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COVID : taux de mortalité inférieur de 90 % pour les + de 50 ans après la 3e dose

Les chercheurs israéliens ont étudié les données de 843 208 personnes, dont 758 118 ont reçu le rappel pendant la période de l'étude avant l'émergence d'Omicron

Une femme se fait vacciner contre la   COVID-19 dans un centre de la Clalit à Jérusalem, le 3 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Une femme se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de la Clalit à Jérusalem, le 3 octobre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une étude israélienne menée avant l’apparition du variant Omicron du coronavirus a révélé que les personnes de plus de 50 ans ayant reçu une troisième dose du vaccin Pfizer-BioNTech présentaient un taux de mortalité inférieur de 90 % à celui des personnes n’ayant pas reçu le rappel.

L’étude, basée sur les données de la première caisse de santé en Israël, Clalit, et publiée dans le New England Journal of Medicine, a porté sur les personnes qui avaient reçu leur deuxième dose de vaccin au moins cinq mois auparavant.

En juillet, Israël est devenu le premier pays au monde à lancer une campagne d’administration d’une troisième dose du vaccin face à la baisse d’efficacité contre une vague de la souche Delta du virus. Les personnes âgées de 50 ans ou plus ont pu bénéficier d’un rappel en août.

Les chercheurs ont étudié les données de 843 208 personnes, dont 758 118 (90 %) ont reçu le rappel (la troisième dose) pendant la période de l’étude.

Dans ce groupe, il y a eu 65 décès dus au COVID-19 – 0,16 pour 100 000 personnes par jour.

Dans le groupe des personnes vaccinées qui n’ont pas reçu le rappel, 137 sont décédées, soit 2,98 pour 100 000 personnes par jour.

Les statistiques ont été ajustées en fonction de facteurs socio-démographiques et de conditions médicales préexistantes. Les personnes n’ont été considérées comme ayant reçu le rappel qu’à partir d’une semaine après l’administration de la troisième dose.

Doron Netzer, chef du service de médecine communautaire de Clalit, a déclaré au site d’information Walla que l’étude montrait « sans équivoque que le vaccin de rappel est associé de manière significative à la réduction du risque de mortalité dû au coronavirus, y compris à la souche Delta ».

Netzer, nommé en tant que co-auteur de l’article, a ajouté que la troisième injection du vaccin était incroyablement efficace d’une manière rarement déjà vue.

« Très peu d’interventions médicales peuvent être attribuées à une réduction décuplée du risque de mortalité, comme nous l’avons constaté pour le vaccin de rappel », a-t-il déclaré.

Toutefois, l’efficacité du vaccin face à la souche Omicron n’est pas encore clairement établie.

BioNTech et Pfizer ont déclaré mercredi que leur vaccin est « toujours efficace » contre la variante après trois doses.

Une version du vaccin spécifique à la souche Omicron, que BioNTech a commencé à développer le 25 novembre, sera disponible « d’ici mars », ont-ils indiqué dans un communiqué.

Pfizer a déclaré qu’une troisième dose de son vaccin COVID « multiplie par 25 les titres d’anticorps neutralisants par rapport à deux doses contre la variante Omicron », sur la base d’une étude initiale en laboratoire.

Selon Pfizer, les données initiales montrent qu’une « troisième dose fournit un niveau d’anticorps neutralisants contre Omicron similaire à celui observé après deux doses contre » les souches précédentes de la COVID-19.

Les recherches initiales d’un laboratoire basé en Afrique du Sud ont indiqué que l’efficacité de deux doses du vaccin Pfizer diminue face à la variante Omicron, mais que les personnes ayant reçu deux doses plus une infection antérieure étaient bien protégées. Aucun participant inclus dans l’étude n’avait reçu trois doses du vaccin, les injections de rappel n’étant pas encore disponibles en Afrique du Sud.

« Ces résultats sont meilleurs que ce à quoi je m’attendais », a tweeté Alex Sigal, un chercheur de l’Africa Health Research Institute, auteur de l’étude. « Plus vous avez d’anticorps, plus vous avez de chances d’être protégé contre Omicron ».

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