Brilife, le vaccin israélien, sera testé en Géorgie et en Ukraine
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Brilife, le vaccin israélien, sera testé en Géorgie et en Ukraine

NRx Pharmaceuticals enverra le vaccin aux essais cliniques de 3e phase, qui seront menés sur des dizaines de milliers de volontaires en Israël et à l'étranger

Le ministre de la Défense Benny Gantz visite un laboratoire de l'Institut israélien de recherche biologique le 25 octobre 2020. (Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Benny Gantz visite un laboratoire de l'Institut israélien de recherche biologique le 25 octobre 2020. (Ministère de la Défense)

L’Institut israélien de recherche biologique de la défense israélienne (IIBR), géré par le ministère de la Défense, a annoncé lundi avoir signé un protocole d’accord avec la société NRx Pharmaceuticals, cotée au Nasdaq, pour achever les essais cliniques de son vaccin contre la COVID-19.

NRx Pharmaceuticals enverra le vaccin, connu sous le nom de Brilife, aux essais cliniques de troisième phase, qui seront menés sur des dizaines de milliers de volontaires en Géorgie, en Ukraine et en Israël, a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué. La société pharmaceutique supervisera ensuite sa commercialisation.

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a salué l’accord, le qualifiant d’ « excellente nouvelle ».

« Je prévois qu’avec cet accord, nous serons en mesure d’achever le développement du vaccin et permettrons à Israël de produire des vaccins de manière indépendante, car comme nous l’avons vu récemment – le coronavirus ne disparaîtra pas de si tôt », a déclaré Gantz dans le communiqué.

« Dans le même temps, l’IIBR et l’ensemble de l’establishment de la Défense continueront à participer à l’effort national pour contrer les effets de cette pandémie. Je tiens à remercier les scientifiques de l’institut, qui ne cessent de travailler pour nous protéger – que ce soit dans le domaine de la défense ou de la santé. »

« Chez NRx, nous sommes honorés d’avoir été choisis par le gouvernement israélien pour mener à bien cette mission qui sauve des vies », a déclaré Chaim Hurvitz, directeur de NRx. « Comme les vaccins COVID de première génération sont de plus en plus mis à mal par la mutation rapide du coronavirus, nous avons pour objectif de développer un vaccin qui puisse rapidement être diffusé à faible coût pour répondre aux besoins des pays développés et en développement. »

Des flacons d’un potentiel vaccin contre le coronavirus sont vus sur une chaîne de montage, sur une photo publiée par l’Institut israélien de recherche biologique le 25 octobre 2020. (Ministère de la Défense)

Le vaccin israélien est encore en pleine phase d’essai. En décembre, l’Institut de recherche biologique a achevé avec succès la première étape des tests et a commencé la deuxième phase, qui est en cours.

Le professeur Shmuel Shapira, qui dirigeait l’IIBR et était à l’origine des efforts déployés pour développer un vaccin israélien contre le COVID-19, a démissionné en mai, dans une tournure d’événements surprenante qui a jeté un doute supplémentaire sur l’avenir de l’entreprise locale de vaccination.

Le développement du vaccin local a pris beaucoup de retard sur celui de ses concurrents internationaux.

L’approbation de plusieurs vaccins internationaux et la campagne d’inoculation rapide d’Israël ont soulevé des questions sur la nécessité d’une option produite localement, qui sera prête à la distribution bien longtemps après ses concurrents.

Le ministère de la Défense a défendu le projet IIBR, en faisant valoir qu’il était nécessaire de garantir à Israël un accès indépendant aux vaccins. D’autres fonctionnaires l’ont décrit comme un plan de secours destiné à compléter les vaccins achetés auprès de sociétés pharmaceutiques basées à l’étranger.

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