Cour d’appel US : le juge n’était pas compétent pour libérer Mahmoud Khalil
En rejetant la plainte de Khalil, la cour a offert une victoire à l'administration du président américain dans ses efforts visant à expulser ce militant pro-palestinien

Une cour d’appel fédérale américaine a statué que le juge saisi par Mahmoud Khalil ne possédait pas les compétences nécessaires pour ordonner la libération de ce diplômé de l’université Columbia, qui était détenu par les services d’immigration. Une décision qui est venue offrir une victoire à l’administration du président américain Donald Trump dans ses efforts visant à expulser ce militant pro-palestinien.
C’est un panel de deux juges contre un, au sein de la 3e cour d’appel fédérale américaine qui est basée à Philadelphie, qui a décidé de rejeter la plainte déposée par Khalil contestant sa détention, invoquant l’interdiction faite par la loi fédérale sur l’immigration aux tribunaux de rang inférieur de statuer sur ce type de demandes.
Khalil, citoyen algérien né en Syrie dans une famille palestinienne, est devenu une figure très médiatisée après avoir été arrêté par l’administration Trump en mars, dans le cadre de la répression menée par le gouvernement contre le militantisme anti-Israël et l’antisémitisme sur les campus universitaires.
Placé en détention pendant plusieurs mois, Khalil a bénéficié, au mois de juin, d’une décision du tribunal qui ordonnait sa libération. Depuis lors, il mène une bataille juridique pour contester son expulsion, les autorités continuant à demander son renvoi des États-Unis.
Khalil, alors qu’il étudiait à Columbia, dirigeait le Columbia University Apartheid Divest (CUAD), une coalition de militants anti-iIsraël sur le campus.
Le CUAD a organisé des manifestations importantes à Columbia, dont le campus était devenu l’épicentre du militantisme anti-Israël après le déclenchement de la guerre à Gaza. Les Israéliens et les Juifs de Columbia, ainsi qu’un groupe de travail universitaire sur l’antisémitisme, ont rapporté un antisémitisme généralisé pendant cette période de troubles.
Le CUAD a approuvé la violence, appelé à « l’éradication totale de la civilisation occidentale« , appuyé l’invasion d’Israël par le Hamas en octobre 2023, applaudi les groupes désignés comme terroristes par les États-Unis, distribué des tracts de propagande du Hamas dans une bibliothèque universitaire et soutenu un militant emprisonné pour avoir agressé des étudiants juifs de Columbia.
Khalil, une fois relâché, a repris ses actions militantes, participant à des manifestations et apparaissant dans les médias. Il a récemment défendu l’invasion d’Israël par le Hamas, réfuté l’existence de tout antisémitisme à Columbia, rencontré le sénateur Bernie Sanders, appelé à « l’effondrement » du « projet génocidaire sioniste » et applaudi les juifs antisionistes.







