Centre Simon Wiesenthal : le gouvernement néerlandais est “obsédé” par Israël
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Centre Simon Wiesenthal : le gouvernement néerlandais est “obsédé” par Israël

Le conflit israélo-palestinien est le seul conflit cité dans l’accord de coalition du nouveau gouvernement des Pays-Bas

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et son homologue néerlandais, Mark Rutte, à La Haye, aux Pays-Bas, en janvier 2012. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et son homologue néerlandais, Mark Rutte, à La Haye, aux Pays-Bas, en janvier 2012. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO/Flash90)

AMSTERDAM – Le Centre Simon Wiesenthal a affirmé que le gouvernement néerlandais avait une « obsession » pour Israël, après la publication d’un programme de politique étrangère qui pointe du doigt le conflit israélo-palestinien.

« Les Néerlandais sont obsédés » par le conflit, a écrit le rabbin Abraham Cooper, doyen associé du Centre, dans un article publié mardi par le Huffington Post, coécrit avec Manfred Gerstenfeld, chercheur spécialisé dans l’antisémitisme du Centre de Jérusalem pour les Affaires publiques.

L’éditorial souligne que le conflit israélo-palestinien est le seul conflit international mentionné dans l’accord de coalition du nouveau gouvernement des Pays-Bas, annoncé la semaine dernière.

L’accord de coalition a été signé après des négociations prolongées entre le parti de centre droit au pouvoir, le Parti populaire libéral et démocrate du Premier ministre Mark Rutte, réélu en mars, et trois autres partenaires, dont le parti de gauche D-66.

Mark Rutte (Crédit : CC BY SA 2.0)
Mark Rutte (Crédit : CC BY SA 2.0)

L’accord de 70 pages stipule que « les Pays-Bas contribueront à la paix et à la sécurité au Moyen Orient, en utilisant ses bonnes relations avec Israël et l’Autorité palestinienne pour promouvoir et mettre en place une solution à deux états : un état palestinien indépendant, démocratique et viable au côté d’Israël, sécurisé et reconnu internationalement. Nous nous efforcerons également d’améliorer les relations entre Israël et les Palestiniens. »

La référence à Israël apparaît dans un chapitre de 590 mots dédié aux relations étrangères ; Les seuls autres pays étrangers mentionnés sont l’Allemagne, la Belgique et le Venezuela, tous trois dans un contexte de relations bilatérales nécessitant la levée d’obstacles ou méritant une « attention particulière » dans le cas du Venezuela.

Malgré les préoccupations croissantes en Europe au sujet du retour des jihadistes de Syrie, où sont mortes, selon les Nations unies, 400 000 personnes dans la guerre civile depuis 2011. Le pays n’est cité qu’une seule fois, dans une section sur le traitement des enfants réfugiés.

« Les sujets cruciaux de l’Union européenne, comme le Brexit et le conflit catalan, sont absents. Rien n’est dit sur une Corée du Nord nucléarisée, ni sur les problèmes de l’accord nucléaire avec l’Iran », ont écrit Cooper et Gerstenfled sur l’accord. L’Iran n’est pas cité.

« Rien sur l’implication militaire néerlandaise en Afghanistan ou sa présence au Mali », ont-ils ajouté.

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