Découvrez la Vallée des Larmes où Israël a arrêté la Syrie en 1973
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Découvrez la Vallée des Larmes où Israël a arrêté la Syrie en 1973

Un site sur le plateau du Golan rend hommage aux hommes de la 77e bridage qui sont tombés lors d'une bataille décisive de la Guerre de Kippour

La Vallée des Larmes (Emek Habaha), où Israël a arrêté les Syriens en 1973 pendant la guerre de Kippour. (Crédit : Shmuel Bar-Am)
La Vallée des Larmes (Emek Habaha), où Israël a arrêté les Syriens en 1973 pendant la guerre de Kippour. (Crédit : Shmuel Bar-Am)

Le 6 octobre 1973, les forces syrienne et égyptienne ont lancé une attaque surprise contre l’Etat d’Israël. C’était le jour le plus saint de l’année juive, le Jour du Grand Pardon, et des Juifs dans tout le pays jeûnaient et priaient depuis l’aube.

Personne en Israël n’oubliera jamais ce jour fatidique lorsque le bruit perçant des sirènes a fracassé le silence de Yom Kippour et appelé les hommes et les femmes à quitter leurs foyers et leurs synagogues pour enfiler un uniforme.

Les tanks syriens ont enfoncé la ligne de front le premier jour de la Guerre de Yom Kippour et se sont précipités à travers le plateau du Golan.

La force syrienne comprenait 700 tanks contre 175 pour les Israéliens, leur infanterie portait des missiles anti-tank de dernière génération dont Israël ne soupçonnait même pas qu’ils faisaient partie de l’arsenal arabe.

La supériorité de l’armement syrien a eu un effet dévastateur sur les tanks israéliens et, après une rapide avancée en Israël, les Arabes se sont arrêtés près de Mitzpe Gadot, situé à seulement 5 minutes du Jourdain.

La Vallée des Larmes (Emek Habaha), où Israël a arrêté les Syriens en 1973 pendant la guerre de Kippour. (Crédit : Shmuel Bar-Am)
La Vallée des Larmes (Emek Habaha), où Israël a arrêté les Syriens en 1973 pendant la guerre de Kippour. (Crédit : Shmuel Bar-Am)

Les réservistes qui s’étaient précipités dans la bataille ont réussi à bloquer l’avance syrienne le deuxième et troisième jour de la guerre. La Syrie a ensuite intensifié ses efforts pour percer les lignes en Israël.

Le quatrième jour de bataille, les Syriens ont lancé une nouvelle grande offensive dans la vallée de nord de Qouneitra. Au cours d’un combat majeur, des centaines de tanks arabes modernes ont commencé à monter depuis le fond de la vallée pour espérer prendre un terrain plus haut.

S’ils y avaient gagné l’accès au plateau, situé le long de la Route 98 aujourd’hui, ils auraient été capables de faire avancer leurs forces et ainsi contrôler le plateau du Golan. De là, ils auraient été capables de pénétrer plus facilement encore dans Israël.

Avigdor Kahalani (à droite) et son équipage photo des années plus tard, sur un char syrien (Crédit : IDF)
Avigdor Kahalani (à droite) et son équipage photo des années plus tard, sur un char syrien (Crédit : IDF)

Le commandant du bataillon Avidgor Kahalani a été envoyé dans la vallée dans une ultime tentative d’endiguer l’avancée syrienne.

Appelant ses hommes à le rejoindre pour se précipiter contre l’ennemi, il a été choqué de découvrir que le pire cauchemar d’un commandant était devenu réalité : il avançait seul. Physiquement et émotionnellement au bout, les hommes n’avaient simplement pas répondu.

Lorsque le tank de Kahalani est arrivé au sommet de la colline, il s’est retrouvé en face de trois tanks syriens. Son équipe a pourtant réussi à détruire un tank, et ensuite l’autre, à seulement 50 mètres de distance.

Alors que le troisième tank pointait son canon dans sa direction, les armes de Kahalani se sont enrayées. Le tank syrien a pourtant explosé, touché par des troupes israéliennes qui s’étaient finalement ralliées en soutien.

La bataille a fait rage toute la journée jusqu’à ce que les Syriens, qui avaient subi de lourdes pertes, battent en retraite dans le bas de la vallée.

Plus de 500 tanks et des véhicules blindés de transport de personnel détruits ont été abandonnés sur le champ de bataille et, après leur défaite, l’offensive syrienne a été effectivement interrompue.

Avigdor Kahalani (avec la barbe) et son équipage en 1973 (Crédit : IDF)
Avigdor Kahalani (avec la barbe) et son équipage en 1973 (Crédit : IDF)

Après la guerre, le champ de bataille est resté connu comme la Vallée de larmes (en hébreu, Emek Habaha). Aujourd’hui, il accueille le site du mémorial du Fonds National Juif dédié aux membres de la 77ème bridage des blindés qui y sont tombés. Le mémorial est appelé Oz 77, du mot hébreu pour « force ».

Une partie du monument représente un tank syrien T62, un de ceux de la première ligne de l’attaque syrienne.

Les arbres du site ont été plantés en mémoire de soldats israéliens tombés qui ont combattu là-bas : leurs noms sont écrits en hébreu sur des plaques en dessous des arbres et dans un mémorial central.

Le mémorial Oz 77 (Crédit : Shmuel Bar-Am)
Le mémorial Oz 77 (Crédit : Shmuel Bar-Am)

Pour les directions vers la Vallée des Larmes et Oz77, écrivez-nous à israeltravels@gmail.com. Cet article est adapté de chapitres du livre d’Aviva Bar-Am relatif aux paysages du nord d’Israël : Guides pour le plateau du Golan, Galilée de l’est et du lac de Kinneret.

Shmuel Bar-Am est un guide touristique officiel qui propose des tours privés et personnalisés pour des particuliers, des familles et des petits groupes.

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