement de la guerre à Gaza.

« La seule voie vers une paix et une sécurité durables dans la région, la seule façon de sortir de cet horrible cycle de violences, c’est de parvenir à deux États, pour deux peuples », a déclaré Antony Blinken, reconnaissant que ce sera difficile.

« Le Hamas ne pourrait pas rêver plus grande victoire que de voir sa brutalité nous envoyer sur la voie du terrorisme et du nihilisme. Il ne faut pas le laisser faire. Le Hamas n’a pas le droit de choisir à notre place », a déclaré M. Blinken, ajoutant que la voie que les États-Unis et le monde devaient choisir est celle d’une région plus intégrée et « normalisée », allusion aux initiatives diplomatiques destinées à parvenir à un accord israélo-saoudien.

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