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Columbia a embauché puis a prétendu limoger un professeur qui a fait l’éloge du Hamas

La présidente de l'université a déclaré que Mohamed Abdou avait été licencié, mais ce dernier affirme que son contrat se termine le 30 mai, après avoir posté le 11 octobre qu'il était "avec la résistance"

Le professeur Mohamed Abdou s'adresse à The Electronic Intifada dans une interview publiée le 27 avril 2024. (Capture d'écran, utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Le professeur Mohamed Abdou s'adresse à The Electronic Intifada dans une interview publiée le 27 avril 2024. (Capture d'écran, utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Vivement critiquée pour sa gestion des manifestations anti-Israël qui ont duré plusieurs semaines, la prestigieuse université new-yorkaise Columbia est à nouveau sous le feu des critiques pour avoir embauché un professeur d’études arabes modernes qui a apporté son soutien au Hamas et à d’autres groupes terroristes.

Engagé le 16 janvier en tant que professeur invité en études arabes modernes, Mohamed Abdou a fait l’éloge du massacre perpétré par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre dans le sud d’Israël, quelques jours après les faits.

Dans un message publié le 11 octobre sur Facebook, Abdou a écrit : « Je suis avec la muqawamah (la résistance), qu’il s’agisse du Hamas, du Hezbollah ou du Jihad islamique, mais jusqu’à un certain point – étant donné les différences ultimes quant à nos engagements politiques éthiques ; c’est aussi la différence entre une stratégie et une tactique », selon le quotidien britannique Daily Mail.

Dans une interview donnée en podcast le 5 janvier, une semaine avant qu’il ne prenne ses fonctions temporaires à Columbia, Abdou a déclaré, dans le cadre d’une discussion sur l’homophobie dans l’islam, qu’il était « avec le Hamas » et qu’il soutenait « la résistance, absolument ».

Interrogée lors d’une audition du Congrès sur l’antisémitisme à la mi-avril sur l’embauche de ce professeur, la présidente de l’université de Columbia, Nemat (Minouche) Shafik, a déclaré qu’Abdou avait été licencié.

« Il ne travaillera plus jamais à Columbia », a-t-elle déclaré en réponse à une question de la représentante républicaine Elise Stefanik.

Quatre autres professeurs ont également été mentionnés au cours de l’audition qui a duré près de quatre heures, dont le professeur Joseph Massad, qui a jugé l’attaque brutale du 7 octobre « impressionnante » et
« stupéfiante ». Shafik a déclaré que Massad faisait l’objet d’une enquête et qu’il ne présidait plus le comité d’examen académique.

Mais les détails du supposé licenciement d’Abdou n’étaient pas clairs. Shai Davidai, assistant professeur à la Columbia University Business School et ardent défenseur des étudiants juifs et israéliens à Columbia depuis le 7 octobre, a affirmé que Shafik avait fait plusieurs fausses déclarations au cours de son témoignage.

Contacté par le Times of Israel après l’audition au Congrès, Davidai a affirmé que Shafik avait « menti au sujet du licenciement du professeur Abdou – il est toujours sur le site web de Columbia ».

Abdou a semblé confirmer ces allégations dans une interview publiée par The Electronic Intifada, une publication palestinienne basée aux États-Unis, le 27 avril, en déclarant : « Je ne suis pas licencié. Mon contrat se termine le 30 mai ».

Des publications sur les réseaux sociaux semblent également montrer Abdou se promenant librement sur le campus, notamment une photo mise en ligne mercredi montrant apparemment le professeur entrant dans un bâtiment de Columbia sous la surveillance d’un agent de sécurité, alors que des vidéos de la semaine précédente le montrent se promenant autour du campement de protestation sans être interpellé par les équipes de sécurité présentes sur le campus.

La vague de manifestations anti-Israël a provoqué une onde de choc sur les campus universitaires aux États-Unis et ailleurs, et des centaines d’étudiants ont été suspendus ou arrêtées au cours des dernières semaines.

Le maire de New York, Eric Adams, a déclaré mercredi que près de 300 personnes avaient été arrêtées, après que la police a pénétré sur le campus de Columbia mardi pour évacuer un campement de tentes sur le terrain de l’école.

La police a également fait évacuer le Hamilton Hall. Un groupe d’officiers a utilisé une échelle pour passer par une fenêtre du deuxième étage. Les manifestants s’étaient emparés du hall de l’école de la Ivy League une vingtaine d’heures auparavant.

La guerre à Gaza a éclaté après l’attaque du Hamas du 7 octobre, au cours de laquelle quelque 3 000 terroristes ont fait irruption en Israël par voie terrestre, aérienne et maritime, tué quelque 1 200 personnes et pris 253 otages, pour la plupart des civils, souvent au prix d’actes de brutalité et d’agressions sexuelles.

Jordana Horn a contribué à cet article.

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