Brooklyn: Des appels à éliminer Israël et les US lors d’une manif pro-Palestine
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Brooklyn: Des appels à éliminer Israël et les US lors d’une manif pro-Palestine

Des centaines de personnes ont pris part à une manifestation anti-annexion, appelant à abolir la police et les gouvernements d'Israël et des Etats-Unis

Des manifestants propalestiniens lors des manifestations organisées à l'occasion d'une "Journée de la Colère" à Brooklyn, à New York, le 1er juillet 2020 (Capture d'écran vidéo)
Des manifestants propalestiniens lors des manifestations organisées à l'occasion d'une "Journée de la Colère" à Brooklyn, à New York, le 1er juillet 2020 (Capture d'écran vidéo)

Lors d’une manifestation pro-palestinienne et pro-Black Lives Matter organisée à Brooklyn, cette semaine, les participants ont appelé à l’élimination de l’Etat juif ainsi qu’à l’élimination des Etats-Unis, scandant différents slogans dont « Mort à Israël », « Mort à l’Amérique et « de Gaza au Minnesota, mondialisez l’Intifada ! »

Ce sont plusieurs centaines de personnes qui auraient pris part à ce rassemblement qui a eu lieu le 1er juillet, un événement organisé dans le cadre d’une « Journée de la colère » pour répondre au plan israélien d’annexion de certains pans de la Cisjordanie. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait, à l’origine, fait savoir qu’il amorcerait ce projet à cette date – mais l’initiative a été reportée, dans un contexte d’incertitudes sur sa mise en oeuvre réelle.

« Nous ne voulons pas d’un faux État palestinien qui nous sera donné alors qu’Israël existe encore », a déclaré l’activiste Nerdeen Kiswani, un membre du groupe Within Our Lifetime qui a contribué à organiser le rassemblement, lors d’une intervention devant les manifestants qui a été filmée par le MEMRI (Middle East Media Research Institute).

« La terre sur laquelle Israël existe est une terre volée. Les terres de 1948 sont encore et toujours volées – Jaffa, Haïfa, Tel Aviv… ont été volés. Nous ne voulons pas revenir dans nos maisons de Gaza et de la Cisjordanie seulement. Nous voulons tout récupérer », a-t-il dit.

Dequi Kioni Sadiki, épouse de l’ancien Black Panther Sekou Odinga, a pour sa part affirmé que « les Juifs européens qui occupent, qui massacrent et qui continuent à obliger des millions de Palestiniens à rester dans ces charniers appelés camps de réfugiés et camps de concentration sont les proches des Européens… qui ont kidnappé, massacré et imposé aux Africains et aux indigènes l’esclavage » ou les ont « parqués dans des prisons ou ils mourraient ».

Parmi des slogans appelant à libérer la Palestine et aux cris de « Black Lives matter », un activiste a également entonné « Mort à Israël » et « Mort à l’Amérique », accompagné par les manifestants.

Un autre activiste a fait le lien entre la nécessité « d’abolir la police » et « d’abolir l’Etat sioniste d’Israël » et le « gouvernement des Etats-Unis », entraînant les acclamations de la foule.

Prenant également la parole lors de cet événement, un activiste pro-Corée du nord a déclaré : « je pense qu’avant de mourir, nous verrons la Palestine vous être rendue à nouveau et la Corée ne former qu’une : Les Etats-Unis et tous les gouvernements fantoches n’existeront plus ! »

Des contestataires qui prenaient part à un mouvement de protestation pro-palestinien à Washington ont pour leur part fait le lien entre Black Lives Matter et la cause palestinienne, mercredi, scandant : « Israël, on te connaît, toi aussi, tu assassines des enfants ».

Le défilé, qui est parti du Lincoln Memorial en direction du Capitole, était dirigé par Christian Tabash, étudiant à Harvard, qui a lu un poème au sujet des crimes commis par Israël à l’encontre des musulmans palestiniens, selon le Washington Examiner. Le poème se référait à Israël comme au « maître des continents », théorie ancestrale du complot qui laisse entendre que les Juifs dirigeraient le monde.

Le groupe Republican Jewish Coalition a indiqué dans un communiqué en réponse à l’événement que « nous sommes horrifiés face à cette démagogie haineuse de la part des manifestants de Black Lives Matter. La charte de Black Lives Matter est remplie de mensonges anti-israéliens et antisémites. C’est profondément perturbant – mais ce n’est guère surprenant – d’entendre les expressions de cette haine dans les rues de Washington. »

Le communiqué appelait également l’ex-vice président Joe Biden, « en tant que porte-drapeau du parti Démocrate, à condamner ces slogans antisémites scandés par les manifestants de BLM ».

JTA a contribué à cet article.

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