Corona: La géolocalisation par le Shin Bet prolongée de 10 jours pour le moment
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Corona: La géolocalisation par le Shin Bet prolongée de 10 jours pour le moment

Zvi Hauser demande au gouvernement de prendre en compte les conséquences économiques de l'envoi de centaines de milliers de personnes en quarantaine

Le centre commercial piétonnier Mamilla à Jérusalem. Photo illustrative. (iStock/ YKD)
Le centre commercial piétonnier Mamilla à Jérusalem. Photo illustrative. (iStock/ YKD)

La commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset a voté dimanche en faveur de l’extension de la surveillance téléphonique controversée de l’agence de sécurité Shin Bet, destinée à détecter les porteurs de coronavirus et ceux qui sont entrés en contact avec eux, mais a émis quelques réserves.

Selon le quotidien Haaretz, l’approbation de la surveillance a été accordée pour 10 jours, au lieu des 21 jours réclamés par le gouvernement.

Le président du comité, Zvi Hauser, a demandé au gouvernement de discuter des conséquences économiques de la mise en quarantaine de nombreuses personnes en raison de la localisation, et a également exhorté les ministres à envisager de réduire à 12 jours la période d’isolement pour les personnes dont le test est négatif, qui est actuellement de 14 jours.

Selon les chiffres présentés aux membres du comité, 528 966 messages ont été envoyés aux Israéliens depuis le 1er juillet pour les informer qu’ils étaient entrés en contact avec un malade du coronavirus confirmé. Les chiffres indiquent que 437 901 d’entre eux ont effectivement été en contact avec un porteur.

Un outil clé pour contenir la propagation du virus est la recherche épidémiologique, ou la recherche des contacts – des enquêtes qui cherchent à identifier et à mettre en quarantaine tous ceux qui ont pu être exposés à des patients dans les jours précédant leur diagnostic, en espérant stopper la propagation.

L’application HaMagen du ministère de la Santé fonctionnant sur un iPhone. (Sam Sokol)

Le ministère de la Santé dispose d’une application de recherche des contacts, HaMagen, qui a été remaniée en juillet, après que la première version a été critiquée pour son inexactitude et le nombre trop élevé de faux positifs.

Les efforts plus traditionnels du ministère en matière de recherche des contacts ont été remis en question, avec des rapports indiquant que son système d’enquête épidémiologique sur les personnes diagnostiquées a été largement dépassé par la propagation du virus.

Face à la difficulté de poursuivre la recherche des contacts, le gouvernement a réintroduit le programme de surveillance controversé du Shin Bet qui identifie les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus en utilisant des moyens numériques pour retracer les mouvements des patients avant qu’ils ne soient diagnostiqués, principalement les données des téléphones portables.

Bien que le Shin Bet lui-même ait déclaré qu’il était réticent à utiliser cette technologie, généralement réservée à la lutte contre le terrorisme, le gouvernement a insisté sur le fait que c’était le seul moyen de suivre la propagation du virus. Le programme a été utilisé lors de la première apparition du virus, mais il a ensuite été interrompu pendant une courte période.

De nombreux Israéliens ont critiqué le programme du Shin Bet, à la fois pour des raisons de droits civils et parce qu’un nombre croissant de personnes ont déclaré qu’elles étaient forcées de rester chez elles par erreur, probablement en partie à cause d’une technologie qui ne permet pas de discerner si deux personnes se trouvaient en fait à moins de deux mètres l’une de l’autre, suffisamment près pour transmettre le virus. En outre, les appels au ministère de la Santé restent régulièrement sans réponse, sous prétexte de système surchargé, selon les responsables.

Sam Sokol a contribué à cet article.

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