Décret Trump : le Pentagone à la rescousse des Irakiens ayant travaillé pour lui
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Décret Trump : le Pentagone à la rescousse des Irakiens ayant travaillé pour lui

La Défense américaine étudie l'impact du décret sur les Irakiens qui ont servi les troupes américaines en Irak et les pilotes irakiens s'entraînant actuellement en Arizona

Le Pentagone, siège de la Défense américaine. (Crédit : mindfrieze/CC BY-SA/Flickr)
Le Pentagone, siège de la Défense américaine. (Crédit : mindfrieze/CC BY-SA/Flickr)

Le Pentagone a promis lundi de venir à la rescousse des Irakiens ayant travaillé pour l’armée américaine pour qu’ils puissent continuer de pouvoir entrer aux Etats-Unis, malgré le décret interdisant l’entrée aux ressortissants de l’Irak et six autres pays.

« Nous sommes en train d’élaborer » une liste de noms d’Irakiens ayant travaillé pour l’armée américaine, pour qu’ils puissent continuer à pouvoir entrer sur le territoire américain, a indiqué lundi Jeff Davis, porte-parole du Pentagone.

Il s’agit de « s’assurer que les noms de tous ceux qui ont fait preuve concrètement de leur engagement à se battre avec nous sont connus » des services délivrant les autorisations d’entrée sur le territoire, a indiqué le porte-parole.

Le président Donald Trump a suspendu vendredi par décret l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Yémen, Somalie, Soudan, Syrie et Libye) et de tous les réfugiés, le temps de revoir les critères d’octroi de visas.

Manifestation à l'aéroport de Dallas, au Texas, contre le décret anti-réfugiés signés par le président américain Donald Trump, le 28 janvier 2017. (Crédit : G. Morty Ortega/Getty Images/AFP)
Manifestation à l’aéroport de Dallas, au Texas, contre le décret anti-réfugiés signés par le président américain Donald Trump, le 28 janvier 2017. (Crédit : G. Morty Ortega/Getty Images/AFP)

Ce texte a provoqué une certaine confusion et entraîné des scènes de détresse dans des aéroports américains et à l’étranger avec des passagers bloqués ou refoulés. Il a aussi déclenché en ce début de semaine des mises au point entre plusieurs pays et Washington.

Le Pentagone est « toujours en train d’évaluer l’impact du décret », a reconnu Davis, refusant d’indiquer si le ministère de la Défense avait été consulté avant la prise du décret présidentiel.

Le statut des pilotes irakiens s’entrainant actuellement sur une base aérienne en Arizona ne semblait pas complètement clair. « C’est un des problèmes spécifiques que nous sommes en train de regarder », a-t-il déclaré.

L’Irak, un allié clé des Etats-Unis dans la guerre anti-jihadistes, a appelé lundi l’administration Trump à revoir sa décision. Les députés irakiens ont menacé de restrictions réciproques.

Avec ces mesures, les Etats-Unis pourraient s’aliéner le soutien des citoyens et responsables d’Irak, d’autant que ces derniers avaient très peu apprécié les déclarations de Trump affirmant en 2015 que les Etats-Unis auraient dû « prendre le pétrole » irakien avant de retirer leurs troupes en 2011 de ce pays.

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