Rechercher

Des médecins de Jérusalem accouchent une maman pendant qu’elle fait un AVC

Pour le médecin qui a sauvé maman et bébé, "le stress était palpable" ; il attribue le mérite de l’intervention à un citoyen qui a reconnu les signes de l’AVC et appelé l'ambulance

Une photo de la mère, qui a été transportée d'urgence à l’hôpital Shaare Zedek après un accident vasculaire cérébral, avec sa petite fille en bonne santé. La photo a été floutée à la demande de la femme. (Crédit : Autorisation de l’hôpital Shaare Zedek)
Une photo de la mère, qui a été transportée d'urgence à l’hôpital Shaare Zedek après un accident vasculaire cérébral, avec sa petite fille en bonne santé. La photo a été floutée à la demande de la femme. (Crédit : Autorisation de l’hôpital Shaare Zedek)

Alors que deux vies étaient en jeu, des médecins de Jérusalem ont réussi à mettre au monde un bébé tout en soignant la mère victime d’un accident vasculaire cérébral.

La femme était enceinte de neuf mois lorsqu’elle a été victime d’une attaque soudaine et a été transportée d’urgence à l’hôpital Shaare Zedek. En quelques minutes, une équipe de sept médecins a élaboré un plan pour lui sauver la vie tout en la préparant pour un accouchement par césarienne afin d’assurer un accouchement sans risque pour la petite fille.

« L’accouchement s’est bien passé et le bébé est né sans problème », a déclaré la mère, qui a demandé à ne pas être nommée publiquement. « À la fin de l’opération, ils ont mis le bébé sur moi pendant un court moment, les tests et autres mesures se sont révélés normaux. »

La femme, qui récupère chez elle, a accepté de partager son histoire, qui remonte au mois dernier.

Le Dr Roni Eichel, chef du département de neurologie, a déclaré que les médecins et les infirmières ont travaillé avec acharnement et ont mis au monde le bébé trois heures après l’arrivée de la mère à l’hôpital.

« Le stress était palpable ; après tout, nous étions responsables non pas d’une seule vie, mais de deux », a-t-il déclaré au Times of Israel. « Après l’accouchement, toute l’équipe médicale était très émue, et le lendemain matin, lorsque je suis arrivé aux soins intensifs et que je les ai vus, j’ai ressenti une joie immense. »

La patiente, qui est conférencière, s’était arrêtée de parler au beau milieu d’une phrase pendant une présentation, sans explication. Un membre de l’auditoire, dont le père avait récemment été victime d’une attaque cérébrale, a immédiatement compris ce qui se passait et a appelé une ambulance.

Le Dr Eichel et son équipe n’avaient jamais eu affaire à un tel cas, car les AVC chez les femmes sur le point d’accoucher sont rares.

« Les accidents vasculaires cérébraux chez les jeunes femmes surviennent normalement après la grossesse, mais pas juste avant l’accouchement », a-t-il déclaré. « Pour les médecins, les risques d’un patient victime d’un AVC pendant la grossesse sont élevés. Vous voulez tout faire pour sauver le patient, tout en faisant aussi tout pour sauver le bébé. Ce n’est pas évident. »

Illustration : une infirmière s’occupe d’un nourrisson dans la nouvelle unité de soins intensifs néonatals de Shaare Zedek à Jérusalem, le 24 février 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une équipe de sept médecins s’est occupée de la patiente. Ils ont effectué des examens d’imagerie, notamment des tomodensitométries spéciales qui permettent de localiser très précisément l’artère fermée à l’origine de l’AVC. Les médecins ont exclu la chirurgie et ont décidé d’utiliser des médicaments pour tenter de la stabiliser.

Pour protéger la santé du bébé à naître, les médecins ont décidé de pratiquer une césarienne le plus rapidement possible, mais devaient avant tout stabiliser la mère.

« Nous avons réussi à stabiliser la mère suffisamment pour lui faire subir une césarienne, mais elle présentait encore certains signes d’accident vasculaire cérébral », a déclaré Eichel. « Le risque de voir sa situation neurologique s’aggraver après la césarienne existait, mais nous étions convaincus, sur la base des scanners, qu’elle s’en sortirait. »

Dr Roni Eichel, chef du service de neurologie de l’hôpital Shaare Zedek (Crédit : Autorisation de l’hôpital Shaare Zedek)

Selon lui, c’est la rapidité de réaction de la personne dans l’auditoire qui a détecté l’AVC et appelé une ambulance qui a sauvé la vie de la mère et du bébé, ajoutant qu’il espérait que cela inspirera d’autres personnes à être vigilantes.

« Les principaux signes d’un accident vasculaire cérébral sont une faiblesse des membres d’un côté du corps, une difficulté à parler et une déformation du visage », a-t-il déclaré.

« En cas d’apparition d’un ou plusieurs de ces signes, il est recommandé de se faire soigner dans l’unité d’AVC la plus proche ». Reconnaître les signes précurseurs peut sauver des vies. Dans ce cas, la vigilance du participant à la conférence a sauvé la vie de la maman et celle du bébé. »

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.