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Des groupes juifs US dénoncent le prix à la représentante de l’ONU anti-israélienne

Selon les organisations, Navi Pillay fait preuve de discrimination à l'égard d'Israël et des Juifs ; elles invitent les cabinets d'avocats à retirer leurs contributions

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

L'ancienne responsable des droits de l'homme des Nations unies, Navi Pillay, présente un rapport le jour de l'ouverture de la 50e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, à Genève, le 13 juin 2022. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)
L'ancienne responsable des droits de l'homme des Nations unies, Navi Pillay, présente un rapport le jour de l'ouverture de la 50e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, à Genève, le 13 juin 2022. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

NEW YORK – Les principaux groupes juifs et organisations juridiques des États-Unis ont appelé mardi les grands cabinets d’avocats à retirer leur soutien à une prestigieuse récompense décernée à une responsable des droits de l’homme des Nations unies, estimant que ses activités anti-israéliennes étaient discriminatoires à l’égard des juifs et d’Israël.

La branche américaine de l’Association de droit international (ABILA) remettra à Navi Pillay son prix d’excellence lors du week-end de droit international de l’organisation à New York le mois prochain. Cette rencontre annuelle est l’une des plus grandes conférences mondiales sur le droit international.

Plus de 30 groupes ont signé une lettre demandant à trois grands cabinets d’avocats d’annuler leur parrainage de la conférence en raison du prix qui sera décerné à Pillay. Parmi les signataires figurent le Congrès juif américain (AJC), le Congrès juif mondial – Amérique du Nord, Bnai Brith International, StandWithUs, le Centre Simon Wiesenthal, Hadassah, Human Rights Voices, NGO Monitor, CAMERA et l’organisation sioniste des femmes d’Amérique (WIZO America).

Plusieurs associations de juristes figurent également parmi les signataires de la lettre, notamment l’American Association of Jewish Lawyers & Jurists, Shurat Hadin, le Lawfare Project, l’International Legal Forum et le Zachor Legal Institute.

La lettre a été envoyée aux cabinets juridiques Debevoise & Plimpton, Gibson, Dunn & Crutcher et White & Case. Les cabinets n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

« Pillay a utilisé sa position aux Nations unies pour promouvoir un agenda manifestement discriminatoire à l’encontre du peuple juif et de l’État d’Israël », peut-on lire dans la lettre. « Votre soutien financier à cette conférence sert à légitimer ce sectarisme et constitue une approbation tacite. »

« À plusieurs reprises, Pillay a fait preuve de partialité, nuisant ainsi fondamentalement à la lutte contre l’antisémitisme, aux perspectives de paix israélo-palestinienne et à l’intégrité du droit international », précise la lettre.

Pillay prononcera un discours lors de l’événement à la faculté de droit de l’université Fordham.

De 2008 à 2014, la juriste sud-africaine a été Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, période durant laquelle elle a fréquemment critiqué les actions d’Israël à Gaza.

Elle préside la commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme des Nations unies sur le conflit israélo-palestinien, que des groupes juifs, Israël, les États-Unis et d’autres pays ont condamnée en raison de sa partialité présumée. Cette commission est la première commission d’enquête ouverte du Conseil, le plus haut niveau d’investigation du CDH.

La commission impute à Israël la plus grande part de responsabilité dans le conflit et accuse l’État juif d’autres méfaits, tels que le vol de ressources naturelles. Son dernier rapport de 28 pages ne mentionne ni le Hamas, ni les roquettes, ni le terrorisme.

L’un des trois membres de la commission, Miloon Kothari, a déclaré l’année dernière que les réseaux sociaux étaient « contrôlés en grande partie par le lobby juif », reprenant un trope antisémite courant, et s’est demandé pourquoi Israël était autorisé à siéger à l’ONU. Pillay a défendu les propos tenus par Kothari.

Les commissaires de l’ONU Navi Pillay, à gauche, et Miloon Kothari, au centre, discutent de leur enquête sur Israël et sur les Palestiniens aux Nations unies à New York, le 27 octobre 2022. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Pillay a rejeté les questions relatives à l’antisémitisme en les qualifiant de « distractions » et de « mensongères », et a déclaré que les préoccupations d’Israël en matière de sécurité relevaient de la « fiction ».

Lors d’une conférence en mai 2021, elle a qualifié « d’inhumain » le traitement réservé par Israël aux Palestiniens et a comparé Israël à l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Le programme du week-end du droit international ne mentionne pas les positions de Pillay sur la commission d’enquête.

En 2014, plus de 100 membres du Congrès ont signé une lettre adressée à Pillay pour dénoncer le parti pris du CDH contre Israël sous sa direction, affirmant que le Conseil « ne peut tout simplement pas être pris au sérieux en tant qu’organisation de défense des droits de l’homme » quand il enquête sur Israël mais pas sur le Hamas.

En tant que responsable des droits de l’homme des Nations unies, Pillay a défendu et relancé la conférence dite de Durban, un sommet qui s’est tenu en 2001 et qui a été terni par un tel mouvement anti-israélien que les délégations américaine et israélienne ont quitté les lieux.

Pillay a supervisé puis défendu le rapport de l’ONU sur l’opération militaire israélienne à Gaza en 2008-2009, qui accusait Israël de crimes de guerre.

Les détracteurs du rapport ont déclaré qu’il était profondément biaisé car il contenait des préjugés, des erreurs factuelles et des mensonges. L’auteur principal du rapport, Richard Goldstone, s’est par la suite rétracté de son affirmation la plus incendiaire – à savoir que Tsahal avait délibérément pris pour cible des civils – en raison du manque de preuves.

Christine Chinkin, présidente de l’Association de droit international, qui décernera le prix à Pillay le mois prochain par l’intermédiaire de sa branche américaine, était l’une des auteures du rapport Goldstone. Après la rétractation de l’accusation portée par Goldstone contre Israël, Chinkin et les autres auteurs ont rejeté cette décision, la qualifiant « d’injustifiée ». Pillay a défendu le rapport et continue de le citer dans ses rapports pour la commission d’enquête.

Chinkin a, par la suite, été nommée rapporteur spéciale du CDH sur le conflit israélo-palestinien, alors que Pillay était haut-commissaire.

Le CDH condamne Israël plus que tout autre pays, tout comme l’Assemblée générale des Nations unies. La semaine dernière, l’envoyée spéciale des États-Unis pour la lutte contre l’antisémitisme, Deborah Lipstadt, a déclaré que les préjugés anti-israéliens au sein du CDH « se transforment régulièrement en antisémitisme ».

L’année dernière, des groupes juifs ont critiqué le Week-end du droit international pour avoir accueilli un panel intitulé « Racisme et délit d’apartheid dans le droit international », auquel ont participé plusieurs détracteurs virulents d’Israël.

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