Des bâtiments détruits après une frappe attribuée à Israël sur une base syrienne
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Des bâtiments détruits après une frappe attribuée à Israël sur une base syrienne

22 combattants pro Assad, dont 9 Iraniens, ont été tués dans la frappe de dimanche sur Alep, un QG présumé du Corps des Gardiens de la Révolution iranien

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des images satellites du 7 et 17 juillet 2018, montrant les effets d'une frappe aérienne attribuée à Israëll sur une base aérienne à Alep, qui appartiendra aux forces iraniennes. (Crédit : ImageSat International ISI)
Des images satellites du 7 et 17 juillet 2018, montrant les effets d'une frappe aérienne attribuée à Israëll sur une base aérienne à Alep, qui appartiendra aux forces iraniennes. (Crédit : ImageSat International ISI)

Des images satellites publiées mardi par une entreprise de renseignements israélienne ont montré les importants dégâts provoqués sur au moins un bâtiment, après une frappe aérienne mortelle qui visait un terrain d’aviation syrien plus tôt cette semaine et qui a été attribuée à Israël.

Le raid ciblait la base d’Al-Nayrab, située à proximité de l’aéroport international Alep, dans le nord de la Syrie tard dimanche soir, selon des médias liés au régime syrien.

L’infrastructure avait été identifiée dans le passé comme étant une base des forces iraniennes incluant le Corps des Gardiens de la Révolution iranien.

« L’ennemi sioniste (Israël)… a ciblé avec ses missiles une de nos positions militaires au nord de l’aéroport militaire Nayrab, mais n’a fait que des dégâts matériels », a déclaré SANA citant une source militaire.

Les forces rebelles syriennes ont affirmé que 22 personnes, dont neuf Iraniens, ont été tués dans la frappe, selon al-Jazeera, qui est basé au Qatar. Ce chiffre, qui n’a pas pu être confirmé, était beaucoup plus important que les neufs morts annoncés dans un précédent rapport de l’Observatoire syrien pour les Droits de l’homme (OSDH), un groupe de veille basé en Grande-Bretagne, mais qui dispose d’un réseau d’informations en Syrie.

Les images satellites publiées mardi par ImageSat International, une entreprise qui interprète les renseignements visuels, montrent les effets de la frappe aérienne sur un bâtiment à proximité du terrain d’aviation.

Le bâtiment, présenté comme un atelier de réparation pour véhicules, mesurait environ 50 mètres sur 12.

Le bâtiment abritait également des cargaisons reçues d’avions iraniens de transport.

Des images satellites du 17 juillet 2018, montrant les effets d’une frappe aérienne attribuée à Israëll sur une base aérienne à Alep, qui appartiendra aux forces iraniennes. (Crédit : ImageSat International ISI)

Selon l’OSDH, le terrain d’aviation qui a été ciblé servait de nœud logistique pour fournir des équipements et de la nourriture aux forces pro-régime combattant au front situé à proximité, sans pour autant imaginer que des armes y étaient entreposées.

L’OSDH a déclaré avoir enregistré une série d’explosions autour de Nayrab dimanche soir.

La base aurait déjà été ciblée par Israël le 29 avril dans le cadre d’une frappe plus importante qui visait aussi des dépôts d’armes à côté de Hama.

Il n’y a pas eu de commentaires de la part d’Israël, qui confirme rarement de telles frappes.

Des frappes aériennes attribuées à Israël ont ciblé des positions de l’armée syrienne à proximité de Damas et dans les provinces du centre de Homs et de Hama dans le passé, y compris le 8 juillet, quand Israël aurait mené une frappe aérienne sur la base militaire T-4 à proximité de Homs, qui serait aussi utilisée par les combattants du Corps des Gardiens de la Révolution iraniens.

Cela étant dit, ce genre de raids aériens se produit rarement aussi au nord qu’Alep, même si ce n’est pas sans précédent.

Le président russe Vladimir Poutine, (à droite), et le président américain Donald Trump se serrent la main avant une rencontre à Helsinki, le 16 juillet 2018 (Crédit : / AFP PHOTO / Brendan Smialowski)

La frappe de dimanche est intervenue quelques heures avant un sommet aux enjeux importants entre le président russe Vladimir Poutine et le président américain Donald Trump, et au cours duquel la Syrie et l’Iran figuraient en bonne place au programme des discussions.

Israël a fait pression sur la Russie pour qu’elle fasse retirer de Syrie les combattants des milices pro-Iran. Israël a promis à maintes reprises de les empêcher de s’implanter dans le pays. La Russie aurait seulement accepté de les faire retirer de la région de la frontière du Golan.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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