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COVID-19 : fin de la quarantaine obligatoire pour les malades dès le mois prochain ?

La quarantaine sera toujours recommandée en cas d'infection, dit le directeur du ministère de la Santé, évoquant un 5e vaccin, assez impopulaire

Une femme parle à une amie depuis le balcon de son appartement, pendant la pandémie de COVID-19 à Jérusalem le 31 mars 2020. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Une femme parle à une amie depuis le balcon de son appartement, pendant la pandémie de COVID-19 à Jérusalem le 31 mars 2020. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël, Salman Zarka, a déclaré mardi s’attendre à ce que la quarantaine à domicile, obligatoire pour les patients atteints de COVID-19, soit supprimée à la fin du mois prochain.

Le confinement des malades est une des dernières mesures sanitaires prises contre la COVID-19 encore en vigueur, avec l’obligation de porter des masques faciaux dans les établissements médicaux.

Lors d’une conférence de presse vidéo donnée avec le directeur général du ministère de la Santé, Nachman Ash, Zarka a déclaré qu’il sera toujours préférable que les malades restent chez eux, mais que cela ne devrait plus être obligatoire et « qu’il conviendrait de dire au public – nous vous faisons confiance ».

Encore aujourd’hui, la quarantaine doit durer au moins cinq jours après la confirmation de l’infection par un test de dépistage. La quarantaine peut prendre fin dès le cinquième jour pour ceux qui ne présentent aucun symptôme pendant 48 heures et pour lesquels deux tests de dépistage successifs s’avèrent négatifs.

En Israël, le nombre quotidien de cas a chuté de plusieurs dizaines de milliers à seulement 2 295 ce lundi, à l’issue de la cinquième vague d’infections.

Israël se prépare à une possible sixième vague d’infections même si on n’assiste actuellement à aucune augmentation du nombre de patients, a déclaré Zarka. Il a évoqué la crainte qu’une souche de COVID-19 hautement infectieuse, semblable au variant Delta, apparaisse. Une instance civile est en cours de constitution pour surveiller et analyser les nouveaux variants de par le monde, a-t-il ajouté.

Le grand spécialiste du coronavirus, Salman Zarka, assiste à une conférence de presse sur le coronavirus, à Jérusalem, le 29 août 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Zarka a prédit que si 2022 ne connaissait pas d’autre vague d’infections, la vie pourrait reprendre comme avant la pandémie, d’ici 2023.

Jusqu’à présent, plus de 6,1 millions d’Israéliens ont reçu au moins deux doses de vaccin, 4,49 millions, trois et 812 003, quatre.

Ash a évoqué le « dilemme » d’un possible cinquième vaccin contre la COVID-19 avant l’hiver. « Ce sera difficile de convaincre les gens de se faire vacciner une cinquième fois, et cela va peser sur la décision qui finira par être prise », a-t-il expliqué.

« Pour le moment, rien ne justifie une cinquième campagne de vaccination », a ajouté Ash, précisant néanmoins que la question était à l’étude.

Zarka a indiqué que l’immunité se détériorait avec le temps chez ceux qui avaient guéri de la COVID comme ceux qui avaient reçu le vaccin. D’ici à septembre ou octobre, la population d’Israël sera en grande partie dépourvue de protection. Les autorités se réuniront pour délibérer à la fin du mois de juin, a-t-il précisé.

Plus tôt ce mois-ci, Israël a mis fin à l’obligation de se soumettre à un test COVID à l’arrivée à l’aéroport Ben Gurion. Les voyageurs israéliens et étrangers ne sont plus tenus de fournir un résultat de test négatif avant de monter à bord d’un vol à destination d’Israël.

Les règles ont été actualisées au vu de la baisse de la morbidité liée à la COVID-19, a déclaré le ministère de la Santé, et s’appliquent à toutes les liaisons aériennes, terrestres et maritimes.

Le bilan global de la pandémie en Israël s’établit à 4 138 523 cas de virus et 10 852 morts, selon les chiffres communiqués mardi par le ministère de la Santé.

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