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COVID-19: Le taux de reproduction de base en hausse régulière ces dernières semaines

Le responsable de la lutte contre le coronavirus Salman Zarka dit s'inquiéter d'un éventuel renversement de la tendance à la baisse du nombre de cas avant Pourim et Pessah

Un infirmier du Magen David Adom pratique un test de dépistage rapide dans un centre de dépistage de Jérusalem, le 26 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un infirmier du Magen David Adom pratique un test de dépistage rapide dans un centre de dépistage de Jérusalem, le 26 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le R-O – taux de reproduction de base – de la COVID-19 a amorcé une tendance à la hausse en Israël, ces dernières semaines, amenant certains responsables de la Santé à s’inquiéter de l’émergence d’une nouvelle vague de coronavirus avant Pourim et Pessah.

Le R-O a atteint 0,87 dans la journée de dimanche, ayant connu une hausse régulière depuis deux semaines où il était alors à 0,66. Le nombre de nouveaux cas de coronavirus enregistrés au quotidien suivait une baisse constante tout au cours du mois dernier, passant de plus de 30 000 à la mi-février à un peu plus de 5 000 vendredi.

Avec cette diminution du nombre de cas – qui avait signifié la fin de la cinquième vague de coronavirus entraînée par le variant Omicron – les responsables de la Santé avaient continué à lever les restrictions. En date du 1er mars, le programme du « passeport vert » avait été annulé et aucune preuve de vaccination n’est dorénavant exigée pour prendre part à des activités. Les touristes étrangers peuvent aussi entrer dans le pays qu’ils soient immunisés ou non – sous réserve de présenter un test de dépistage à la COVID-19 dont le résultat est négatif avant d’embarquer à bord d’un avion, et de se soumettre à un autre test lors de l’atterrissage au sein de l’État juif. L’obligation du port du masque est néanmoins restée en place, même si elle est largement ignorée.

La fête de Pourim, souvent célébrée par de grandes festivités et autres célébrations, aura lieu en fin de semaine. Un mois plus tard, il y aura Pessah, une fête qui est marquée en général par d’importants rassemblements familiaux. Il y a deux ans, la fête de Pessah s’était déroulée dans le contexte d’un confinement strict dans le pays et les familles avaient reçu l’ordre de ne pas accueillir leurs proches chez elles.

Dimanche après-midi, il y avait 41 619 cas actifs de coronavirus dans le pays, avec 3 957 nouveaux cas qui ont été confirmés samedi. Parmi les malades, 882 personnes sont actuellement hospitalisées, et 353 se trouvent dans un état grave. 158 sont actuellement placées sous respirateur. 55 personnes sont mortes des suites de complications de la COVID-19 la semaine dernière – ce qui représente une chute de 57 % par rapport à il y a deux semaines.

Depuis l’apparition de la pandémie dans le pays, 10 379 personnes ont succombé à une forme grave du coronavirus.

Selon la Douzième chaîne, le responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël, Salman Zarka, a déclaré lors de réunions organisées en interne au ministère de la Santé qu’il « s’inquiétait d’un renversement de la tendance dès la semaine prochaine, et de ce que nous assistions à une nouvelle augmentation du nombre de personnes gravement malades ». Il aurait également averti que le nombre de nouveaux cas augmentait dans les maisons de retraite et que les Israéliens faisaient preuve d’un relâchement de leur vigilance face à l’épidémie.

De plus, le ministère de la Santé a annoncé, dimanche, que le prix des tests PCR pour les personnes qui atterrissent à l’aéroport international Ben Gurion baisserait et que les passagers pourraient payer un supplément pour obtenir des résultats rapides. Selon le nouveau guide d’orientation des prix, qui entrera en vigueur le 27 mars, les passagers payant un test PCR de manière anticipée verseront 63 shekels contre 80 shekels jusqu’à présent ; et ceux qui paient directement le test à l’aéroport devront s’acquitter d’une somme de 79 shekels, contre 115 shekels jusqu’à aujourd’hui.

Tous les passagers arrivant dans le pays doivent se soumettre à un test PCR avant de quitter l’aéroport et ils doivent rester à l’isolement jusqu’à réception d’un test négatif. Quand les prix changeront, les passagers pourront aussi avoir l’option de payer plus cher pour obtenir leurs résultats dans les quatre heures : 85 shekels en avance et 107 shekels pour ceux qui régleront à l’aéroport.

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